Le meilleur de la ville

Vladimir Smirnov/TASS
La stèle Ladya se situe sur la quatrième partie du quai et permet d’admirer les plaines de la Volga. Cette stèle de 20 mètres de long, en fer et en béton, en forme de bateau à voile, a été réalisée d’après le projet d’architectes de Samara, Anatoli Yankine et Igor Galakhov, pour la célébration du 400e anniversaire de la ville. Aujourd’hui, c’est l’un des symboles de Samara. Traditionnellement, diverses fêtes publiques, festivals de jeunes et compétitions sportives sont organisés près de la stèle.
Inna Mendel’son/Welcome2018.com
Elle offre une vue panoramique sur la Volga, sa rive droite et le quai. En été, d’ici on peut admirer la fontaine « chantante » à côté de la piscine CSK VVS, ou les bateaux qui passent sur le fleuve. Son aspect actuel est très récent et date de novembre 2015. Elle a été construite lors des travaux de rénovation de la pente sur la place de la Gloire. Les escaliers qui permettent d’accéder à la plateforme sont équipés de rampes pour les personnes à mobilité réduite.
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Véritable cœur du centre ville aujourd’hui, il y a un siècle et demi cette rue n’était qu’une lointaine banlieue. Tout a changé en 1856, lorsque le marché de la ville a été déplacé de la place Alexeïevskaïa (aujourd’hui renommée place de la Révolution) à la rue Troïtskaïa. Les négociants de Samara ont alors commencé à bâtir ici de jolies maisons en pierre. Peu à peu, la rue est devenue la place principale des ventes et négociations, et a été baptisée Panskaïa. En 1920, elle a été renommée Leningradskaïa. De nos jours, sa partie située entre les rues Kouïbychev et Galaktionovskaïa, où l’on adore flâner, est piétonne. La plupart des maisons bâties par les négociants de Samara au XIXe siècle existent encore. Comme à l’époque, elles accueillent des restaurants et des magasins. C’est aussi l’endroit préféré des peintres, musiciens et magiciens. Leningradskaïa reste la rue numéro un pour le divertissement et les ballades, c’est pourquoi les habitants l’appellent " l’Arbat de Samara ".
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Le sept novembre 1941, des défilés militaires en l’honneur du 24e anniversaire de la révolution d’Octobre eurent lieu dans trois villes : Moscou, Voronej et Kouïbychev. Les tribunes installées sur la place Kouïbychev étaient garnies de dirigeants du pays, de diplomates et de journalistes étrangers. Des troupes d’infanterie, des cadets de l’académie médicale militaire, le bataillon féminin des troupes du district militaire de la Volga, des cavaliers, des chars d’assaut et de l’infanterie mécanisée participèrent au défilé. Des centaines d’avions de combat volaient dans le ciel : avions d’assaut, avions de chasses et bombardiers. Tous les participants partirent au front directement après le défilé.

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La ville de Samara est aussi connue dans tout le pays pour sa célèbre bière Jigoulevskoïe. Son histoire a commencé en 1880, quand l’aristocrate autrichien Alfred von Vacano fit une demande d’acquisition d’un terrain auprès du pouvoir local pour y construire une brasserie. Un an après, la première bière en barrique est sortie, appelée Venskoïe et Venskoie Stolovoïe. L’usine est devenue la première brasserie de Russie équipée avec autant de modernité. L’entreprise a connu un très grand succès et a multiplié sa production par 50 en un quart de siècle. Après la révolution de 1917, les bolcheviks ont exproprié cette usine, affaire à laquelle von Vacano avait consacré quarante ans de sa vie. En 1936, la bière a été baptisée Jigoulevskoïe. Aujourd’hui, plusieurs usines russes fabriquent cette boisson, mais la bière faite à Samara reste la référence et l’étalon du goût.
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Autre symbole de Samara, l’authentique avion d’assaut Il-2, utilisé pendant la Seconde guerre mondiale par les aviateurs soviétiques, était fabriqué à Samara (anciennement Kouïbychev). Durant la guerre, plus de 15 000 célèbres Il-2 sont partis au front. Dans les années 1970, un ancien constructeur a eu l’idée de mettre en place un monument en mémoire de l’avion. Or, il s’est avéré que l’usine ne disposait plus d’Il-2. En automne 1970, sur la presqu’ile de la Kola, on a retrouvé les restes d’un Il-2 abattu pendant la Seconde Guerre mondiale. L’avion a été restauré et, en 1974, mis sur le piédestal au croisement de la chaussée Moskovskoïe et du prospect Kirov. Son inauguration officielle a eu lieu le 9 mai 1975. Le jour du 65ème anniversaire de la Victoire, on y a ajouté un magnifique éclairage.
Un des plus vieux parcs de Samara. À l’époque, une forêt existait ici, près du quai de la Volga, et appartenait au dirigeant des mines de sel d’Iletsk, Grigori Stroukov. Dans les années 1820, il y construit un manoir et aménagea un jardin. Quelques années plus tard, le département où Stroukov travaillait déménagea à Sol-Iletsk, et le jardin fut abandonné. Vers 1849, on mit de l’ordre sur le territoire et un jardin municipal fut officiellement inauguré. De nombreuses fêtes municipales ont eu lieu dans ce parc et il a accueilli des personnalités comme les empereurs Alexandre Ier et Alexandre II. Le jardin Stroukovski comportait un terrain de jeu de quilles, des pavillons commerciaux, une scène d’été et un cinéma. Au milieu du XXe siècle, le territoire a été reconstruit et nommé Parc de culture et de loisirs Maxime Gorki.

