Plages

Artur Lebedev/TASS

Ses plages et leur accessibilité sont sans doute le principal atout du district de Lazarevskoïe pour attirer les touristes. Du fait que toutes les bases de loisirs du district se trouvent au bord de la mer, les vacanciers peuvent rejoindre à pied les plages depuis l’hôtel ou l’appartement où ils séjournent. Ici, de nombreuses criques et baies alternent avec de larges, parfois jusqu’à des dizaines de mètres, étendues planes de galets. Les limites des plages ne sont pas matérialisées par des clôtures ou des digues, presque absents, mais pas les rivières et ruisseaux qui débouchent dans la mer. Sur les plages municipales, entretenues par des concessionnaires, il y a tout ce qu’il faut en termes de confort et de services. Des cafés et commerces de souvenirs sont ouverts. On y trouve aussi des bazars spontanés où des habitants vendent des fruits et des légumes provenant de leurs propres potagers et des produits artisanaux. Malgré la chaleur, les touristes essaient avec plaisir chandails, gilets, robes et chaussettes tricotés. Ceci étant, une bonne moitié des plages du district de Lazarevskoïe reste sauvage. 

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Pour les habitants de Sotchi, il est une plage qui a une place à part, dont il semble tomber amoureux à l’adolescence, si ce n’est dès l’enfance. Cette plage à moitié sauvage, avec quelques digues dans l’eau et un énorme parc de stationnement bétonné, s’appelle Krasny chtourm (« Assaut rouge » en russe). Elle se situe le long de la route fédérale, sur le chemin entre Sotchi et Adler, avant le tunnel de Khosta. Elle a reçu son nom du sanatorium éponyme qui se trouvait jadis au-dessus de la plage, derrière les murs de soutènement au-dessus de la route. Il n’y a pas de toilettes ni de commerces, et pour se changer il faudra avoir une voiture ou se cacher derrière une serviette. Dans l’eau, il n’y a pas de pente mais des marches en béton. Néanmoins, jusqu’à une date récente, on pouvait approcher sa voiture de l’eau, et, aujourd’hui encore, les jeunes sautent dans l’eau sur de longues tyroliennes improvisées accrochées aux vieux pylônes du débarcadère. Les habitants de Sotchi aiment cette récréation sauvage loin des innombrables touristes et de l’effervescence de la ville.

Parmi les plages de Sotchi, les plages clôturées des sanatoriums, pensionnats et hôtels occupent une place particulière. Il s’agit de rivages bien entretenus pour la relaxation tranquille des clients. Ici, pas d’agitation, en général un ou deux cafés estivaux sont ouverts, ainsi que quelques magasins de souvenirs. 

Parcs et arboretums des sanatoriums, allant parfois jusqu’à l’eau, servent de décoration à ces lieux. Tout le matériel de plage est gratuit, les vacanciers y apparaissent entre les repas, les traitements et la relâche quotidienne. 

Malgré les clôtures les séparant des plages municipales, les habitants de la station peuvent accéder aux sanatoriums. Pour ce faire, avant l’ouverture de la haute saison, l’habitant doit se faire délivrer un laisser-passer gratuit auprès du sanatorium dont il souhaite fréquenter la plage. La présentation d’un permis de résidence suffit à se faire délivrer ce laisser-passer. Ainsi, les autorités municipales garantissent aux habitants de Sotchi l’accès aux plages. Certains sanatoriums acceptent les visiteurs sans laisser-passer, sur simple présentation du passeport et paiement d’une somme déterminée.

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La plus célèbre plage de Sotchi se trouve près du parc du même nom à l’embouchure du fleuve Sotchi. La plage a acquis sa renommée grâce à son emplacement idéal, parce que c’est l’une des plus larges côtes de galets et de sable de la ville, mais aussi pour ses nombreux divertissements.

Outre des services standards comme les douches, cabines pour se changer, transats et parasols en location ou massages, il y a aussi des attractions pour enfants et adultes : trampolines, banane et jet-ski, ou vol au-dessus de l’eau en parachute. Il n’y a pas que les touristes qui aiment cette plage, les sportifs aussi, pour lesquels ont été installés sur le rivage des appareils de musculation et aménagée une zone pour l’entraînement complet en plein air. On y dispute des rencontres entre équipes de beach-volley sur deux terrains grillagés. N’importe qui peut y participer gratuitement.

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Les principales plages municipales sont situées le long de la promenade du bord de mer au centre de Sotchi. Tous les touristes résidant dans ce quartier y affluent.  Elles sont toujours très animées et joyeuses.  Dans les cafés et restaurants côtiers, qui alternent avec des boutiques et magasins de souvenirs, de la musique est jouée presque 24h/24.  

Sur les plages, on vend des encas traditionnels : maïs chaud, fruits, glaces et pâtisseries. Le rivage de galets est divisé en dix sections par des digues. Il y a beaucoup d’endroits où louer des chaises longues et des parasols, et ceux qui tiennent à leur intimité peuvent louer une tente ou un bungalow.

Ces plages sont très commodes pour les touristes avec des enfants. Grâce aux digues, pénétrant sur une dizaine de mètres dans la mer le long du rivage, des petits bassins sont apparus. Il n’y a presque pas de vagues et ils sont peu profonds. Voilà pourquoi ceux qui aiment nager jusqu’aux bouées devront dépasser les blocs de béton à la nage.

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La plage de galets la plus moderne de Sotchi se trouve à Imeretinski, elle court sur cinq kilomètres depuis le parc Olympique jusqu’à fleuve Psou, formant la frontière avec l’Abkhazie. La plage est apparue pendant les années de préparation de la station aux Jeux Olympiques 2014 et devient chaque année mieux aménagée.  

Des escaliers partent du rivage Olympique, qui compte une foule de cafés, de points de location de vélos, de fast-foods, de terrains de sport, d’attractions et de plages divisées en sections par des digues. On peut y choisir n’importe quelle place selon l’humeur : avec pergola, chaises longues et parasols, ou avec aires de jeux pour enfants. 

Il y a de nombreuses douches et cabines pour se changer modernes sur la plage, des sauveteurs veillent et un réseau Wi-Fi gratuit est apparu à l’été 2016. L’accès est gratuit mais tous les services supplémentaires sont payants.