Itinéraire cyclable le long des rivières Fontanka et Moïka

Aleksandr Dem’iantchouk/TASS

La statue de Pierre le Grand sur la Place du Sénat, le symbole principale de Saint-Pétersbourg, a été instaurée en 1782, d'après une commande de Catherine II qui admirait avec sincérité le premier empereur russe. Le monument en sert de preuve : Pierre est représenté comme un vainqueur couronné. Il n'a pas seulement donné de l'éperon à son cheval et l'a fait se cabrer (on dirait qu'il n'a pas laissé la Russie s'effondrer dans l'abîme), mais il a également écrasé un serpent terrible qui renvoie aux ennemis et aux opposants des réformes.

La statue équestre se distingue par le nombre incroyable de légendes liées à son existence. Aucun monument de Saint-Pétersbourg ne lui est comparable dans ce sens-là. Le nom russe de Medni Vssadnik (« Cavalier de cuivre» littéralement) est né grâce au poème homonyme d'Alexandre Pouchkine, bien que le cavalier même et le reste du monument soient faits non pas de cuivre mais de bronze.

C'est un endroit particulier car en décembre 1825 les événements tragiques, désignés par la suite comme l'Insurrection décabriste, se sont produits ici. Le Sénat et le Synode, les deux rouages administratifs principaux, se trouvaient sur cette place eux aussi. A présent, ils sont substitués par La Cour constitutionnelle et la Bibliothèque présidentielle. Ainsi, la place du Sénat réincarne la révolte et le bon sens à la fois. Le Cavalier de bronze sert d'arrière-plan préféré pour les sessions photo nuptiales. Ici on boit du champagne et on brise les flûtes pour le bonheur, selon une tradition russe. On peut s'étendre tranquillement sur la pelouse autour de la statue. C'est un de rares endroits à Saint-Pétersbourg où cette démarche est autorisée.


Petr Kovalev/TASS

La première église Saint-Isaac était très modeste. Elle représentait, en gros, une construction en rondins empilés décorée par une flèche que l'architecte Harmen van Bol'es, auteur de la flèche de la Forteresse Pierre-et-Paul, a effectué. L'église était l'une des plus importantes dans la ville. Pierre Ier et Catherine Iere s'y sont mariés. Quand l'église est tombée de vétusté, on a décidé de construire une nouvelle, faite de pierre et située plus proche de la Néva. C'était une décision cruciale: la marée montante affouillait les sols, par conséquent, l'église s'est tassée et on l'a démolie. La construction de la troisième cathédrale Saint-Isaac a commencé sous le règne de Catherine II et a fini sous le règne de Paul Ier. Opposant fervent à la volonté de sa mère, Paul est allé trop loin : il est intervenu dans la construction et a rendu à la cathédrale un air ridicule. Alexandre Ier, le fils de Paul Ier, a conçu de reconstruire la cathédrale. Le concours a été remporté par un jeune architecte français Auguste de Montferrand. Il a mis 40 ans pour construire la cathédrale et il est mort juste après la fin des travaux. Les intérieurs illustres de la cathédrale avec des statues, des bas-reliefs, des mosaïques, des muraux, des vitraux ont profondément impressionné les citoyens. Actuellement, la cathédrale s'est transformée en musée et les offices religieux demandent des occasions particulières.

L'amusement préféré des touristes c'est la colonnade accessible jusqu'à l'aube pendant les nuits blanches. La casse est ouverte des 10h30 aux 17h 30.

Ayant contourné la Cathédrale Saint-Isaac, on observe la Maison de l'ambassade allemande. Du style néo-classique européen, la Maison est un bâtiment le plus récent sur la place Saint-Isaac. A présent, c'est le siège de l'administration du Ministère de la justice du District Fédéral du Nord-Ouest.
Aleksandr Dem’iantchouk/TASS

Toujours sur la place Saint-Isacc, entre le Palais Marie et la Cathédrale Saint-Isaac, on remarque la statue de Nicolas I. Sa construction a commencé en 1856, après la mort de l'empereur, d'après un projet de l'architecte Auguste de Montferrand. Elle a été inauguré en 1859.

