Centre de l’ancienne Kazan: Kremlin et environs

Yegor Aleïev/TASS
La cathédrale en l’honneur des apôtres Pierre et Paul a ete érigée en 1726 à la place d’une église en bois construite au milieu du XVI siècle. Le peuple a appelé la cathédrale "jardins en pierre suspendus de Kazan" à cause de nombreuses moulures qui décoraient ses murs. Un exemple illustre du baroque a apparu grâce au marchand Ivan Mikhlyaev dont la maison (actuellement le plus ancien bâtiment civil de Kazan) se trouve à coté.

Selon une des versions le propriétaire d’une draperie voulait commémorer par la construction de la cathédrale la visite à Kazan en 1722 de Pierre le Grand qui y a célébré son anniversaire. L’affaire n’était pas facile: lorsqu’à la quatrième année du chantier on a pratiquement achevé la construction de l’église la voute est tombée sous son poids à cause de la manque d’expérience des constructeurs. Donc, on a du faire venir les maitres de Pskov. 

A la fin des fins a apparu cette cathédrale à deux niveaux sans colonnes dont la hauteur est de 52 mètres. Il est à noter que 38 mètres ce n’est que la hauteur d’une coupole (pour comparer: la hauteur du nef central de la cathédrale Notre-Dame de Paris est de 35 mètres). Le clocher est presque aussi grand. Sa hauteur est de 49 mètres. Si on la regarde d’en bas d’une petite distance elle rappelle un Terem colorié. L’horloge du maitre Piotr Klimov a ete installée à l’avant-dernier niveau à la fin du XIX siècle. 

On a réparé la cathédrale plusieurs fois aux frais des citadins après les incendies. La grosse réparation de la cathédrale fortement vétuste est faite dans les années 1888-1890. La moulure est restaurée, les fondations sont installées. Son aspect actuel est gardé depuis cette époque. 
Après la révolution de 1917 la cathédrale est devenue le centre de la communauté orthodoxe, ici on ressemblait les reliques et les ustensiles d’autres églises qu’on a fermées. En 1938 on a pris la décision de transformer la cathédrale en musée antireligieux et salle des conférences. Cependant, au lieu de cela on a placé ici les archives du parti, plus tard - le planétarium et les ateliers. Ce n’est qu’en 1989 que les liturgies ont recommencé ici. 
La cathédrale se compose de trois chapelles. Deux chapelles de Nord sont dédiées à l’icône de la Vierge "Buisson Ardent" et à l’icône "La source donnant le jour" ainsi que la chapelle dédiée à la Présentation de l’Enfant Jésus qui occupe tout le premier étage. La cathédrale des Apôtres Pierre et Paul est située au deuxième étage.

Il est intéressant d;apercevoir des nuances dans la cathédrale. Par exemple, actuellement l’accès principal est au sud tandis que lors du chantier il était au nord (maintenant les maisons sont bâties sur cette surface). Les sol de l’église supérieure sont dallés de la fonte provenant des usines d’Akinfi Demidov à l’Oural. Les anciens carreaux au mur intérieur de la galerie, uniques dans toute Kazan attirent une attention particulière. Certainement , l’iconostase sculptée de 25 mètres à neuf rangées est le décor principal. Dans la cathédrale est gardée l’icône de la Vierge de Smolensk du monastère Sedmiozerny. D’apres une légende, elle a sauvé Kazan de la peste en 1654. C;est une des irones les plus honorées dans l’éparchie aussi bien l’icône de la Vierge de Kazan et l’icône de la Vierge de Géorgie Raifskaiya.
Le musée est situé à 50 mètres de l’entre dans la Tour du Sauveur du Kremlin. par la place du Premier Mai au centre de laquelle est érigé le célèbre monument au poète héroïque Musa Jalil. Le musée se trouve dans un ex-Comptoir des entrepreneurs qui a été appelé au XIX siècle «hippopotame» pour ses dimensions immenses, C’est un des fonds régionaux les plus importants des musées de la Russie: plus de 910 unités gardées. Le plus grand fond archéologique (270 mille unités gardées) réunissant les collections de l’histoire antique et de moyen age, y compris la collection bulgare unique dans son genre, les collections du siècle de bronze, la culture d’Ananiono, la période du Moyen Age. Les expositions ne sont pas limitées par l’ethnographie de la région: les collections égyptiennes, antiques, de l’Extrême-Orient sont gardées dans le musée. Parmi des pièces remarquables est un sarcophage colorié intérieur de l’Egyptienne Ni-si-ta Oudjat-akhet fabriqué à Thèbes à l’époque de la XXI dinastie (XI siecle avant J.-C.). On considère comme uniques dans leur genre la collection ethnographique tatare, la collections des monnaies d’or dont les pièces des époques d’Alexandre le Grand et de la Byzance, les pièces de monnaie d’Orient, de l’Europe de l’Ouest, de la Russie font partie. Le fond ecrit contient plus de 130 mille documents et comprend, par exemple la griffe du khan Sakhib-Guyrey (1523).
Yegor Aleïev/TASS
Le Kremlin de Kazan est le symbole de la ville, le cœur de la république, la résidence du président du Tatarstan et le domaine- musée d’histoire et d’architecture qui fait partie de la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Bâti au XVI siècle sur les ruines de la forteresse du khan. L’entrée dans le domaine- musée est par la Tour du Sauveur.

