Sites historiques

Yegor Aleïev/TASS
Le monument à Musa Jalil a été érigé près de la Tour du Sauveur du Kremlin le 3 novembre 1966 Le sculpteur Vladimir Tsigal et l’architecte Lev Golubovskiy sont les auteurs de la statue de huit mettes. 

Le poète tatar Musa Jalil est ne en 1906. Dès que la Grande Guerre Nationale a commencé Musa Jalil, secrétaire responsable de l’Association des écrivains de la République soviétique socialiste autonome de Tatarstan est parti pour le front. En 1942 il a été grièvement blessé dans la poitrine, il est tombé prisonnier et a adhéré à la légion "Idel-Oural" (subdivision du Wehrmacht composée des Tatars, des Bachkirs, des Tchouvaches, des Mordoves, des Tcheremisses, des Oudmourtes) en y organisant un groupe clandestin avec l’ agent Gaynan Kurnashev et autres militaires. En intervenant dans les camps militaires il réunissait les groupes séparés des antifascistes, il recrutait de nouveaux participants, il organisait les fuites des prisonniers. En aout 1943 Musa Jalil et dix membres du groupe ont été arrêtés et le 25 aout 1944 ils ont été exécutés dans la prison de Plötzensee à Berlin. Pourtant, en URSS on considérait le poète comme traitre et complice de l’ennemi. Ce sont les poésies de Moabit que les ex-prisonniers de guerre et partisans de la résistance ont remis à l’Association des écrivains qui ont déterminé sont sort posthume. Les vers des cahiers de Jalil ont été publiés pour la première fois en 1953 dans la revue "Nouveau monde" et c’est à partir de ce moment que la procédure de la réhabilitation publique du poète a commence. En 1956 le grade du Héros de l’Union Soviétique lui a été attribué à titre posthume et en 1957 la prime Lénine lui a été attribue. 

Le bas-relief avec les noms d’autres participants au groupe: Gaynan Kurmashev, Abdulla Alish, Fouate Sayfulmoulukov, Fouate Boulatov, Garif Shabaev, Ahmet Simaev, Abdulla Battalov, Zinnat Khassanov, Akhat Atnashev et Salim Boukharov a apparu en 1994, 50 ans après l’exécution.
Il y a aussi le monument au Bienfaiteur - un homme âgé mène par une bride le cheval attelé au un chariot dans lequel les enfants sont placés. L’ensemble sculpté d’Assiya Minoullina et d’Andrey Balashov représente Asgat Galimzyanov, un des hommes les plus connus et les plus réputés à Tatarstan, Il est né en 1936, après le service militaire il a travaillé à la milice et ensuite il est allé travailler comme charretier à un marché kolkhozien de Kazan. Il élevait le bétail dans son exploitation individuelle et il offrait tout l’argent gagné aux orphelinats de Tatarstan, de la Tchouvachie et de Bachkortostan ainsi qu’aux foyers des personnes âgées. Il aidait les victimes du tremblement de terre à Spitak en Arménie, les victimes de la catastrophe à la centrale électrique de Tchernobyl. En 2010 il a offert son appartement au centre de Kazan aux immigrants de Kazakhstan en rentrant dans une maison en bois sans confort non loin du marché de Kazan. C’est encore en époque soviétique qu’Asgat Galimzyanov a été décorè de l’ordre du Drapeau Rouge de travail tandis qu’en 2007 il a reçu la prime de l’Apôtre André "Pour la Foi et la Fidélité".
Yegor Aleïev/TASS
Une des plus grandes places en Russie (environ 90 mille mètres carrées) aménagée au cours des années 1999-2000 après la démolition des anciens bâtiments. Avant le 2005 elle portait le nom De Foire (Tashayak - en l’honneur de l’ancienne rue à sa place) tandis qu’en année de la célébration du millénaire de Kazan elle est devenu la place du Millénaire. Elle se transforme de temps en temps en un espace pour les auto-courses, pour les concerts, pour les arbres de noël et autres fêtes et alors les scènes, les tribunes et les milliers de spectateurs apparaissent ici. Le reste du temps c’est un point excellent pour les prises de photos: Kremlin, cirque, centre de distractions "Pyramide", Bulak, debut du quai de Kremlin - tous les endroits incontournables sont à la portée de main.
La tour de guet de 58 mètres à sept niveaux dans le Kremlin de Kazan est similaire à la tour Pisane: elle tombe aussi en se déclinant de la position verticale de 1,98 mètres. Il y a eu beaucoup de longues discussions au sujet de l’époque de sa construction. D’après la version actuelle, c’est le XVII siècle bien que les historiens ne cessent pas de disputer. On sait qu’il y avait à l’époque à sa place une tour de khan (et les fouilles le confirment), une mosquée et un sépulcre. Au XIX siècle les ethnographes régionaux ont commencé à l’appeler en l’honneur de la tsarine Sumbiket, fille d’un mourza Nogay Yunous, regente d’un royaume de Kazan en 1549-1551, épouse de trois khans - Djan-Ali, Safa-Gurey et Shakh-Ali. Aussi, les légendes y liées sont vivantes. D’apres une d’elles c’est bien Sumbiket qui l’a construite pour commémorer Safa-Gurey. Selon une autre légende, Ivan le Terrible a érigé les niveaux à la demande de Sumbiket qui ensuite s’en jetée. Ce qui est certainement vrai, c’est que la tour est le symbole de Kazan comme la Tour Eiffel à Paris ou Tower à Londre.
Yegor Aleïev/TASS
Ce nom portait la mosquée existante dans la forteresse de khan fameuse non seulement par sa beauté mais aussi par sa bibliothèque immense. Selon une des versions, elle a reçu son nom d’un imam de Kazan, descendant d’un prophète Mahomet, vécu au milieu du XVI siècle. La mosquée a péri dans la flamme lors de la prise de Kazan par les troupes d’Ivan le Terrible en 1552. 

La construction de la nouvelle mosquée a commencé en 1996 et a terminé en 2005. On peut prendre de belle photos panoramiques depuis le terrain sur lequel la mosquée est placée (jusqu’aux dix mille personnes peuvent se disposer ici). 

Le bâtiment fondamental représentant la vue actuelle des architectes locaux sur les traditions architecturales tatares est prévue pour 1500 personnes. À l’intérieur il est aussi impressionnant: vitraux en couleurs, mosaïque, dorure, sculpture, grand lustre tchèque, tapisserie d’Iran. A part la salle pour les prières, le Musée de la culture islamique y est disposé dans lequel est exposée l’histoire de l’adoption de l’islam par les Tatars de Kazan ainsi que le sort de l’islam dans la région pendant plus de mille ans. On peut y voir aussi beaucoup d’éditions de Coran, y compris l’interactif "Coran feuilleté".