Grottes et cascades

Artur Lebedev/TASS

La grande cascade de chutes d’eau se trouve dans le district de Lazarevskoïe, sur le fleuve Chakhe. La meilleure façon de les atteindre est d’y aller dans le cadre d’une randonnée organisée ou en tout-terrain, car le chemin passe par un village de montagne et le lit du fleuve. Cette célèbre cascade, composée de petites chutes d’eau (la plus haute fait près de sept mètres) et de rapides, se trouve sur l’affluent droit du Chakhe nommé Djegoch, dont la longueur fait moins de deux kilomètres en comptant la partie asséchée de son lit. Au début de l’itinéraire, un café et une boutique de souvenirs fonctionnent pour les touristes. Grâce aux petits ponts et escaliers en bois, installés sur les deux rives du fleuve, on peut voir 17 des 33 chutes d’eau. Ceux qui souhaiteraient en voir plus devront parcourir eux -mêmes la forêt et les côtes rocheuses. Tout l’itinéraire passe pas une forêt ombragée. Les chutes d’eau sont également célèbres grâce aux lacs qu’elles forment, où l’on peut se baigner.

Dans une zone protégée de Krasnaïa Poliana, il y a des sources d’eau de Narzan et une chute d’eau pittoresque sur la rivière Psloukh. Elles se trouvent à environ six kilomètres du village. On peut s’y rendre en voiture. Ces lieux sont réputés pour leur superbe bosquet de noisetiers et de poiriers entouré de majestueuses montagnes. Depuis celui-ci, il est facile d’atteindre la chute d’eau à pied ou à cheval. On y trouve trois sources d’eau de Narzan. Malgré le fait qu’elles jaillissent à la surface à quelques centimètres les unes des autres, leur eau varie en termes de goût et de composition. Il est agréable de venir en ces lieux non seulement l’espace d’une journée de détente, mais on peut aussi y séjourner sous la tente tout en profitant de l’air pur de la montagne. Il y a des boutiques de souvenirs et un petit café pour les touristes.

Artur Lebedev/TASS

C’est l’un des quelques sites du parc national accessible à pied, voilà pourquoi il n’y pas de visites guidées qui mènent ici. Depuis le centre de la commune de Lazarevskoïe, par la rue Svirskaïa, en suivant les indications « Vodopad » et « Svirskoïe ouchtchelie », on peut atteindre le début de l’itinéraire touristique. Il est signalé : des marques de peinture sur les rochers et les arbres empêchent de se perdre. Le sentier mène à un canyon creusé par l’eau dans la montagne, le long du ruisseau Svirski, jusqu’à la première cascade. Sa hauteur est d’environ sept mètres, on peut se baigner dans le lac qu’elle forme. Depuis la clairière bordant la gorge, un autre sentier débouche sur une petite zone rocheuse à partir de laquelle on peut se rendre à une seconde chute d’eau et à un dolmen. En suivant les indications et en passant devant une autre chute d’eau, on arrive à ce qu’on appelle la pierre de Lune. En fait, c’est un bloc de grès. Il porte une plaque indiquant qu’il s’agit d’un monument historique naturel protégé par l’Etat. La longueur totale de l’itinéraire, où il y a quelques emplacements pour pique-niquer, est d’un peu plus de trois kilomètres, voilà pourquoi la promenade dans les gorges, presque jamais exposées aux rayons du soleil et où règne une pénombre agréable, ne prend pas beaucoup de temps. 

Une des curiosités naturelles du district de Lazarevskoïe de Sotchi se trouve non loin du village montagnard de Nadjigo, accessible en bus. Pour aller plus loin dans la forêt jusqu’aux gorges et aux chutes d’eau, il faut marcher ou monter dans un véhicule tout-terrain. Au bout de deux kilomètres, un chemin forestier mène à la rivière Koumychtep, affluent droit du Nadjigo, qui rejoint la rivière Goumychtep. Dans les gorges, creusées par l’eau dans la roche, se trouvent de majestueuses chutes d’eau. Non loin du point de confluence, sur le Koumychtep, à une hauteur de 32 mètres, la première chute d’eau jaillit. On peut la rejoindre à pied.  Encore plus en amont de la rivière se trouvent 13 chutes d’eau d’une hauteur de cinq à huit mètres, mais aucun sentier n’y mène.

La rivière Goumychtep est plus populaire auprès des touristes dans la mesure où les sentiers, escaliers et passerelles aménagés permettent d’aller du point de confluence des rivières à deux petites chutes d’eau d’une hauteur de 4,5 et 6,5 mètres, puis de se promener jusqu’à la plus haute (35 mètres), qui est aussi la plus puissante.  

