Musées

Pavel Novikov/Welcome2018.com

L’exposition de l’un des plus vieux musée régionaux (ouvert en 1896) est présentée dans deux bâtiments : Dans l’ancienne résidence du gouverneur au kremlin et dans la Maison du marchand Dmitri Sirotkine sur le quai Vekhnie-Voljskaïa. Au kremlin, il y a une collection d’art russe, dans la Maison Sirotkine une collection d’art occidental.

Les réserves du musée se sont constituées en plusieurs étapes. Pour son ouverture, de nombreuses toiles ont été offertes par l’Académie impériale des Beaux-Arts. Notamment l'œuvre du professeur Nikolaï Kochelev, La Mise au tombeau du Christ. Puis les réserves se sont enrichies de collections privées et grâce aux efforts de mécènes. Ainsi, grâce à Maxime Gorki, des monographies de Nicolas Roerich et Boris Koustodiev apparurent dans le musée. Après la révolution de 1917 le musée reçut les collections de familles de nobles et de marchands de la ville. Parmi les toiles, on trouve par exemple Svetlana interrogeant son futur de Karl Brioullov, seule toile de vie quotidienne russe du peintre. Dans la section peinture du XXe siècle, on trouve une brillante sélection d’avant-gardistes (Le Faucheur de Kasimir Malevitch et Improvisation N°4 de Vassily Kandinski) ainsi qu’une grande collection de la fin du XIXe siècle, début du XXe avec des œuvres d’Isaac Levitan, de Valentin Serov et de Constantin Korovine. L’exposition de peintures occidentales contient des chefs d'œuvre de classe mondiale : Lucrèce de Lucas Cranach l’Ancien, Le Joueur de Luth de Giuseppe Maria Crespi, La Place Navone de Rome de Bernardo Bellotto, Le Christ et la samaritaine de Jacob Jordaens.

Dans une salle spécialement conçue accolée à la Maison Sirotkine est exposée la toile de Constantin Makovski, L’Appel de Minine. Au centre du sujet de ce tableau, d’une taille de près de 7 x 6 m, est représenté l’échevin Kouzma Minine, appelant ses concitoyens à la libération de Moscou de l’intervention polonaise.

Le musée possède un studio pédagogique pour enfants et adultes, et beaucoup de programmes interactifs pour toute la famille : des ateliers d’animation de sable, de danse historique et des conférences sur l’histoire de l’art sont organisés. Dans la salle à cheminée du bâtiment du musée du quai sont organisés des soirées musicales auxquelles participent des solistes de l’opéra et des concerts de musique de chambre.

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Plus grand complexe muséal de la ville : il administre huit filiales. Les expositions historiques et ethnographiques principales tirées des riches collections (plus de 300 000 pièces d’exposition) sont présentées à deux endroits.

Dans certaines tours du kremlin de Nijni Novgorod sont présentées des expositions permanentes. La principale se trouve dans la tour de Dimitri, où on organise aussi des expositions thématiques à partir des réserves du musée, dans la tour d’Ivan, il y a une exposition consacrée à la milice de Nijni Novgorod de 1612, dans la tour de l'Immaculée-Conception, on apprend tout sur l’histoire et la rénovation du Kremlin, et, dans la tour de Nicolas, sur les destinées des combattants de Nijni Novgorod. Mieux vaut acheter un billet unique comprenant la visite des tours et de la muraille du kremlin (de mai à octobre). Il est possible de grignoter au café situé dans la tour du Cellier.

La propriété des Roukavichnikov est elle aussi une filiale du musée d’histoire. Beaucoup d’habitants âgés de Nijni Novgorod associent à cette propriété, semblable à un palazzo italien et située sur le quai, l’idée de musée à part entière : de 1924 à 1994, elle abrita une vaste collection ethnographique, puis le bâtiment fut fermé pour une rénovation qui dura 16 ans. Aujourd’hui, la propriété présente deux expositions permanentes : l’une est un panorama de l’ensemble de la collection du musée d’histoire, l’autre est consacrée à la communauté marchande de Nijni Novgorod. De plus, des expositions thématiques sont organisées à partir des réserves du musée, comme des expositions de vieilles chaises, cartes postales et poupées. Les salles richement décorées du musée accueillent des concerts, des spectacles, des sessions photo et des mariages.