Iouri Belinskiï/TASS

Le palais sur la rive de Moïka appartient au couple le plus extraordinaire de Pétersbourg d'avant-révolution, à Félix et Irina Ioussoupov. C'est un endroit traditionnel de pèlerinage pour les touristes étrangers qui se passionnent pour les romans policiers. C'est là que Grigori Raspoutine a été tué. Il n'est pas possible de visiter les sous-sols où cette histoire tragique a pris son commencement à titre individuel. Le palais est fameux pour la pompe des salles d'apparat, pour son orangerie, un vrai théâtre et un salon muni du système de surveillance secrète du début du XXme siècle.

Les caisses sont ouvertes du 10h45 aux 17h.


Si on laisse le Palais Ioussoupov à l'arrière, on voit l'ancien bâtiment de l'Académie militaire et juridique d'Alexandre. Il représente actuellement le siège de l'Université militaire de transport des troupes ferroviaires. Après la rue Glinki à droite on remarque le Pont des Baisers et le Pont Krasnoflotski (« de la Marine soviétique » littéralement) qui le succède.
Aleksandr Dem’iantchouk/TASS
Ces deux îles créés par la main d'homme au delta de la Néva représentent un monument unique de l'architecture néo-classique industrielle. Les radeaux passaient sous ce fameux arc qui est mentionné dans les manuels d'architecture partout dans le monde.

On passe devant la bibliothèque de l'Université de l'Education physique et du Sport Lesgaft et on s'approche du Pont Khrapovitski.

Après le Pont Khrapovitski on note le Palais Alexeev qui depuis l'année 2006 abrite la Maison de la musique. Pendant les jours de concerts les caisses sont ouvertes jusqu'aux 20h.

wikipedia.org/Potekhin
L'immeuble porte sur une rivière sombre qui s'appelle Priajka. Elle a été décrite à plusieurs reprises dans les poèmes d'Alexandre Blok. Le poète a vécu ici de 1912 à 1921. Aujourd'hui, le musée-appartement se trouve dans son ancien logement.

Sur la rue Lotmanskaya se situent l'Université technique et maritime d'Etat de Saint-Pétersbourg et le musée des chantiers navals de l'Amirauté. On pénètre dans le cœur du quartier Kolomna, c'est-à-dire, on va sur la place Répine, endroit pittoresque, d'où on se retrouve sur le quai de la Fontanka.

On peut apprendre l'histoire des chantiers navals de l'Amirauté dans ce musée de production sur le quai de la Fontanka. En longeant cette rivière, on passe devant la Passerelle Anglaise et le Pont Égyptien. Derrière la perspective Lermontovski, on voit un petit pont qui enjambe le Canal Krukov (qui tourne à gauche), le Pont Smejni (« contigu ») et le Pont Krassnoarméiski (" de l'Armée rouge ").
TASS

Les pétersbourgeois adultes se souviennent de l'époque où il fallait « se coucher » devant la porte d'entrée pour acheter un billet dans ce théâtre. Efim Kopelyan, Zinaida Sharko, Evgeny Lebedev, Vladislav Strzelczyk, Pavel Louspekaev, Kirill Lavrov, Oleg Borisov, Sergei Iourski, Iouri Demich, Andrei Toloubeev, ce sont des acteurs qui ont servi au théâtre pendant des dizaines d'années. La plupart des coryphées sont déjà décédés, tandis que Oleg Bassilachvili et Alissa Freindlich, leur camarades, jouent toujours des rôles et le font parfaitement.