Artur Lebedev/TASS

Les cascades de chutes d’eau Psydakh et Chapsoug sont les préférées des habitants locaux et des touristes. Elles se trouvent sur le fleuve Ache, dans le district de Lazarevskoïe de Sotchi, à environ cinq kilomètres du village de Kalej. La meilleure façon de s’y rendre est de trouver une visite organisée. Sur l’affluent gauche du fleuve Ache, on peut voir une belle cascade composée des trois chutes d’eau de Psydakh. La principale et la plus haute d’entre elles est celle du haut, elle se déverse dans la gorge de 30 mètres. Puis l’eau s’engouffre dans un étroit défilé dans des rapides et chute de cinq mètres dans un bassin rocheux aux parois abruptes. Ensuite, elle s’écoule lentement dans la plus modeste des chutes d’eau, qui fait deux mètres. Toutes les chutes d’eau sont équipées de sentiers et de plateformes d’observation.  En allant plus en amont du fleuve, puis en remontant son affluent gauche, on peut aller jusqu’à une autre cascade faite des quatre chutes d’eau Chapsoug. La chute d’eau à deux niveaux inférieure, d’une hauteur de 20 mètres, impressionne le plus. 

Artur Lebedev/TASS

Les excursions aux chutes d’eau d’Agoura et aux Rocs de l’Aigle sont populaires dans la partie centrale de la station. Et ce toute l’année! Ce que favorise leur accès facile en transports. Le sentier aménagé dans les gorges mène à une cascade de trois chutes d’eau. La plus haute mesure 21 mètres, la moyenne 23 mètres et la plus basse 30 mètres. Il y a aussi un petit lac appelé Coupelle du diable avec une grotte. En atteignant la chute d’eau inférieure, on peut se baigner dans son grand lac et se relaxer au café sur la rive. Le chemin vers les deux autres chutes d’eau traverse des falaises abruptes, mais grâce aux marches qui y ont été aménagées même les enfants les surmonteront. Les gorges de l’Agoura sont non seulement le théâtre de randonnées, mais aussi d’aventures pour les plus intrépides, car on peut y faire du canyoning et descendre les chutes d’eau elles-mêmes. Au cours des semaines les plus chaudes de l’été, le fleuve s’assèche, mais ses gorges n’en sont pas moins belles et fascinantes.

Depuis le fleuve Agoura, il est possible de grimper le long d’un sentier vers un autre site d’intérêt, les Rocs de l’Aigle, surplombant la gorge. La vue qui s’ouvre alors sur les montagnes et la mer, la forêt dense et le fleuve, est à couper le souffle. La statue de Prométhée installée sur les rochers ajoute également une touche de romantisme. Selon la légende, c’est ici que se trouvait le rocher auquel les dieux de l’Olympe enchaînèrent Prométhée pour le punir d’avoir donné le feu aux hommes. 

Artur Lebedev/TASS

Sur la route de Dagomys à Solokh-aoul, dans la vallée du fleuve Dagomys, se trouve un lieu étonnant, les Bassines de Dagomys. Il est apparu du fait du travail pluriséculaire du fleuve, s’étant frayé un chemin dans l’épaisseur des couches de marne et d’argile.  Des cloisons et de grands bassins remplis d’eau se sont formés dans le lit, c’est ce qu’on appelle les bassines. Ces bassines d’eau de montagne pure et tiède sont ici nombreuses. Elles sont entourées par une forêt dense, créant une ombre fraîche l’été. On peut se rende ici dans le cadre d’une excursion, mais aussi en bus ou en voiture, ce qui a fait des Bassines de Dagomys un lieu de détente populaire et un sanctuaire où fuir la chaleur estivale pour les touristes et les habitants locaux. Il y a un bania et un café, et non loin se trouvent les plus vieilles plantations de thé de Russie.

Sergueï Bobylev/TASS

Ce monument naturel protégé par l’Etat est situé dans la vallée du fleuve Khosta. Près de l’endroit de confluence des Khostas Occidentale et Orientale se trouve un petit canyon d’une beauté fascinante. Pendant des milliers d’années, l’eau l’a façonné dans la roche, et l’on peut aujourd’hui s’émerveiller des courbes fluides des parois de 50 mètres, des bancs de sable et du fond lisse du canyon d’une largeur pouvant atteindre cinq mètres. En raison de ses torsions il a reçu le nom de portes du Diable. Le canyon est entouré d’une forêt protégée où l’on peut rencontrer des plantes de la période pré-glaciaire. Ce site naturel est divisé en deux parties: l’une est protégée, l’autre est ouverte à la promenade. Il est possible de se rendre aux portes du Diable à travers le territoire du bosquet Tisso-samchitov ou d’atteindre en voiture l’aire de pique-nique organisée avec ses tables et espaces pour faire des feux. Une petite plage a également été aménagée sur la rive du fleuve de montagne. 

