Kremlin de Kazan

Jusqu’ à ;a fin du XVI siècle il y avaient sur la colline de Kremlin les fortifications de khan, de bois en général. Les bâtiments actuels ont apparu après la prise de Kazan par Ivan le Terrible en 1552. Aujourd’hui Kremlin fait partie de la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Yegor Aleïev/TASS
A été érigée par les maitres de Pskov au XVI siècle aussi bien que les autres tour du Kremlin de Kazan. Selon une légende elle a reçu son nom car lors de la prise de Kazan en 1552 le jeune tsar russe Ivan IV s’est rapproché pour la première fois de ses murs sous le drapeau représentant le Sauveur. Pour commémorer cet évènement une église portant le nom du Sauveur a apparu qui a été adjacente à la tour. Pour sa construction le grand architecte Postnik Yakovlev a quitté pour un certain temps le chantier de la Cathédrale du Basile le Bienheureux à Moscou tandis que son collègue Ivan Shiriay a amené avec lui 200 ouvriers. L’horloge a apparu sur la tour au XVIII et c’est le cadran qui tournait d’abord et non pas les aiguilles. Il y avait une fosse devant la tour jusqu’au milieu du XIX siècle. Dans les années 1930 l’église a été démolie et une grande porte a apparu dans la tour.
Il’nar Toukhbatov/TASS
Juste après l’entrée au Kremlin le panorama des restes architecturales du Monastère de la Transfiguraton du Christ, deuxième à Kazan d’après l’age s’ouvre. Il faut faire marcher son imagination pour représenter la richesse architecturale du passe car le monastère limité par les murs de la forteresse occupait la surface environ de 1 hectare. Ici il y avait la Cathédrale de Transfiguration à cinq coupole duquel le soubassement seul (les caves voutées) est reste. C’est dans cette cathédrale qu’a pris l’habit le premier archevêque de Kazan Guruy. Ici se trouve aussi l’eglise restauree du Saint Nicolas avec la maison de l’archimandrite. A part les bâtiments mentionnés on a réussi a restaurer aussi le bâtiment des frères du monastère. On envisage y placer ultérieurement le Musée de l’archéologie de la République de Tatarstan.
Le bâtiment dans lequel les fonctionnaire recevaient les habitants de Kazan a ete construit au début des années 1780 tandis qu’en 1815 il a été élargi après un nouvel incendie. En 1999-2005 une restauration importante y a été faite. 

Actuellement ce sont l’administration du Domaine-musée national d’histoire , d’architecture et des arts «Kremlin de Kazan» et la Cour arbitrale de la République de Tatarstan qui siègent ici. 

A cet immeuble sont joints les bâtiments de l’ancien conseil presbytéral (c’est comme ça que s’appelait l’organe de la direction de l’éparchie auprès l’archevêque qui s’occupait, par exemple, des divorces des couples familiales et punissait des coupables. Par exemple, on a excommunié provisoirement l’écrivain Maxime Gorkiy. Après la révolution l’ex-conseil presbytéral a accueilli le ministère de la santé publique de la République de Tatarstan et ensuite l’Institut de l’histoire Shigabutdine Mardjani de l’Académie des sciences du Tatarstan.
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Bâti dans les années 1880, le bâtiment a été utilise jadis pour le dressage des chevaux et pour la classe à pied pour les élèves de l’école militaire. Les salons sont sa destination actuelle. On y donne aussi les concerts de la musique classique.
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Initialement il y avaient ici les casernes des cantonistes (enfants juifs recrues) construites dans les années 1840 selon le projet de l’architecte Piotre Piatnitskiy. En 1866 le battement a accueilli l’École militaire. Nous attirons votre attention aux ensembles d’entrée: leurs frontons sont décorés des fleurs forgées dont la technique de la création est perdue. Au début du siècle actuel l’école a été transformée après la reconstruction dans le Centre de musée «Ermitage - Kazan», représentation du célèbre musée à Saint-Pétersbourg. Le Musée de l’histoire naturelle de Tatarstan y fait partie.
La tour de guet de 58 mètres à sept niveaux dans le Kremlin de Kazan est similaire à la tour Pisane: elle tombe aussi en se déclinant de la position verticale de 1,98 mètres. Il y a eu beaucoup de longues discussions au sujet de l’époque de sa construction. D’après la version actuelle, c’est le XVII siècle bien que les historiens ne cessent pas de disputer. On sait qu’il y avait à l’époque à sa place une tour de khan (et les fouilles le confirment), une mosquée et un sépulcre. Au XIX siècle les ethnographes régionaux ont commencé à l’appeler en l’honneur de la tsarine Sumbiket, fille d’un mourza Nogay Yunous, regente d’un royaume de Kazan en 1549-1551, épouse de trois khans - Djan-Ali, Safa-Gurey et Shakh-Ali. Aussi, les légendes y liées sont vivantes. D’apres une d’elles c’est bien Sumbiket qui l’a construite pour commémorer Safa-Gurey. Selon une autre légende, Ivan le Terrible a érigé les niveaux à la demande de Sumbiket qui ensuite s’en jetée. Ce qui est certainement vrai, c’est que la tour est le symbole de Kazan comme la Tour Eiffel à Paris ou Tower à Londre.
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L’ ancien bâtiment en pierre de la capitale de Tatarstan a été construit en 1562 sous la direction d’Ivan Shiriay et de Postnik Yakovlev, auteur de la Cathédrale de Basile le Bienheureux à Moscou.