On peut commencer la visite par la mosquée Kul-Sharif, une des plus grandes dans l’Europe (jusqu’aux 8000 mille croyants peuvent s’y trouver à la fois). La plus grande des cinq mosquées de la forteresse, elle a été entièrement brulée comme les autres en 1552 par les troupes d’Ivan le Terrible avec ses défenseurs, les étudiants et l’imam dont le nom le temple porte. Construite de nouveau pour le millénaire de la ville aux collectes populaires. 

Le Tatarstan est considéré comme successeur de la Bulgarie de Volga (Bulgar), avant poste des musulmans le plus nordique dans l’histoire: l’islam y a été déjà la religion d’État en 922. 

Ici se trouve aussi la cathédrale d’Annonciation. Bâti au XVI siècle, c’est une des plus anciennes églises en pierre de la région de la Volga. Le Tatarstan est une république unique dans son genre dans laquelle deux religions - celles de christianisme et d’islam coexistent au cours de plusieurs siècles et elles sont croisées naturellement dans la culture des peuples habitants dans cette région. 

Parmi autres sites curieux du Kremlin est la Tour Suumbiket tombante (sa hauteur est décalée presque de 2 mètres de l’axe vertical), les tours de Transfiguration et de Taynitskaya, la Cour du gouverneur, la Cour d’artillerie, la succursale de l’Ermitage d’État, le Musée de la culture islamique, les restes archéologiques du bâtiment administratif de l’ensemble du palais de khan, les mosquées, les sépulcres des khans de Kazan. Il y a aussi au Kremlin beaucoup de terrains panoramiques desquels on peut admirer de splendides panoramas de la Volga, de la rivière de Kazanka et des quartiers de la ville.
Yegor Aleïev/TASS
Национальная библиотека Республики Татарстан размещается в доме Ушковой – дворце, построенном в начале XX века сыном богатого купца Константина Ушкова Алексеем в качестве свадебного подарка для своей возлюбленной – однокурсницы Зинаиды Высоцкой, дочери професaLa bibliothèque nationale de la Republique de Tatarstan est placée dans la maison d’Oushkova , palais construit au début du XX siècle par un fils d’un riche marchand Konstantin Oushkov, Alexis, comme une fête de noces pour son amoureuse Zinaida Vyssotskaya, son condisciple, fille du professeur. Non seulement l’aspect extérieur du bâtiment qui a été gardé mais aussi ses splendides intérieurs.сора университета. Сохранился не только внешний вид здания, но и его великолепные интерьеры.
Yegor Aleïev/TASS
Une des premières maisons de rapport à Kazan, la galerie marchande est construite suite à la commande du millionnaire Alexandre Alexandrov au début des années 1880 selon le projet des jeunes architectes Vladimir Suslov et Nicolas Pozdeev. Après Moscou et Saint-Pétersbourg c’était la troisième galerie marchande en Russie

Vu que les auteurs n’ont pas pu venir eux-mêmes en chantier c’est Henri Ruch, architecte à Saint-Petersbourg qui a érigé le bâtiment. La galerie marchande s’est ouverte en novembre 1883. Ici se disposaient les magasins, les établissements, les bureau, un hôtel fonctionnait. Le vestiaire sur toute la hauteur du bâtiment impressionne par ses dimensions jusqu’au moment actuel. D;ores et déjà les ascenseurs, le chauffage aérien, l’éclairage fonctionnaient.

