Musées

Le maire d’Ekaterinbourg, Evgueni Roïzman, rassemble de vieilles icônes et tableaux d’artistes naïfs. Dans sa collection, l’icône de Neviansk occupe une place particulière. C’est une iconographie apparue au début du XVIIIe siècle grâce aux efforts de paysans vieux-croyants chrétiens. Ces icônes se distinguent par la grande qualité du traitement du bois et le détail de la finition du dessin.

En 1999, sur la base de sa collection, Roïzman a créé le Musée de l’icône de Neviansk pour préserver ce patrimoine iconographique et rassembler toute l’information disponible sur ces œuvres. Aujourd’hui, les experts partent en expédition, cherchent des données pour les archives, font de la restauration et publient des livres thématiques et albums.

Le premier musée privé consacré aux icônes présente plus de 300 œuvres uniques en leur genre, trouvées à Ekaterinbourg, Neviansk, Nijni Taguil et dans d’autres villes. Il y a des icônes de la taille de la paume de la main et de grandes œuvres ornées d’or, de perles et de pierres semi-précieuses.

Donat Sorokine/TASS

Ce musée moderne est rattaché au Centre présidentiel Boris Nikolaïevitch Eltsine, inauguré à Ekaterinbourg à l’automne 2015. L’une des meilleures agences du monde a travaillé sur le projet : les concepteurs de design de musée de Ralph Appelbaum Associates. Son concept a quant à lui été élaboré par le cinéaste russe Pavel Lounguine. Chacune des salles du musée est liée à un moment clé des années 1990 et aux étapes de la carrière du premier président de la Russie.

C’est un musée interactif. On peut y trouver de rares documents et des photographies de famille, notamment la dernière allocation du réveillon du président le 31 décembre 1999 ou des reportages sur la tentative de coup d’État d’août 1991. Il est possible de prendre part à la préparation aux élections, de voire la mallette nucléaire et de visiter le bureau d’Eltsine au Kremlin.

Le centre Eltsine abrite aussi un fonds d’archives regroupant des documents sur les années 1990, une galerie d’art, la librairie Piotrovski, le café 1991, une salle de conférence, un centre pour enfants et un centre du cinéma documentaire. L’atrium accueille des festivals, des master-classes, des concerts, des lectures de poésie et des spectacles.

Donat Sorokine/TASS

En 1980, plusieurs musées littéraires dédiés à des écrivains de l’Oural ont fusionné. Aujourd’hui, le Musée unifié des écrivains de l’Oural se compose de dix sites.

La Maison-musée littéraire et commémorative D. N. Mamine-Sibiriak retrace la vie et l’œuvre du prosateur et dramaturge, auteur du roman Les Millions de Privalov, qui reposait sur des faits réels liés au développement industriel de l’Oural.

La Maison-musée commémorative P. P. Bajov a été construite par son propriétaire. Les conservateurs n’ont pas touché à l’apparence extérieure de l’habitation et ont préservé une bibliothèque unique en son genre, où l’on peut voir de vieux livres rassemblés par le célèbre conteur.

Au Musée littéraire et commémoratif F. M. Rechetnikov, le visiteur pénètre dans la reconstitution d’un relai de poste du XIXe siècle. L’exposition vise non seulement à familiariser les visiteurs avec l’une des professions les plus difficiles et les plus romantiques du XIXe siècle, mais aussi à attirer l’attention sur le destin tragique d’un des maîtres injustement oubliés du réalisme critique, car Fiodor Rechetnikov est dans une famille de postiers.

Les employés du Musée unifié mènent un travail de recherche scientifique, organisent des expositions temporaires, tiennent des présentations de livres et des soirées littéraires. Presque tous les bâtiments du Musée unifié des écrivains de l’Oural se trouvent dans le quartier littéraire.

Le studio cinématographique de Sverdlovsk a commencé ses activités le 9 février 1943, au plus fort de la Seconde Guerre mondiale. Depuis lors, plus de 200 longs-métrages et 600 films documentaires ont été tournés, ainsi que des centaines de films de vulgarisation scientifique et 100 films d’animation.  

Cinq types de visites guidées du studio cinématographique sont proposés, pour des groupes de 12 à 35 personnes. Au cours du « Spectacle de costumes et d’accessoires », on montre des objets qui étaient utilisés lors des tournages. Les visiteurs font connaissance avec un costumier qui explique les secrets de son travail et certains auront même la chance de revêtir un des costumes de cinéma. Au studio de maquillage et de coiffure, il est possible de se créer une nouvelle image. Il est également proposé de tourner son film ou d’enregistrer des sons. Il faut obligatoirement se mettre d’accord sur les visites guidées à l’avance.

