Cathédrales, églises et monastères

Petr Kovalev/TASS

La première église Saint-Isaac était très modeste. Elle représentait, en gros, une construction en rondins empilés décorée par une flèche que l'architecte Harmen van Bol'es, auteur de la flèche de la Forteresse Pierre-et-Paul, a effectué. L'église était l'une des plus importantes dans la ville. Pierre Ier et Catherine Iere s'y sont mariés. Quand l'église est tombée de vétusté, on a décidé de construire une nouvelle, faite de pierre et située plus proche de la Néva. C'était une décision cruciale: la marée montante affouillait les sols, par conséquent, l'église s'est tassée et on l'a démolie. La construction de la troisième cathédrale Saint-Isaac a commencé sous le règne de Catherine II et a fini sous le règne de Paul Ier. Opposant fervent à la volonté de sa mère, Paul est allé trop loin : il est intervenu dans la construction et a rendu à la cathédrale un air ridicule. Alexandre Ier, le fils de Paul Ier, a conçu de reconstruire la cathédrale. Le concours a été remporté par un jeune architecte français Auguste de Montferrand. Il a mis 40 ans pour construire la cathédrale et il est mort juste après la fin des travaux. Les intérieurs illustres de la cathédrale avec des statues, des bas-reliefs, des mosaïques, des muraux, des vitraux ont profondément impressionné les citoyens. Actuellement, la cathédrale s'est transformée en musée et les offices religieux demandent des occasions particulières.

L'amusement préféré des touristes c'est la colonnade accessible jusqu'à l'aube pendant les nuits blanches. La casse est ouverte des 10h30 aux 17h 30.

Rouslan Choumakov/TASS

On a érigé la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan en 1811 juste pour y placer l’icône miraculeuse de la Vierge de Kazan. On l’a construite selon le projet d’Andreï Voronikhine qui était un serf du comte Alexeï Stroganov, président de l’Académie des Beaux-Arts. A l’époque, le comte a été tellement frappé par le talent artistique du futur architecte qu’il l’a envoyé à Moscou pour qu’il fasse ses études, ensuite il l’a libéré et faisait tout son possible pour que Voronikhine apprenne plus profondément l’art dans toutes ses manifestations.

En 1812, la Guerre patriotique a commencé et après chaque victoire on s’est mis à exposer dans la Cathédrale de Kazan les étendards et les drapeaux des corps de troupes français vaincus. On a coulé l’iconostase en argent récupéré. En 1813, on y a enterré avec les honneurs le chef militaire Mikhaïl Koutouzov

Rouslan Choumakov/TASS

Pierre le Grand, qui rendait hommage aux exploits d’Alexandre Nevski, ordonna d’ériger à l’endroit présumé de la bataille du grand prince contre les Suédois le monastère de la Sainte-Trinité et du Grand prince Saint-Alexandre-Nevski. Plus tard, on détermina que la bataille s’était déroulée un peu plus haut le long de la Néva, au point de confluence avec l’Ijora. Quant au territoire du monastère, c’est une autre bataille qui s’était déroulée ici et c’est le prince Andreï, fils d’Alexandre Nevski, qui y avait écrasé les Suédois.

Quoi qu’il en soit, on a construit un grand monastère avec une académie ecclésiastique, un séminaire, un jardin régulier et un hôtel pour les pèlerins. A la fin du XVIII siècle, on inaugura ici l’église Notre-Dame de Consolation et la cathédrale de la Trinité dans laquelle les reliques du saint prince sont gardées. Dans le sépulcre de l’église de l’Annonciation, une des plus anciennes églises de Saint-Pétersbourg, reposent Nathalie, sœur de Pierre le Grand, et Pierre, son jeune fils. Au cimetière Lazarevskoïe sont enterrés Ossip Hannibal, grand-père de Pouchkine, Boris Cheremetiev, premier feld-maréchal russe, et Mikhaïl Lomonossov, savant. Au cimetière Tikhvinskoïe sont enterrés les compositeurs Mikhail Glinka et Petr Tchaïkovski, ainsi que les écrivains Nicolas Karamzine et Fiodor Dostoïevski.

Alexandre Demiantchouk/TASS

L’église Saint-Sauveur-sur-le-Sang versé, qui porte aussi le nom d’église de la Résurrection du Christ, est construite à l’endroit même où Ignati Grinevitski, membre de l’association Volonté du peuple, blessa mortellement le tsar Alexandre II. Le nouvel empereur Alexandre III étudia en personne les projets d’église proposés par les architectes et choisit la version d’Alfred Parland et de l’archimandrite Ignati. Ils envisageaient de créer l’église dans un style audacieux pour cette époque : une église russe dans le style des anciennes églises de Kostroma et de Iaroslavl avec une finition complexe : il fallut plus de dix ans pour assembler les 7000 mètres carrés de mosaïque d’après les esquisses des peintres russes Victor Vasnetsov et Mikhaïl Nesterov.

Pendant les années de siège, on utilisa le bâtiment en tant que morgue, puis comme stock de décors pour le théâtre et un entrepôt de légumes. En 1961, on découvrit par hasard dans la coupole centrale un explosif allemand tout entier qui pesait 150 kg. En 1970, on décida de transformer l’église Saint-Sauveur-sur-le-sang-versé en musée et on la restaura pendant plusieurs années. Bien que cette église soit restée un musée, le métropolite de Saint-Pétersbourg y a quand même tenu une liturgie en 2004.