De nos jours, le parc a retrouvé son ancien nom. C’est un endroit pour des promenades tranquilles, on y organise des événements traditionnels comme la Journée de la presse ou le Festival des fleurs. Une petite fontaine est installée à l’entrée du jardin. Une statue en mémoire de Maxime Gorki se situe à l’intérieur du parc, ainsi qu’une grotte au-dessus de laquelle se trouve la statue de la chèvre, symbole de Samara. De plus, le jardin Stroukovski possède un skate parc et une scène d’été pour les concerts et le visionnage de films.

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Les habitants de Samara disent : « Les rives de la Volga sont un précieux écrin de la ville. » Le quai est l’une des cartes de visite de Samara, l’endroit préféré des habitants comme des touristes pour se détendre. Jusqu’aux années 1930, la rive de la Volga n’était pas aménagée, on trouvait ici des entrepôts, des écuries, des scieries et autres dépendances. Les travaux d’aménagement ont commencé en 1940, et aujourd’hui le quai est composé de quatre parties de près de 5 km de long au total, depuis la gare fluviale (où l’on peut d’ailleurs acheter des souvenirs) jusqu’au ravin Silikatny. En 2011, un important chantier de reconstruction a démarré. Les travaux doivent être complètement finis pour la Coupe du Monde.

Une des principales attractions du quai est sa stèle Ladia, installée en 1986 à l’occasion du 400e anniversaire de la ville. La structure de 20 mètres de haut en béton faite en forme de bateau à voile est devenue l’un des symboles de Samara. En 2011, après la reconstruction, une fontaine « chantante » a été ouverte près de la piscine CSK VVC, et en 2014 le monument rendant hommage au prince Grigori Zassekine, premier chef de guerre et fondateur de Samara, a été mis en place sur la pente Polevoï.

La deuxième partie du quai est très populaire auprès des amateurs de vie saine et de sport. Il y a des mini-terrains de football et de basket, des pistes cyclables. On peut aussi louer des rollers et des vélos, et l’hiver une patinoire est mise en place. En été 2010, le stade près de la Volga a accueilli la Coupe de Russie de football de plage. L’équipe de Samara, le Krylia Sovetov, a remporté la victoire.

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L’histoire de la ville est étroitement liée à l’espace. Ainsi, depuis plusieurs années le Centre aérospatial Progress conçoit des lanceurs. Le vaisseau spatial Vostok du tout premier vol de Youri Gagarine, a été envoyé dans l’espace par un des lanceurs de Samara.

Le 12 avril 2001, lors de la Journée de la cosmonautique, un monument historique unique en son genre, une authentique fusée Soyouz, a été installé sur la place Kozlov à Samara. C’est dans cet appareil que s’entrainaient les aéronautes russes au cosmodrome de Plessetsk. La fusée-monument a été installée sur le toit du musée Samara kosmitcheskaïa. La hauteur du bâtiment avec le vaisseau atteint 68 mètres. 

L’exposition permanente se trouve au rez-de-chaussée. On peut y admirer de vraies fusées, leurs répliques, des moteurs, une véritable combinaison spatiale ou encore des tubes de nourriture pour astronautes. À la pointe du progrès, des moyens de communication digitale sont mis à disposition des visiteurs. Par exemple, le projet Spacebook : l’espace dans la poche raconte comment les technologies spatiales s’utilisent dans la vie de tous les jours, comment marchent les systèmes de navigation ou les réseaux mobiles. Les passionnés d’espace peuvent assister aux conférences consacrées à la vie quotidienne des astronautes dans la station spatiale.