Andrey Mogouchy, directeur artistique, a insufflé de la vie dans le théâtre et notamment dans la troupe. Il réunit les méthodes formels et l'école dramatique classique de Russie. En tant que preuve, un spectacle superbe en l'honneur d' Alissa Freindlich qui s'intitule Alissa. Le pays des merveilles rassemble des souvenirs très personnels. Andrey Mogouchy met en scène un spectacle-discussion Que faire ?, adaptation du roman de Tchernychevsky et aussi une pièce contemporaine d'Ivan Vyrypaev sous le titre Pianiye (« Les ivrognes »). Les deux font salle comble.

wikipedia.org/A.Savine

La Palais Anitchkov a été construit en 1753 par Francesco Bartolomeo Rastrelli dans le style baroque mais reconstruit à la manière classique dans les années 1776-1778. Il a, d'abord, appartenu à Alexis Razoumovsky, l'époux de l'impératrice Élisabeth. Ensuite c'est Grigori Potemkine, favori de Catherine II, qui a reçu le palais en cadeau. Le palais a été également séjourné par Catherine Pavlovna et Nicolas Pavlovitch, futur empereur et son frère. Enfin, Alexandre III qui habitait ici quand il était empereur de Russie. La dernière propriétaire du palais est devenue sa veuve, Marie Fedorovna, la mère de Nicolas II. Les moments historiques différents ont laissé des traces dans le parcours de vie du bâtiment.

Les escaliers majestueux et une pièce au premier étage avec un jardin d'hiver construit dans les années 1870 par Ippolite Monighetti représentent l'héritage de la gloire d'empire propre autrefois à l'immeuble.

Les pièces magiques, effectuées en 1936 par les peintres d'icônes de Palekh sur la base des contes de fée de Pouchkine et des récits de Gorki, servent d'héritage de l'époque soviétique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, fin 1941 – début 1942, ce sont l'hôpital et le Palais des Pionniers qui s'installaient dans le bâtiment.

Aleksandr Dem’iantchouk/TASS
C'est Sergei Alexandrovitch, le frère d'Alexandre III, ainsi que Dmitri Pavlovitch, l'assassin de Grigori Raspoutine et le neveu de Nicolas II, qui ont résidé ce palais.
Iouri Belinskiï/TASS

Sur la rive opposée de la Fontanka se trouve le Palais Cheremetiev (le Musée de la musique) qui se nomme également comme « maison de fontaine ». Ce palais de pierre à un étage a été construit en 1750.

Les caisses ferment une heure avant la fermeture des portes du musée.

Derrière la place Belinski se situe un des plus vieux cirques en Russie, le Circus Ciniselli.
Aleksandr Dem’iantchouk/TASS

Le château a deux façades dont la première porte sur la rue Klenovaya et la deuxième sur le Jardin d'Été. Le 1 février 1801 Paul Ier a emménagé dans le château. Le 12 mars 1801, à minuit, les deux assassins ont pénétré, en s'égarent de temps en temps dans la brume, dans la chambre de l'empereur. C'étaient des soldats de sa garde impériale, mécontents de son règne.

Depuis 1819 le château des Ingénieurs était le siège de l'École supérieure du Génie où l'écrivain Fedor Dostoevsky a étudié. Actuellement, le bâtiment fait partie du Musée Russe. Dans la cour intérieure on observe une statue de Paul Ier effectuée par Vladimir Gorevoi.

Les caisses ferment une demi-heure avant la fermeture des portes du musée.

Au croisement des deux rivières, la Fontanka et la Moïka, on remarque les deux Ponts des Ingénieurs et les deux Ponts Sadovi. On peut s'arrêter ici et jeter un coup d'oeil sur la petite statue de Tchijik-Pijik ou aller sur le champ de Mars. On continue ensuite jusqu'au quai de la Moïka, en particulier, jusqu'au pont qui enjambe le Canal Griboedov et la Moïka.

Iouri Belinskiï/TASS

En longeant toujours la Moïka jusqu'au Pont Pevchesky, on découvre à droite la place du Palais. On continue le parcours en traversant encore une fois la perspective Nevski en passant par le Pont Vert. On va plus loin sur le Pont Rouge après lequel le Pont Bleu et la place Saint-Isaac qui servent tous les deux de terminus, s'offrent à nos yeux.