Ancien faubourg des Tatars

Après la prise de Kazan par Ivan le Terrible en 1552 les Tatars ont été obligés de vivre en dehors de la bourgade, derrière le canal Bulak. C’est ainsi que l’ancien faubourg des Tatars a apparu. Maintenant les mosquées restaurées et les musées fonctionnent ici, on est aussi en train de restaurer les maisons et les propriétés des siècles XVIII-XIX en styles baroque, classicisme, éclectisme qui combine les traditions des architectures russe et tatare.

Yegor Aleïev/TASS
Autres noms de cette mosquée à un étage avec un minaret rond sont la Septième mosquée principale ou mosquée Sennaya. Elle a été construite au centre du bazar Sennoy, donc, au milieu de la vie sociale tatare. 

La mosquée Sennaya avait le but très pratique: les marchands devaient pouvoir prier sans faire de longues pauses lors du travail. On l’a érigè en1849 aux frais des marchands Yunoussov (d’où vient encore un nom du temple - Mosquée des Yunoussov). C’est Alexandre Loman, architecte finlandais qui a été l’auteur du projet tandis qu’Alexandre Peske, architecte de la commission de construction de la province de Kazan l’a construite. 

La mosquée a été fermée en novembre 1929, le minaret a été démonté et jusqu’au 1992 les gens ordinaires y ont vécu et y ont travaillé. En 1981 on a reconnu le bâtiment monument de l’architecture et en 1992 on l’a rendu à la communauté musulmane. Alors la mosquée a recu sont nom actuel "Nurulla" tandis que vers le 1995 elle a ete retablie (y compris le minaret) selon le projet de Rafik Bilyalov. Son imam Gabdulla Galioullin est devenu le premier mufti du Tatarstan. 

La mosquée est résolue en style d’éclectisme tandis que le minaret répète la forme du grand minaret de l’ancien Bulgare. Les ornements de tulipes, symbole de la rénovation et de la renaissance sont un élément essentiel de la deco intérieure.
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Une maison de rapport a été construite en 1866 par l’architecte Pets Romanov et elle appartenait de le début à Ibrahim Alpakov, marchand de la première guilde. Sa fille Mariam Chamil a vendu la maison en 1897 à l’entrepreneur Ahmet Khoussainov tandis ce que celui-ci l’a revendu au marchand de la premier guilde Shakir Kazakov. Au début du siècle dernier le locataire Fatkoulla Ahmadoulline a ouvert l’hotel "Bulgar" à un des étages. Dans ses chambres ont travaillé les éditions des journaux "Yuldouz" ("Etoile") et "El-Islah" ("Reforme), de la revue "Yalt-Yolt", de l’edition "Magarif" ("Instruction") ainsi que la première bibliothèque du livre national "Kitalkhalnayi Islamia". Ici, dans le "Club oriental" les intellectuels tatars se réunissaient. 

Depuis octobre 1907 et jusqu’au décembre 1912 Gabriella Tukay, un grand poète tatar y a vécu. C’est le fait le plus important dans l’histoire de l’hôtel. Il a travaillé dans la plupart des éditions locales. Ici il a écrit les vers y compris "Par at" et "Shurale" dont les paroles chaque Tatar connait. En 2008 les chambres ont été complètement détruites, la façade du nouveau bâtiment ne fait qu’ à imiter le bâtiment historique. Cependant, on envisage ouvrir ici une chambre commémorative dédiée à Tukay.
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En 1767 l’impératrice Catherine la Grande a été tellement impressionnée par son voyage dans la province de Kazan et par l’accueil chaleureux qu’on lui y avait réservé qu’elle a ordonné d’autoriser à construire les mosquées en pierre. En 1773 a apparu un autre édit "Sur la tolérance de toutes les confessions" qui a facilité considérablement la vie aux musulmans"

Cette mosquée est une de deux premières qui ont été construites après la prise de Kazan par Ivan le Terrible. Autres noms de la mosquée sont ceux de Yunoussov (d’après le nom des marchands - tuteurs) et de "Eufende" ("De maitres"). Ouverte en 1771 elle est devenue vite centre islamique de la ville. 

Le temple représente un bâtiment à un étage en style du baroque de Saint-Pétersbourg avec un minaret à trois niveaux. On suppose que c’est Vassili Kaftyrev qui a été architecte. On connait bien la réponse de Catherine la Grande aux plaintes des citadins de la hauteur excédante de la tour à 30 mètres: "Je leur ai accordée une place sur la terre, quant au ciel, il ont droit d’y monter à leur gré." 