Artur Lebedev/TASS

La vallée du fleuve Sotchi compte beaucoup d’affluents avec de belles chutes d’eau. Sur l’un des affluents, l’Ajek, il y a une cascade de chutes d’eau dont la plus belle et la plus grande a reçu ce nom. Elle est située à environ six kilomètres de la commune d’Orekhovka, le chemin qui mène à elle passant par la forêt le long d’un sentier longeant des falaises et de ponts enjambant rivières et ruisseaux. Le sentier est signalé par des marques et des repères, ainsi que par des panneaux indicatifs. C’est un sentier de randonnée difficile, mais le chemin jusqu’aux chutes d’eau laissera de beaux souvenirs. A la fin, les voyageurs seront récompensés par un spectacle étonnant : à une hauteur de 25 mètres l’eau jaillit dans un énorme bassin creusé dans la roche et s’écoule dans le petit lac d’une grotte de pierre.  Le soleil, qui n’illumine jamais complétement la cascade, crée à cet endroit une atmosphère particulière féérique. 

Les canyons de la rivière Psakho, Mokry (Humide) et Soukhoï (Sec), recèlent d’une nature incroyable.   Le premier s’étend sur près de deux kilomètres dans le lit de la rivière. Sa largeur va de 1,5 à 10 mètres. Le canyon Humide se présente sous la forme de petites chutes d’eau avec des grottes et de rapides avec des lacs et des canaux sinueux dans l’eau desquels tantôt la transparence cristalline permet de voir le fond des flots et leurs occupants, tantôt les jeux de lumière les transforment en encre noire mystérieuse. Pour parcourir tout le canyon, il faudra sauter d’une rive à l’autre, passer par des zones rocheuses ou traverser la rivière à gué.

Depuis le canyon Humide, un sentier à travers la forêt monte jusqu’au canyon Sec, encore plus impressionnant. Il est apparu il y a des millions d’années à cause d’une énorme faille dans la roche après un tremblement de terre.  Au point le plus étroit, sa largeur est de moins d’un mètre et sa profondeur de près de 30 mètres. A cet endroit, on peut voir des arbres qui poussent dans la roche sans qu’il n’y ait un pouce de terre.  Ce lieu est non seulement apprécié des touristes, mais aussi des varappeurs, dont on peut suivre les itinéraires en repérant les traces blanches sur les parois rocheuses. 

La cascade de Vodoleï est une curiosité du parc national de Sotchi depuis relativement peu de temps. Le sentier aménagé qui y mène est en effet apparu en 2011. Depuis lors, cette cascade est devenu un lieu de détente privilégié. On l’aime pour son accessibilité et son atmosphère paisible et agréable. Depuis la route, un sentier recouvert de graviers traverse l’épaisse forêt, puis la profonde gorge de la rivière et débouche au bout de quelques centaines de mètres sur la cascade de chutes d’eau. La plus grande et la plus belle d’entre elles a reçu le nom de Volodeï. Elle est haute d’environ dix mètres. Les nombreux bancs installés ici permettent d’admirer les jets et de se détendre aux sons de la forêt.

Elle a reçu son nom, pour le moins intimidant, grâce à un guide proactif ayant décidé que son nom traditionnel, Glouboki Yar («ravin profond»), n’était pas assez attractif. C’est l’une des plus hautes chutes d’eau de Sotchi, atteignant 41 mètres. Elle est située sur l’affluent gauche de la Mzymta, au niveau de la plateforme d’observation près de la gorge Akh-Tsou. En visitant cet endroit, les touristes peuvent voir directement trois étonnantes chutes d’eau. La première, la plus haute, tombe dans une poche de pierre originale créée dans la roche par l’érosion. Sous la chute d’eau se cache un petit plan d’eau et une grotte d’une longueur de plus d’un kilomètre avec une rivière souterraine et une chute d’eau souterraine de 18 mètres. C’est arrivé parce que la rivière avait deux lits: à la surface et sous terre. Les chutes d’eau ont l’air de se chevaucher les unes les autres. En aval, la rivière se transforme de nouveau en une série de rapides avec une chute d’eau de neuf mètres. Aux environs de la rivière se trouvent les ruines d’une église chrétienne médiévale, construite sur les restes d’une forteresse antique.