Plus tard Alexandre a vendu le bâtiment à sa sœur Olga Alexandrova, épouse de l’ex-gouverneur militaire de Kazan Alexandre Geyns et celle-ci l’a offert à la ville. On a voulu y disposer le Musée national, cependant l’implantation n’a pas permis de le faire. La galerie marchande fonctionnait comme une maison de rapport, par exemple, le restaurant «Palais de Cristal» s’y est placée ainsi que le théâtre électrique «Passage». L’imprimerie d’Ivan Kharitonov se trouvait au troisième étage. Après la révolution du 1917 la salle de cinéma «Pionnier» fonctionnait dans la galerie, les gens y habitaient. En 1977 le mur du bâtiment du coté du Lac noir est tombé. On prévoit que dans l;avenir il y aura dans la galerie un hôtel et un centre commerciale, cependant actuellement elle est tout simplement le monument au passé.
Il’nar Toukhbatov/TASS
C’est le séminaire ecclésiastique qui fonctionnait d’abord dans le bâtiment construit en 1734-1741. Il a obtenu son aspect actuel en 1858 grâce à l’architecte Alexandre Loman. Parmi les etudiants du seminaire sont un orientaliste connu, archimandrite Jakinph (Bitchurine) et ethnographe et historien Afanasi Chtchapov. A part les matières ecclésiastiques on y enseignait aussi les langues allemande et française, la géographie, l’histoire. En 1855-1902 un civilisateur tatar Kayum Nasyri travaillait dans le séminaire en aidant les étudiants à apprendre la langue tatare.

L’Institut de la géologie et des techniques de pétrole et de gaz qui s’y trouve actuellement est créè en 2011 sur la base de la faculté géologique de l’Université fédérale de Kazan.
Le Tatarstan est la région des universités et des académies, ici il y a environ 150 mille étudiants dont la moitie font ses études à Kazan tandis que 15 mille - à l’université fédérale de Kazan. Kazan est une des plus jeunes villes de la Russie. 

On peut atteindre l’université fédérale de Kazan lorsqu’on va par la rue de l’Université. 

L’université a été fondée en 1804 et elle est devenue le centre mondiale de la géométrie non-euclidienne (son créateur Nicholas Lobachevskiy y a été recteur), de la chimie organique et de la linguistique structurelle. 

A l’époque soviétique l’université portait le nom de Oulianov-Lenine le futur leader du prolétariat mondial a réussi à faire ses études pendant trois mois. Le 5 décembre 1887 l’étudiant de la première année Vladimir Oulianov a été exclu de l’université pour avoir participe à un acte de protêt contre les Statuts de l’université. 

A part le bâtiment principal de l’université on peut voir les collections des musses thématiques - historique, archéologique, chimique, ethnographique, géologique, botanique, zoologique, astronomique etc. Les étudiants ont surnommé «poêle» le square rond devant le bâtiment principal avec le monument au jeune Vladimir Oulianov.
Il’nar Toukhbatov/TASS
Ce bâtiment à trois étages était initialement la maison de commerce du marchand Mikhail Sapojnikov. Il est construit en 1910-1911 par l’architecte Vassili Trifonov en style du néo-classicisme avec les éléments du style moderne. La forme du bâtiment est la lettre П: la façade d’un pied donnait sur la rue Voskressenskaya (c’était jadis le nom de la rue Kremlevskaya), l’autre sur la ruelle Petropavloski (aujourd’hui rue Rakhmatulline). Nadejda, le septième enfant dans la famille Sapojnikov était une élève du peintre Nicolas Feshine l’école des beaux-arts de Kazan porte actuellement le nom de ce maitre fameux en Russie et aux Etats-Unis) Son atelier à Voskresenskaya servait de place pour le travail et les rendez-vous avec de nombreux artistes de Kazan.

Pendant la guerre civile ici se trouvait l;edition du journal :Drapeau de la révolution» et ensuite la poste s’y est installée.
On connait cette maison de marchande Olga Boldyreva bâtie dans la première moitie du XX siècle dans le style du classicisme avancé car Vladimir Bekhterev, fondateur de la réflexologie et de la psychologie pathologique y a vécu dans les années 1880, A cette époque il dirigeait la chaire de la psychiatrie de l’Université fédérale de Kazan.