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Ce musée est la façon idéale de faire connaissance avec toutes les formes d’artisanat décoratif et appliqué de Nijni Novgorod. Sur une surface de près de mille mètres carrés sont rassemblées plus de 5000 pièces d’expositions d’un ensemble de professions : vaisselle peinte, carreaux de céramique, coffrets et coffres sculptés, costumes nationaux, meubles. Les salles du musée sont thématiques : intérieurs reconstitués d’une isba de paysan, église de campagne, maison de négociant. Il est possible d’acheter des ouvrages d’artistes contemporains et des souvenirs symbolisant Nijni Novgorod au rez-de-chaussée, où se trouve le plus grand magasin d’artisanat de la ville.
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Le premier musée de la photographie de Russie a été inauguré en 1992 dans l’atelier de photographes du XIXe siècle originaires de Nijni Novgorod, Andreï Kareline et Maxime Dmitriev, mondialement connus. Kareline passe pour être le fondateur de la photographie artistique, Dmitriev de la photographie journalistique. L’exposition du musée présente des photographies exclusives de la fin du XIXe siècle, début du XXe, dont des daguerréotypes, des photographies sur verre et sur porcelaine, des hologrammes et des stéréophotographies, ainsi qu’une énorme collection d’équipement photo, allant de chambres obscures et de vieux appareils pesant 100 kilogrammes aux légendaires appareils Leica. Une fois par an, en octobre, le musée organise le Festival de photographie Andreï Kareline et Maxime Dmitriev et les œuvres des participants sont exposées dans les salles du premier étage. Le musée héberge une école de photographie et un salon de photographie, où l’on peut se faire prendre en photo dans des costumes du XIXe siècle.

Le musée GAZ est l’un des principaux musées automobiles européens. L’exposition se répartit sur deux étages : au rez-de-chaussée, l’exposition permanente Les Automobiles et leurs créateurs, au premier étage, l’histoire de l’entreprise de sa fondation en 1932 à nos jours. La collection, qui compte 29 automobiles idéalement restaurées aux chromes rutilants (toutes en état de marche), s’est constituée à partir du milieu des années 1950 grâce à l’énorme travail de recherche mené par les créateurs du musée. Certaines de ces automobiles sont l’unique exemplaire à avoir été conservé.

Il y a ici un modèle de la première automobile de l’usine, le camion NAZ-AA (l’entreprise fut fondée avant le changement de nom de la ville en Gorki, en tant qu’usine automobile de Nijni Novgorod). L’exposition inclut aussi les légendaires Pobieda, Tchaïka et Volga, les « camionnettes » ayant été utilisées sur la Route de la vie du lac Ladoga pendant la Seconde Guerre mondiale et d’autres modèles, jusqu’à la GAZelle moderne, qui représente aujourd’hui près de la moitié du marché russe des véhicules utilitaires légers. L’exposition présente aussi des exemplaires uniques d’appareils fabriqués par GAZ, par exemple la carcasse du tank léger T-70, mis en production à l’usine pendant les années de guerre, des éléments d’une automobile sur coussin d’air et un bolide de course à propulsion turbo-réactive. Il vaut mieux réserver une visite guidée du musée par téléphone à l’avance, et prévoir quelques heures pour la visite.

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Le musée-appartement d’Andreï Sakharov, l’un des concepteurs de la première bombe à hydrogène soviétique, est le seul musée commémoratif au monde à lui être consacré (les autres lieux de mémoire n’ont pas ce statut). Il se situe dans un appartement quatre pièces au rez-de-chaussée d’un immeuble de briques classique, dans le quartier-dortoir de Chtcherbinki, où le lauréat du prix Nobel purgea son exil après avoir critiqué publiquement l’envoi de troupes soviétiques en Afghanistan. Le musée a reconstitué l’intérieur de l’appartement où vécurent le principal dissident du pays et sa femme, Elena Bonner, de 1980 à 1986, il y a des documents sur son exil, ainsi que des papiers liés à son travail de chercheur au centre nucléaire de la ville à accès restreint de Sarov (alors nommée Arzamas-16), dans la région de Nijni Novgorod.