Sergueï Bobylev/TASS

Dans la vallée du fleuve Khosta se trouve un lieu de relaxation populaire auprès des habitants locaux et des touristes, les gorges de Navalichtchensk. C’est le résultat de plusieurs siècles de travail de l’eau qui, tel un sculpteur, a réussi à façonner les pierres et les rochers, traçant parmi eux un chemin sinueux avec de profonds méandres et rapides. L’eau dans les gorges est si pure qu’en plus d’autres occupants on y trouve des crabes de rivière. La forêt, qui ne manque pas d’eau, a décoré les parois du profond canyon d’arbres anciens créant des ombres mystérieuses. Dans ce coin de la réserve du Caucase se trouve un itinéraire touristique d’une longueur d’environ un kilomètre et demi. Des clairières pour les pique-niques y ont été aménagées, ainsi qu’un café et un bania.

Artur Lebedev/TASS

Ce coin du parc national de Sotchi se trouve dans la vallée du fleuve Kouapse, qui est littéralement encastrée entre deux crêtes, celles d’Acheï et de Bezymian, et est couverte de chênaies, châtaigneraies, charmaies et fougeraies.

Ces gorges tirent leur nom d’un héros d’une épopée locale, le vieux Mamed, qui, à l’image d’Ivan Soussanine, mena les ennemis dans une forêt infranchissable, sauvant ainsi les habitants du village. 

Un éboulis derrière lequel commence le sentier aménagé bloque l’accès à la gorge. En suivant ce dernier le long d’une petite grotte, on débouche dans un étroit corridor rocheux. Le fleuve, qui traverse les montagnes pour se jeter dans la mer, a presque créée une arche ici: à trois mètres de hauteur les parois de la gorge se resserrent. Après le tunnel, la gorge s’élargit considérablement et s’ouvre ce qu’on appelle la Salle blanche, lavée par les méandres du fleuve et qui tire son nom du calcaire. Sur l’une des parois de la «salle», à une hauteur de plus de dix mètres, jaillit une cascade populairement appelée Barbe de Mamed. Non loin d’elle, une autre cascade alimente la petite cuvette du Bain de Mamed. Plus profondément dans la gorge se trouve une cascade à trois bassins pour la baignade, que les locaux appellent bassins de la santé, de la beauté et de l’amour. A partir de ces derniers, un sentier monte et ramène les voyageurs à la clairière de noyers. 

Artur Lebedev/TASS

La grotte des Sorcières, encore méconnue, attire les touristes aventureux dans le district Lazarevskoïe de Sotchi. Il est possible de s’y rendre en voiture ou dans le cadre d’une excursion organisée. Ceux qui souhaitent explorer la grotte doivent se préparer à nager. Ce qu’on sait pour l’instant, c’est que la longueur de la grotte est d’à peu près 80 mètres. Elle est dépourvue des traditionnels stalactites et stalagmites et se présente comme un tunnel d’une largeur d’environ deux mètres et d’une hauteur d’environ 1,5 mètres. La grotte est partiellement submergée par une eau qui ne disparaît jamais et dont la profondeur va de quelques centimètres à un mètre. On peut nager dans le couloir principal sur près de 75 mètres. Le chemin est d’abord barré par un petit siphon, puis par un deuxième, que personne n’a pu franchir jusqu’à présent. Cela limite la possibilité d’explorer ce lieu insolite. Une légende locale veut que la grotte fasse environ 12 kilomètres de long et qu’elle débouche dans les environs du village de Bolchoï Pseouchkho.  Ce passage aurait soi-disant aidé les tribus locales à se sauver lors d’invasions ennemies. Nul ne sait pourquoi la grotte du district de Lazarevskoïe de Sotchi a un nom intrigant, faisant allusion aux forces du mal. Mais quel que soit le nombre de versions, il est impossible de les réfuter ou de les confirmer tant que toute la grotte n’aura pas été étudiée.

Sur la crête d’Atchikho, s’élevant au-dessus de Krasnaïa Poliana, se trouve un ensemble de lacs de montagne à une hauteur de plus de 1800 mètres d’altitude. Ils sont nommés en l’honneur du botaniste Vikenti Khmelevski, qui a vécu ici et étudié la flore et le climat de Krasnaïa Poliana au début du XXe siècle. Des tours en jeep sont organisés pour aller aux lacs, mais les amateurs de randonnée peuvent monter eux-mêmes les 11 kilomètres de la route de montagne. Affectueusement appelés par le peuple « Khmeli », ce sont quatre grands lacs limpides et plusieurs plus petits, s’étendant dans les prairies montagnardes et entourés par la forêt. Ils sont rassemblés dans un itinéraire touristique d’une longueur de près de trois kilomètres. Depuis les plateformes d’observation près des lacs s’ouvre une magnifique vue sur les montagnes du Caucase, et à partir de là on peut voir les sommets Atchichkho, Ficht, Tchougouch et Aïbga.