La coupole centrale en forme de bouton a apparu en 1736 tandis que l’aspect actuel a été obtenu par la cathédrale en 1841. En 1928 on a détruit d’abord le clocher. La cathédrale même aurait pu disparaitre dans un an, mais on l’a transformée d’abord dans un entrepôt pour les légumes et ensuite dans les archives d’État de la république. La Cathédrale de l’Annonciation a été restaurée pendant dix ans -dans les années 1970-80. Les archives ont déménagé en 1997 tandis qu’en 2005 le Patriarche Alexis II a servi la première liturgie dans la cathédrale en l’honneur du 450me anniversaire de l’éparchie de Kazan. 

Actuellement le Musée de l’histoire de la Cathédrale de l’Annonciation y fonctionne dans lequel sont rassemblées les livres anciens, les icônes, les photos des monuments orthodoxes de Kazan d’avant révolution, le modèle du carrosse de Catherine la Grande, le baton de Guriy, premier archevêque de Kazan et de Sviyaga.
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Le musée présente la formation des structures étatiques turco-tatares à partir de la vie ds nomades dans la steppe jusqu’à l’Empire Russe, La plupart de l’exposition est consacrée à la formation de la République soviétique socialiste autonome tatare en 1920 et de la République de Tatarstan dans les années 1990.
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Le palais a été construit sur les ruines du Palais de Khan dans les années 1845-1848 par l’architecte Constantin Ton qui a érigé aussi la Cathédrale du Sauveur et le Grand Palais du Kremlin à Moscou. Mikhail Korinfskiy s’est occupé de la partie intérieure (à Kazan il a créé la Cathédrale de la Notre-Dame de Géorgie à Raif et l’université). A l’époque soviétique le Conseil des ministres et le Soviet Suprême de la République Sovietique Socialiste Autonome de Tatarstan ont siégé ici. Maintenant c’est la résidence du Président de la République de Tatarstan qui se trouve dans le palais.
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Ce nom portait la mosquée existante dans la forteresse de khan fameuse non seulement par sa beauté mais aussi par sa bibliothèque immense. Selon une des versions, elle a reçu son nom d’un imam de Kazan, descendant d’un prophète Mahomet, vécu au milieu du XVI siècle. La mosquée a péri dans la flamme lors de la prise de Kazan par les troupes d’Ivan le Terrible en 1552. 

La construction de la nouvelle mosquée a commencé en 1996 et a terminé en 2005. On peut prendre de belle photos panoramiques depuis le terrain sur lequel la mosquée est placée (jusqu’aux dix mille personnes peuvent se disposer ici). 