La mosquée a été élargie plusieurs fois. Une enceinte ajourée a apparu en 1887. Le temple a obtenu son non en l’honneur de Shigabutdine Mardjani, imam de la mosquée en 1850-1889 et un des premiers historiens du peuple tatar. Dans la medersa ouverte grace à ses efforts on vendait non seulement la théologie mais aussi la géométrie, l’histoire, l’astronomie. 

La mosquée fonctionnait au cours des années soviétiques et c’était le seul lieu à Kazan dans lequel les musulmans pouvaient venir prier. Pres de la mosquée se trouvent l’administration ecclésiastique des musulmans de la République de Tatarstan à Kazan, le collège islamique de Kazan ainsi que la magasin qui vendent les produits halal, la littérature et les symboles religieuses.
Yegor Aleïev/TASS
Une autre mosquée en pierre, une des plus anciennes, construite après le décret de Catherine la Grande en 1768-1771 aux frais du marchand Yakub Sultangaleev pour le personnel de sa draperie. Le temple a reçu son nom en l’honneur des marchands Alanaev qui l’entretenaient. On suppose que la mosquée a obtenu ses autres noms, ceux "De Bey" ("Baylar") ainsi que "De Caverne" ("Taou tisheghe") car elle se trouvait près d’une falaise.

Un architecte inconnu du temple a réuni les éléments du baroque de Moscou et de l’architecture décorative tatare. En 1872 la mosquée à une salle avec un minaret à huit facettes a été transformée dans une mosquée à deux étages selon le projet de l’architecte Piotr Romanov. 

Dans le medersa d’avant-garde on travaillait sur les manuels de l’histoire et le dramaturge Galiaskar Kamal, l’écrivain Gayaz Iskhaki, les hommes politiques Sadri Maksoudi et Akhmat-Zaki Validi ont y fait leurs études au cours des années différentes tandis qu’on imprimait de nombreux livres divers dans l’imprimerie. 

La mosquée a été fermée en 1930 après avoir perdu le minaret et la deco. On l’a partagée en trois étages et ont transformée en jardin d’enfants. Elle a été ouverte après la restauration en 2011. On a réussi même à restaurer une parti de sa deco selon les photos.
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La troisième mosquée principale a apparu en 1799 et elle a été d’abord en bois. Après un nouvel incendie dans la ville on a érigé à sa place un batiment en brique rouge selon le projet de l’architecte Piotr Romanov aux frais du marchand Muhametsadyk Burnaev. Le minaret qui ressemble au clocher de la cathédrale de l’Apparition du Christ a apparu en 1895 selon le projet de Fedor Malinovski et de Lev Khrochtchonovich. Probablement, c’est la seule mosquée dans laquelle on voit bien l’influence de l’architecture russe bien qu’il ait des éléments des architectures tatare et orientale. On a fermé la mosquée dans les années 1930 et ce n’est qu’en 1994 qu’elle a recommencé à fonctionner. Les vendredi on y prône en langue russe car beaucoup de musulmans d’autres régions arrivent ici.
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C’est une partie de la grande propriété qui a été construite dans la première moitie du XIX siècle. Elle appartenait à Gubaydulla Yunusov, marchand de la première guilde. Son fils Ibrahim a créé ici en 1844 un orphelinat musulman. Le premier établissement de bienfaisance à Kazan pour des petits musulmans existait grâce aux 29 boutiques de pierre à la place Sennaya qui ont été offertes par Ibrahim à l’orphelinat à titre gratuit. On a voulu nommer l’orphelinat Alexandrin en l’honneur de l’impératrice Alexandra Fedorovna. Cependant l’empereur Nicolas I a choisi le nom plus simple: l’orphelinat des Yunusov. 