Donat Sorokine/TASS

Le Musée ethnographique de la région de Sverdlovsk se constitue de huit espaces d’exposition situés à Ekaterinbourg et de neuf filiales dans des villes de la région de Sverdlovsk. Le musée a été fondé par des membres de la Société ouralienne des amateurs de sciences naturelles en 1870. Les expositions principales rassemblent des objets uniques en leur genre liés à l’histoire, à la nature, à l’ethnographie, à l’art et à la culture de la province.

Au Musée d’Histoire et d’Archéologie de l’Oural, on peut voir l’idole de Shigir, l’une des plus vieilles sculptures en bois du monde. Au Musée de la Nature de l’Oural, les squelettes d’un mammouth et d’un ours des cavernes, ainsi que des animaux et oiseaux de la région de Sverdlovsk empaillés sont exposés.

Le Musée artistique Ernst Neïzvestny rassemble des œuvres du célèbre sculpteur. Le Musée de la radio A. S. Popov permet d’en savoir plus sur la vie de l’inventeur de l’une des premières stations radio et de retracer le développement de ce domaine en examinant des appareils du début du siècle.

Dans le vieux Musée-club de la Maison Agafourov sont organisés des master-classes, des célébrations théâtralisées, des quêtes, des jeux et d’autres projets.

Dans le centre muséal et d’exposition de la Maison Poklewski-Kozell se trouve une exposition permanente dédiée à la vie quotidienne et aux hobbies des Ekaterinbourgeois au XIXe siècle et on y organise aussi des expositions d’artistes de renom.

Donat Sorokine/TASS

Cette filiale du Centre national d’art moderne de Moscou est apparue à Ekaterinbourg en 1999. Des expositions sont organisées dans le Centre national d’art moderne tout au long de l’année. On peut y admirer des tableaux, des installations, des sculptures et des photographies d’artistes du monde entier. A plusieurs reprises, sur le site du centre, des œuvres des groupes artistiques locaux « Kouda begout sobaki » et « Zlye » ont été présentées, de même que les objets insolites du Moscovite Rostan Tavassiev, des projets du Hollandais Hendrik Kerstens et du Français Thomas Klimowski, et beaucoup d’autres. On peut trouver des informations sur toutes les expositions prévues sur le site officiel du CNAM.

Les salariés du centre organisent la Biennale industrielle ouralienne d’art moderne, soutiennent les artistes de la région et tiennent des programmes éducatifs, des festivals, des projections cinématographiques et des célébrations.

Donat Sorokine/TASS

Le centre de la photographie Mars est apparu à Ekaterinbourg à l’automne 2015. Son fondateur est Denis Tarassov, chef de la section de Sverdlovsk de l’Union des artistes photographes de Russie.

L’espace a été inauguré avec l’exposition « Réellement irréel », où étaient exposés des œuvres des photographes russes Alexandre Gronski, Danil Tkatchenko et Nikita Chokhov, lauréats du concours de la photographie World Press Photo. Le second projet était l’exposition des meilleurs clichés du règne animal et végétal autour du monde.

Par ailleurs, on y organise des projections de films, il y a une école de photographie, un club de la photographie, une bibliothèque et un petit café.

Donat Sorokine/TASS

Le Musée d’histoire d’Ekaterinbourg est situé en centre-ville dans un bâtiment construit dans les années 1820. De 1940 à sa reconstruction d’envergure, qui s’acheva en 1995, il abritait un musée dédié au politicien et homme d’Etat soviétique Iakov Sverdlov.

Aujourd’hui, le musée a un nouveau nom et une nouvelle orientation. L’exposition actuelle donne la possibilité de se retrouver dans une rue du vieux Ekaterinbourg, de découvrir l’histoire de la plus vieille maison de la ville, de voir un film sur le développement de la cité, d’observer cette dernière depuis l’espace et de se familiariser avec les biographies de notables locaux.

Les visiteurs peuvent voir les portraits d’habitants du Ekaterinbourg du début du XXe siècle, examiner des vêtements et des chaussures fabriqués en Oural au siècle dernier, assister à des conférences et à des rencontres officielles, ainsi qu’à des présentations de livres, regarder des spectacles de danse, écouter des concerts et prendre part à des reconstitutions de fêtes populaires. L’information sur les expositions à venir et les annonces d’événements est publiée sur les réseaux sociaux et le site Internet du musée.

Après avoir vu les pièces d’exposition historiques, il est bon d’observer le bâtiment situé à proximité. Il accueille le Musée photographique de la Maison Metenkov, dans lequel sont rassemblés de vieux clichés du photographe Veniamine Metenkov et des photographies modernes d’auteurs du monde entier.