Le bâtiment fondamental représentant la vue actuelle des architectes locaux sur les traditions architecturales tatares est prévue pour 1500 personnes. À l’intérieur il est aussi impressionnant: vitraux en couleurs, mosaïque, dorure, sculpture, grand lustre tchèque, tapisserie d’Iran. A part la salle pour les prières, le Musée de la culture islamique y est disposé dans lequel est exposée l’histoire de l’adoption de l’islam par les Tatars de Kazan ainsi que le sort de l’islam dans la région pendant plus de mille ans. On peut y voir aussi beaucoup d’éditions de Coran, y compris l’interactif "Coran feuilleté".
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Il y avait la tour Nur-Ali à sa place avec la source qui nourrissait les habitants de Kazan pendant le siège de la forteresse en 1552. L’ayant appris Ivan le Terrible a ordonné de creuser la voie secrète vers la Nur-Ali et de la faire sauter. C’est comme ça que le nom nouveau - Taynitskaya (qu’on peut traduire comme «secrete») a apparu. Et c’est par ici que le tsar est entré dans la ville subjuguée.
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L’ensemble se compose de quatre bâtiments autonomes qui entourent la Halle de coulée. Ici on fabriquait, reparait et stockait les armes depuis le XVI siècle. Les bâtiments ont souffert après l’incendie du 1815 et la fabrication des armes y a été cessée. On a changé la destination de la Cour en remettant les locaux à l’École des bataillons des cantonistes militaires qui est devenue ensuite l’École militaire de Kazan. Maintenant le Musée de la Cour des canons fonctionne ici et dans un des bâtiments il y a une cantine avec les prix pas élevés et on peut y casser la croute lors de la promenade. Quant à la cour, elle accueille les festivals et les concerts.
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Encore un œuvre d’art d’Ivan Postnik, auteur de la Cathédrale du Basile le Bienheureux - la tour la plus puissante dans le Kremlin qui ressemble à un géant dans les bottes-pylônes blanches. Elle a été restaurée dans les années 1970. Un passage à travers cette tour a été ouverte au début de ce siècle. C’est encore une entrée dans la forteresse.
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Le monument à Musa Jalil a été érigé près de la Tour du Sauveur du Kremlin le 3 novembre 1966 Le sculpteur Vladimir Tsigal et l’architecte Lev Golubovskiy sont les auteurs de la statue de huit mettes. 

Le poète tatar Musa Jalil est ne en 1906. Dès que la Grande Guerre Nationale a commencé Musa Jalil, secrétaire responsable de l’Association des écrivains de la République soviétique socialiste autonome de Tatarstan est parti pour le front. En 1942 il a été grièvement blessé dans la poitrine, il est tombé prisonnier et a adhéré à la légion "Idel-Oural" (subdivision du Wehrmacht composée des Tatars, des Bachkirs, des Tchouvaches, des Mordoves, des Tcheremisses, des Oudmourtes) en y organisant un groupe clandestin avec l’ agent Gaynan Kurnashev et autres militaires. En intervenant dans les camps militaires il réunissait les groupes séparés des antifascistes, il recrutait de nouveaux participants, il organisait les fuites des prisonniers. En aout 1943 Musa Jalil et dix membres du groupe ont été arrêtés et le 25 aout 1944 ils ont été exécutés dans la prison de Plötzensee à Berlin. Pourtant, en URSS on considérait le poète comme traitre et complice de l’ennemi. Ce sont les poésies de Moabit que les ex-prisonniers de guerre et partisans de la résistance ont remis à l’Association des écrivains qui ont déterminé sont sort posthume. Les vers des cahiers de Jalil ont été publiés pour la première fois en 1953 dans la revue "Nouveau monde" et c’est à partir de ce moment que la procédure de la réhabilitation publique du poète a commence. En 1956 le grade du Héros de l’Union Soviétique lui a été attribué à titre posthume et en 1957 la prime Lénine lui a été attribue. 

Le bas-relief avec les noms d’autres participants au groupe: Gaynan Kurmashev, Abdulla Alish, Fouate Sayfulmoulukov, Fouate Boulatov, Garif Shabaev, Ahmet Simaev, Abdulla Battalov, Zinnat Khassanov, Akhat Atnashev et Salim Boukharov a apparu en 1994, 50 ans après l’exécution.