A la fin du XIX siècle Muhammadbadretdine Alanaev, autre marchand éminent est devenu propriétaire de la maison. Il y a ouvert les cabinets pour l’assistance médicale gratuite des pauvres. Après la révolution, en 1921 on y a ouvert une polyclinique. La restauration de la maison a terminé vers le 2009. On a restauré la moulure et les sculptures. Actuellement c’est un hôpital de jour qui fonctionne ici ainsi qu’un service de reeducation fonctionnelle et un poste d’aide traumatologique.
C’est aussi la mosquée de l’usine (les ouvriers de l’usine de fabrication de la stéarine et du savon des Krestovnikov la fréquentaient. Actuellement c’est la fabrique "Nefis Cosmetics"). L’histoire d’une des plus belles mosquées de Kazan avec des motifs en forme d’une "chaine de Seldjoukide", une corniche stalactite, des vitraux, à des arcs en ogive et un minaret étroit à trois niveaux de 51 mètres a commencé en 1804 par un simple bâtiment en bois. En 1851 le marchand Mustapha Azimov a donné de l’argent pour la construction de la nouvelle mosquée. Quelques années plus tard son fils Murtaza a érigé encore une mosquée en bois tandis qu’en 1887 il a commence a construire la nouvelle qui est bois. Cependant, il n’a pas vécu jusqu’à la fin des travaux. Ici a ete ouverte la madrasa "Gaffaria" dans laquelle Galiasgar Kamal qui a été à l’origine du théâtre tatar a fait ses études. 
Après la fermeture en 1939 la mosquée s’est trouvée au centre de la zone industrielle. Ici se plaçaient une cantine, un foyer, une école républicaine des opérateurs de cinéma, une salle de cinéma. Après la reconstruction au début des années 1990 le temple accueille de nouveau les croyants.
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Le cimetière a apparu il y a plus de 250 ans, à l’époque lorsqu’une partie d’habitants de l’Ancien faubourg des Tatars a du déménager des lieux habituels: c’est ainsi que le Nouveau faubourg des Tatars s’est formé.

Parmi les tombeaux décorés des rinceaux arabes, des lettres latines, de la cyrillique on peut voir les tombeaux des représentants éminents de la culture tatare. Au cimetière reposent le poète Gabdulla Tukay, les écrivains Abdrahman Absalyamov, Fatih Amirhan, Gumer Bashirov, Amirhan Eniki,Naki Isanbet, Fanis Yarulline, les compositeurs Sara Sadykova, Salih Saydashev, Djaoudat Fayzi, Enver Bakirov, les acteurs Shaoukat Biktemirov, Gulsum Bolgarskaya, Sahibdjamal Gizatullina-Voljskaya, le theologien Shigabutdine Mardjani, l’homme de science Kayum Nasyri, le peintre Baki Urmanche.
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La première mosquée a été construite par les habitants de la communauté eux-mêmes en 1778 à la rue actuelle Sara Sadykova mais jadis au coin des rues Bolchaya Mechtchanskaya et Poperetchno-Zakharievsakaya. Cette partie du faubourg, bien qu’elle se trouvait tout prés de la somptueuse place Yunusov etait peuple des pauvres ex-paysans qui ont trouve, cependant, de l’argent pour la mosquée en bois. 

Le marchand Ahmet Aitov-Zamanov qui avait gagner son capital sur la savonnerie a construit en 1815-1819 un bâtiment en brique bleu à sa place. "Khalidia", une des plus anciennes medersa à Kazan a été ouverte auprès la mosquée en 1825. A la différence des écoles plus récentes celle-ci était toujours contre l’enseignement européenne et elle se prononçait contre le théâtre tatar. Il est amusant que c’est bien ici que le dramaturge Galiaskar Kamal a fait ses études. 

Après la fermeture de la mosquée en 1932 on a démonté le minaret et on a transformé le bâtiment en un immeuble d’habitation. On a rendu le batiment à la communaute en 1993 tandis que le minaret à trois niveaux a apparu en 2009.
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Alias Maison de Shamil. On appelait Shamil le leader du mouvement de libération nationale des peuples du Caucase. Ibrahim Apakov, marchand de la première guilde a marie sa fille Bibimariambana avec son fils Muhammadshafi en 1884. Et a offert une maison en tant que trousseau. En 1903 elle a été construite par les architectes Rush et Amlong. Lors de la période soviétique la maison est devenue un énorme appartement en commun. Et de n’est qu’1936 que le musée littéraire Gabdulla Tukay a commencé à fonctionner ici. On ne sais pas exactement si le poète a vraiment été dans ce bâtiment. Dans le musée on parle de sa vie en détail, on garde ici ses affaires personnelles, telles qu’une toque noire en velours côtelé ou une verre métallique pour les crayons. On envisage transformer l’exposition dans un musée des intellectuels tatars.
Il’nar Toukhbatov/TASS

La cinquième mosquée principale a été érigée aux confins des siècles XVIII essentiellement aux frais du marchand Musa Mamyashev (c’est d’ici que vient encore un autre nom: mosquée de Musa bey). En 1992 le bâtiment a obtenu un pavillon grâce au marchand Ibrahim Urazaev. Le marchand Ismaghil Imankulov l’a élargi dans 15 ans en érigeant, en particulier un nouveau minaret à trois niveaux.

