Lieux historiques

Sergueï Bobylev/TASS

Un des meilleurs exemples du style impérial stalinien à Sotchi, ce sanatorium porte le nom de Sergo Ordjonikidze, commissaire du peuple à l’Industrie lourde. Il a été crée par une équipe de jeunes architectes dirigés par l’éminent bâtisseur Ivan Kouznetsov. Imposantes colonnades, façades en forme d’arcs, vastes halls, fresques au plafond et merveilleux arboretum firent du sanatorium un véritable palais. À la fin des années 1930, il accueillit ses premiers clients puis acquit une renommée dans toute l’Union soviétique, et aujourd’hui encore. Les habitants de toutes les républiques le connaissaient grâce au film Le Vieux Khottabytch : le magicien atterrissait en tapis volant dans une fontaine du sanatorium.

De nombreux citoyens de l’URSS rêvaient de se promener sous les majestueuses coupoles, arches et colonnes du sanatorium. La fontaine centrale des Bacchantes dansantes et les sculptures du sanatorium devinrent l’une des cartes de visite de Sotchi. Aujourd’hui, le sanatorium est plébiscité par les jeunes pour des sessions photo et promenades romantiques.

Artur Lebedev/TASS

Sur une montagne près du village de Loo se trouvent les ruines d’une église byzantine apparue ici entre le Xe et le XIIe siècles. Puis, elle fut plusieurs fois reconstruite, détruite et rénovée, avant d’être transformée en forteresse aux XVe et XVIe siècles. Seul un mur nous est parvenu, ainsi que quelques tombes et des traces de maçonnerie grâce auxquelles il est facile de déterminer les dimensions de l’église et de discerner l’emplacement de l’autel. 

Aux côtés d’autres monuments semblables, cette église entérine la version de l’existence de la chrétienté dans le Caucase nord avant son islamisation, dont les premières tentatives sont liées à l’invasion de Tamerlan et à la propagation massive de l’Islam à la fin du XIVe siècle. 

Autrefois, les habitants locaux y venaient le soir, allumaient des cierges et formulaient des vœux qu’ils écrivaient sur des bouts de papier qu’ils plaçaient dans le mur. Aujourd'hui, les ruines de l’église sont l’un des sites d’intérêt du Parc National de Sotchi.

Aleksandr Lebedev/TASS

En plein centre de Sotchi, on peut voir où a commencé la principale station balnéaire russe. La petite maçonnerie entre le port maritime et la cathédrale Michaël Archange est la ruine du fort Alexandrie (également appelé Navaginski ou Dakhovski). Il a été fondé en bord de mer, à l’embouchure du fleuve Sotchi, en 1838, et ne servit pas seulement aux soldats russes lors de la Guerre du Caucase, mais aussi, plus tard, aux architectes.

A la fin du XIXe siècle, les remparts du fort furent utilisés pour l’édification de la principale église de la ville et le phare. Aujourd’hui, en plus d’une partie de l’enceinte du fort, on peut voir une tablette commémorative en marbre racontant l’histoire de la fortification.

Sergueï Bobyleva/TASS

La tour sur le mont Akhoun fut construite en 1936 selon les plans de l’architecte Sergueï Vorobiev. On peut la voir depuis tous les districts de Sotchi. Fait de calcaire blanc, il est semblable aux tours de garde telles que construites dans le Caucase au Moyen-Âge. 

La vue de la plateforme d’observation, située à une altitude de presque 700 m, est l’une des plus belles de la ville, voilà pourquoi la tour est depuis longtemps l’un des endroits préférés des touristes et des habitants. Les guident racontent aux touristes qu’il est possible d’apercevoir la côte turque par temps clair. 

Les habitants de Sotchi aiment tant ce monument qu’ils ont inventé leur tradition maritale : pour que la future vie de famille soit réussie, le nouveau marié doit porter dans ses bras son épouse jusqu’au sommet de la tour, ce qui revient à monter sur le toit d’un étage de neuf étages. 

Au pied de la tour, on peut goûter un thé local, du miel aromatisé, des confitures de baies et de noix, acheter des souvenirs et monter à dos d’âne ou de bourricot.

Aleksandr Demiantchouk/TASS
Le parc, descendant des montagnes vers la mer, fut aménagé à la fin du XIXe siècle par Sergueï Khoudekov, riche entrepreneur, éditeur, historien du ballet et écrivain. En 100 ans et quelques, le parc est devenu l’un des plus luxuriants arboretums au monde: cette richesse florale crée l’impression d’une forêt féérique. Pour ne rien rater, il faut acheter une carte en plus du billet. Dans le parc Inférieur est plantée une roseraie avec sept variétés de roses. Il y pousse une bambouseraie, on y trouve un étang où vont et viennent des cygnes et des pélicans, et les sentiers voient passer des ragondins ou bondir des écureuils.

Derrière l’avenue Kourortny se trouve l’entrée du parc Supérieur, qui est beaucoup plus grand. Au milieu des palmiers, sakura, cyprès et séquoias sont construits des fontaines, grottes artificielles, kiosques et une orangerie. Partout dans le parc sont installés des panneaux avec des QR-codes. Avec l’aide d’un smartphone et d’une application dédiée, on peut ainsi en apprendre beaucoup sur presque tous les arbres et les fleurs de l’arboretum. 

Entre les parcs Inférieur et Supérieur fonctionne un téléphérique, et non loin de la station supérieure se trouve une plateforme d’observation donnant sur la mer. 

Salle d’exposition de l’Orangerie : mar.-jeu., sam.-dim. 10h-12h, 13h-17h, 
pavillon floral : lun.-dim. 10h-18h.
Sergeï Bobylev/TASS

Le théâtre d'hiver est apparu à Sotchi en 1937 et il est devenu l'un de ses cartes de visite. Un bel immeuble qui est le monument architectural de la Russie, a été construit d'après le projet de Konstantin Tchernopiatov. Le théâtre semble particulièrement aérien grâce aux 88 colonnes qui entourent le bâtiment. Au-dessus du fronton se pavanent trois déesses comme descendues du ciel - Melpomène, Terpsichore et Thalia sculptées par Vera Mukhina.

La vie du théâtre, qui a été construit en trois ans, a commencé à mai 1938 par la mise en scène de l'opéra "La Fiancée du tsar" de Nikolaï Rimski-Korsakov. Depuis lors, les meilleures troupes du pays interviennent sur cette scène. Le théâtre n'a pas de troupe permanente, mais lors des tournées les spectateurs applaudissent les troupes de Théâtre Bolchoï et Théâtre Maly, Théâtre académique de la Satire de Moscou, Théâtre Mossovet, Théâtre Mariinsky et d'autres. Toutes ces années, le Théâtre d'hiver reste l'un des sites culturels principaux de la ville où les festivals des artistes bien connus - Iouri Bachmet et Denis Matsouïev, Igor Butman et Iouri Grigorovitch - sont organisés. Le Théâtre d'hiver accueille des cérémonies du festival principal du cinéma russe "Kinotavr".