Le Musée d’histoire de la Taille de pierre et de la Joaillerie se trouve dans le bâtiment de l’ancienne pharmacie de l’administration des mines construite en 1821. La collection présente des pierres taillées de différentes époques. Les plus anciennes remontent au XVIIIe siècle, on peut notamment voir un vase d’un mètre et demi en jaspe de Kalkan unique en Oural.

Le Musée présente également une collection unique en son genre de sceaux en pierre, œuvres de l’illustre tailleur de pierre ouralien Nikolaï Tataourov, des joailleries de Fabergé, 11 panneaux artistiques inspirés de contes de Pavel Bajov, les émeraudes Zvezdar et Novogodni et un cristal de grenat vert unique connu sous le nom de Démantoïde Alexandrov.

Des expositions, master-classes et célébrations pour petits et grands se tiennent sur le site.

Donat Sorokin/TASS

Le musée des beaux-arts d'Ekaterinbourg a été fondé en 1936. Il a deux filiales actuellement. L'une est située dans le bâtiment reconstruit de l'hôpital d'usine des forges d'Ekaterinbourg, la seconde se trouve dans l'ancienne maison de marchand Bardygin qui est maintenant en cours de reconstruction.

Le musée contient des collections diverses : L'art de l'Europe d'Ouest des XIV-XIX siècles, l'art russe du XVII - début du XX siècles, l'avant-garde russe, l'art naïf moderne est à côté de la célèbre coulée d'art d'Oural et avec les œuvres des bijoutiers locaux.

Le principal trésor du musée est le pavillon en fonte de Kasli créé pour l'Exposition universelle de Paris en 1900 qui est inclus dans la liste des monuments de l'UNESCO de l'histoire et de la culture. La collection contient aussi des œuvres de maîtres de l'avant-garde russe tels que Kazimir Malevitch, Natalia Gontcharova et Mikhail Larionov, Vasiliï Kandinskiï et d'autres.

Le musée accueille des expositions, des ateliers, des soirées musicales, des concerts, des conférences, des visites guidées d'auteur et des réunions créatives.

Evgueni Kourskov/TASS

Le Musée Vladimir Vyssotski d’Ekaterinbourg a été inauguré le 25 janvier 2013 pour les 75 ans de la naissance de l’acteur, poète et musicien. Le musée se trouve dans le centre d’affaires éponyme. L’initiateur de la création de ce site est l’homme d’affaires, développeur et collectionneur Andreï Gavrilovski.

Dans le musée, on peut voir des photos d’enfance de Vladimir Vyssotski, ses lettres à des proches, des affiches de spectacles et des accessoires de théâtre, ses disques préférés et bien d’autres. Certains objets du musée ont été légués par le fils de l’artiste, Nikita. Les pièces d’exposition principales de l’exposition sont : la Mercedes du musicien, sa statue de cire taille réelle créée par Aleksandr Silnitski et une reconstitution de la chambre de l’hôtel Grand Oural où l’artiste descendit à deux reprises quand il vint à Sverdlovsk en 1962. Des concerts, soirées poétiques et rencontres de fans de l’œuvre de Vladimir Vyssotski s’y déroulent.

Berezovski se trouve à 12 kilomètres d’Ekaterinbourg, et il vaut la peine de s’y rendre ne serait-ce que pour le Musée de l’Or, sur lequel repose littéralement cette localité. Le métal précieux fut découvert en ces lieux en 1745. Jusqu’à aujourd’hui, plus de mille mines y ont été ouvertes, certaines étant toujours en activité.

Dans le musée, on peut apprendre comment l’or a transformé l’économique russe du XVIIIe siècle et comment l’Oural a été pris de la « fièvre de l’or ». On fait la démonstration aux visiteurs de vieux outils de travail pour l’extraction de l’or, ainsi que d’instruments modernes fournis par les ingénieurs et ouvriers de l’administration minière de Berezovski.

Evgueni Kourskov/TASS
La galerie d’art de rue moderne Sviter est l’espace artistique le plus original d’Ekaterinbourg. Elle a ouvert à l’hiver 2014 dans une demeure construite dans la première moitié du XIXe siècle. Dans l’idée des auteurs, la galerie est nécessaire à ce que les artistes de rue puissent créer dans un environnement confortable. De nouvelles expositions démarrent presque tous les mois à Sviter. Sont laissés à l’appréciation des spectateurs des graffitis, photographies, installations, tableaux et autres œuvres d’artistes de la capitale non-officielle de la Russie, notamment Timy Radi, Slavy PTRK, le groupe artistique Zlye et Rayons. Sur le site, des conférences et des ateliers, des festivals et des concerts, des soirées poétiques et des rencontres créatives, ainsi que des spectacles, des ateliers et des projections de films sont organisés. Le programme de la semaine peut être consulté sur les pages de la galerie sur les réseaux sociaux.