La mosquée porte le nom Galeevskaya en l’honneur de l’imam Galimzyan Galeev (Barudi). Il a servi à la mosquée en 1882-1917 et il a fondée la medersa ’Muhammadia", probablement l’établissement d’enseignement islamique le plus progressif dans lequel on a enseigné plusieurs langues et les sciences laïques. Parmi les professeurs les hommes publics illustres Abubekir Teregulov, Saïd-Ghirey Alkine, Yusuf Akchura. Ici il y avait des pupitres, des chaires, les cartes ont été suspendues: tout comme dans une école supérieure européenne ordinaire. Sont sortis de la medersa les ecrivains Fatih Amirhan, Mazhit Gafuri, Fathi Burnash, Karim Tinchurine, Naki Isanbet, le peintre Baki Urmanche, les revolutionnaires Hussaine Yamashev, Kamil Yakub. A la fin des années 1930 on a ferme la mosquée après avoir détruit le minaret. On l’a retable en 1998, ici a été ouvert l’Université islamique russe (aujourd’hui l’institut). En 1993 la medersa "Musammada" a repris aussi le travail - à l’adresse de ul. Gabdulla Tukay, 34.

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La plus grande imprimerie de Kazan a été fondée en 1899 par les ressortissants du village Bolcyie Tchirlereyi, region de Simbirsk, Sharifzyan, Mukhametzyanet Hasan Karimov. Avant la révolution de 1917 ils ont publié 1700 livres: littérature religieuse, belles-lettres, manuels, comptes, poésies. Au total plus de 20 millions d’exemplaires ont été diffusés. A coté les frères ont ouvert la première bibliothèque islamique pour 150 places et c’est bien ici que se trouvait le magasin. Donc, tout un ensemble de commerce et de production s’est formé au coin des deux rues. Les frères avaient aussi en possession la maison Mustakinmov à la place Yunusov et ils ont réalisé sa dernière reconstruction avant la révolution. Les Karimov éditaient en langue russe le journal "Feuille théâtrale de Kazan", ils publiaient les journaux "Koyash", "Tan Yoldyzy" et "Tavysh". 

En 1919 une des premières éditions de la République Tatare a été ouverte sur la base de l’imprimerie tandis que les frères ont quitté Kazan. Aujourd’hui c’est le Musée de chac-chac, friandise célèbre tatare sur la base du pâte et du miel est disposé dans le batiment.
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Une église orthodoxe rare pour l’Ancien faubourg des Tatars a été construite entre le 1646 et 1685. L’église survécu jusqu’à nos jours a apparu à sa place à la fin du XVIII siècle. Elle a reçu son aspect actuel lors de l’élargissement et de la reconstruction à la fin du XIX siècle. Vers cette période l’église a été déjà nommée en l’honneur de l’icône de la Vierge dont l’image selon la légende a apparu en 1859 au-dessus de la ville et un grand incendie dans l’Ancien Faubourg des Tatars a cessé à ce moment. On peut voir l’icône dans la cathédrale du Saint Nicolas. 

L’église a été fermée en 1938. On l’a rendu à l’éparchie de Kazan en 1997. Actuellement c’est le centre de toutes les paroisses des Tatars baptisés de Tatarstan. Les Tatars baptisés est un groupe confessionnel des Tatars environ de 50 mille personnes qui professent la religion orthodoxe. Le musée de l’histoire et de la culture de ce peuple unique dans son genre a été ouvert en 2015 auprès la cathédrale.
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Un bâtiment en brique à un étage inspiré par la culture marocaine et andalou a été construit en 1898 selon la commande de Shakirzyan Shamsutdinov. Ce petit bourgeois a été militaire dans sa jeunesse c’est pour cela que le peuple a surnommé le bâtiment maison du soldat Shakir.

Comme dans toute propriété, il y a eu beaucoup de services: écuries,carrossier, bain, pavillons. En 2012 on a rétabli l’aspect historique de la maison.
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L’ancienne mosquee en pierre du Nouveau faubourg des Tatars a ete construite en 1802 aux frais du marchand Gabdulla Utyamyshev. Au Tatarstan on connait bien les imams de la mosquee depuis Amirhan Gabdelmannan. Son arrière-petit-fils est Fatih Amirhan, un des écrivains tatars les plus connus, éditeur et chef des journaux "El-Islah" et "Koyash", auteur des revues "An" et "Yalt-yolt". L’écrivain Gayaz Ishaki a enseigné aussi auprès la mosquée.

La mosquée Iskhe Tash a été fermée à la fin des années 1930, le bâtiment a été transforme en entrepôt. Elle s’est remis à fonctionner en 1994.