On peut essayer de chercher sur le bâtiment l’image d’un bâton que deux serpents enroulent et deux ailes couronnent. C’est le signe des maçons dont la loge est constituée à Kazan à la fin du XVIII siècle. Parmi les maçons libres de Kazan il y avaient pas mal d;architectes, donc, il y a assez de ces symboles à la rue Kremlevskaya.
Il’nar Toukhbatov/TASS
Le bâtiment de physique à 17 étages a ete construit pour l’université locale en 1973 à la place de la direction de police et de la tour de pompiers selon le projet des architectes de l’Institut national du projet des écoles supérieures. Sa façade est décorée par la composition sculptée E=mc² du sculpteur Ildar Khanov (son œuvre le plus connu est Le Temple de toutes les religions qui est devenu une des curiosités de Kazan) Devant le bâtiment on a érigé en 2004 le monument à Evgueni Zavoyski, physicien qui a ouvert le phénomène de la résonance paramagnétique. Le deuxième bâtiment d’études de l’UIniversite fédérale de Kazan, aussi à 17 étages s’est ouvert en 1977 et dans un an on y a ajouté un bâtiment à cinq étages de la Bibliothèque scientifique Lobarchevski gardant environ 5 millions de volumes.
Yegor Aleïev/TASS
Cette galerie est construite aux frais du marchand Tchernoyarov selon le projet de Henri Ruch au début du XX siècle. Lors de la période soviétique y ont vécu Fatki Burnash, dramaturge, directeur du théâtre Kamal et Fatyh Karim, écrivain qui habitait dans un bâtiment à part dans la cour. Le musée des machines de jeux soviétiques se trouvait dans le bâtiment jusqu’à récemment.
Il’nar Toukhbatov/TASS
L’université fédérale de Kazan est devenue célèbre grâce aux plusieurs chimistes: Nicolas Zinin. Alexandre Butlerov, Vladimir Markovnikov, Alexandre et Boris Arbuzon qui ont travaillé dans le laboratoire chimique qui se trouve dans la cour intérieure du bâtiment principal de l’université (c’est l’architecte Mikhail Korinfski qui l’a construit). L’université a obtenu la faculté chimique en 1933 tandis que le bâtiment est construit en 1953 par l’architecte Ahmed Bikchentaev. Avant le 1930 la cathédrale de Résurrection se trouvait à sa place.
Yegor Aleïev/TASS
Il y a presque 200 ans une maison d’habitation du marchand Vassili Evreinov se trouvait à cette place. En 1833 la ville l’a achetée pour les lieux recevant le public. Deux ans plus tard on a commencé à reconstruire sa façade selon le projet de Thomas Petonidi, architecte de province. En 1842 le bâtiment a beaucoup souffert suite à un incendie. L’architecte Christiane Kramp s’en est occupé. Grâce à lui ce bâtiment a obtenu l’aspect qui est gardé jusqu’au présent. La seule différence est que le balcon au-dessus de l’entrée principale est remplacé par une portique. Maintenant la Douma de la ville de Kazan et le Comité Exécutif travaillent ici.
Yegor Aleïev/TASS
Ce nom portait la mosquée existante dans la forteresse de khan fameuse non seulement par sa beauté mais aussi par sa bibliothèque immense. Selon une des versions, elle a reçu son nom d’un imam de Kazan, descendant d’un prophète Mahomet, vécu au milieu du XVI siècle. La mosquée a péri dans la flamme lors de la prise de Kazan par les troupes d’Ivan le Terrible en 1552. 

La construction de la nouvelle mosquée a commencé en 1996 et a terminé en 2005. On peut prendre de belle photos panoramiques depuis le terrain sur lequel la mosquée est placée (jusqu’aux dix mille personnes peuvent se disposer ici). 

Le bâtiment fondamental représentant la vue actuelle des architectes locaux sur les traditions architecturales tatares est prévue pour 1500 personnes. À l’intérieur il est aussi impressionnant: vitraux en couleurs, mosaïque, dorure, sculpture, grand lustre tchèque, tapisserie d’Iran. A part la salle pour les prières, le Musée de la culture islamique y est disposé dans lequel est exposée l’histoire de l’adoption de l’islam par les Tatars de Kazan ainsi que le sort de l’islam dans la région pendant plus de mille ans. On peut y voir aussi beaucoup d’éditions de Coran, y compris l’interactif "Coran feuilleté".
La tour de guet de 58 mètres à sept niveaux dans le Kremlin de Kazan est similaire à la tour Pisane: elle tombe aussi en se déclinant de la position verticale de 1,98 mètres. Il y a eu beaucoup de longues discussions au sujet de l’époque de sa construction. D’après la version actuelle, c’est le XVII siècle bien que les historiens ne cessent pas de disputer. On sait qu’il y avait à l’époque à sa place une tour de khan (et les fouilles le confirment), une mosquée et un sépulcre. Au XIX siècle les ethnographes régionaux ont commencé à l’appeler en l’honneur de la tsarine Sumbiket, fille d’un mourza Nogay Yunous, regente d’un royaume de Kazan en 1549-1551, épouse de trois khans - Djan-Ali, Safa-Gurey et Shakh-Ali. Aussi, les légendes y liées sont vivantes. D’apres une d’elles c’est bien Sumbiket qui l’a construite pour commémorer Safa-Gurey. Selon une autre légende, Ivan le Terrible a érigé les niveaux à la demande de Sumbiket qui ensuite s’en jetée. Ce qui est certainement vrai, c’est que la tour est le symbole de Kazan comme la Tour Eiffel à Paris ou Tower à Londre.