Lazarevskoïe

District côtier le plus périphérique de Sotchi, il est idéal pour des vacances en famille reposantes. Lazarevskoïe réjouit les touristes grâce à ses larges plages et ses beautés naturelles. En le visitant, on découvre une partie de Sotchi à peine touchée par les changements «olympiques».

La petite gare d’une blancheur immaculée, située entre les palmiers et les fleurs, donne au premier regard l’impression d’être dans une station balnéaire. De plain pied, composée de plusieurs bâtiments, elle est apparue en 1951 et a tout de suite occupé une place centrale dans la vie de la commune. Les touristes arrivent ici et les habitants locaux viennent à leur rencontre. Le chemin d’accès à la mer, qui commence à 150 mètres du quai, longe également la gare. Autour, on a implanté la gare routière et de nombreux hôtels, centres commerciaux et cafés ont été construits. L’ornement principal de la gare est le buste de l’amiral Mikhaïl Lazarev, tourné vers la mer. Les passagers des trains sont les premiers à le voir. Le monument à l’illustre officier, ayant joué un rôle majeur dans la conquête du Caucase et la fondation de Sotchi, a été installé en 1954.

Sergueï Bobylev/TASS

Le musée ethnographique s’est installé dans un monument historique, la propriété à deux niveaux du marchand Popandopoulo, construite au début du XXe siècle. Avec son toit à plusieurs niveaux, ses flèches en bois et ses vieilles tuiles rouges, cette maison fut habitée par le propriétaire. Après la révolution de 1917, elle servie d’école, puis fut transférée au musée, qui a ouvert ses portes en 1990. L’exposition se répartit dans trois salles et raconte la vie quotidienne et la culture de la population de Sotchi depuis l’antiquité jusqu’au début du XXe siècle. On peut y apprendre beaucoup de choses sur l’histoire des adygo-chapsoughs (population indigène du littoral caucasien de la mer Noire) et les étapes de colonisation après la Guerre du Caucase, mais aussi se familiariser avec les traditions et la culture des nouveaux colons. Les employés du musée ont rassemblé plus de mille pièces d’exposition.

Cette église compacte de seulement 17 mètres de haut est apparu en 1903 dans un bosquet de chênes, loin des bâtiments résidentiels. Comme la plupart des églises de Russie, son histoire compte des années de désolation et de ruines et des années de renaissance et de développement. En 1936, l’église a été fermée, la chapelle et les icônes ont été détruites, et un musée de peintres moscovites qui séjournaient périodiquement à Lazarevskoïe s’y est installé. Elle a ensuite abrité un centre de radiodiffusion. Les messes ont repris après 1950, mais il y eut encore par la suite des tentatives pour transformer l’église en institution laïque. Dans les années 1990, avec le soutien de l’administration locale, le toit du bâtiment fut rénové, un dôme doré fut installé et des fresques apparurent à l’intérieur. 

Aujourd’hui, le territoire du complexe d’églises abrite aussi l’église Saint-Séraphin-de-Sarov, un réfectoire et un musée sur l’histoire de l’église. En 2005, une école biblique a ouvert ses portes dans l’église, à destination des enfants, avant d’être élargie aux adultes en 2014.

L’histoire de Sotchi a commencé au milieu du XIXe siècle avec la construction de forts et forteresses. De nos jours, la côte conserve des fragments de plusieurs édifices historiques. On peut voir l’un d’entre eux dans la commune de Lazarevskoïe, au bord du fleuve Psezouapse : il s’agit d’une série de maçonneries rappelant les années de la Guerre du Caucase. Le fort, avec lequel commença l’histoire de la commune moderne, vit le jour en 1839, quand la flotte dirigée par l’amiral Mikhaïl Lazarev se trouvait à l’embouchure du fleuve. Sous son commandement, un fort fut érigé en quelques mois et nommé en son honneur. La fortification fut détruite au cours de la Guerre de Crimée dans les années 1860. Le poste militaire de Lazarevskoïe fut créé à sa place, autour duquel se développa plus tard un village.

Le plus célèbre dolmen de la côte de la mer Noire du Caucase se trouve aussi à proximité de la commune de Lazarevskoïe. Le dernier des dolmens monolithiques, aux dimensions incroyables par rapport aux édifices du même genre, se trouve dans les gorges de Volkonka. Les scientifiques étudiant les dolmens en dalles, en croix, en cercles et monolithiques débattent aujourd’hui encore de leur fonction, les considérant tantôt comme des tombes, tantôt comme des édifices pour le culte. Mais le géant de quatre mètres de haut de Sotchi a l’air encore plus intéressant et mystérieux avec ses dimensions de maisonnette faite de rochers de grès. A une hauteur de quatre mètres, une plateforme a été réalisée sur l’un des blocs, avec un trou circulaire menant à une petit salle en forme de fer à cheval au plafond circulaire. Il y a encore quelques concavités sur le toit du dolmen. En suivant le sentier qui part de ce dernier, on débouche dans une gorge magnifique. Son ornement principal est le drôle de roc des Deux frères: à cause d’un petit ruisseau descendant à flanc de colline, deux masses rocheuses se chevauchent littéralement, sans qu’on puisse comprendre à quel endroit elles se dissocient. 

Sergueï Bobylev/TASS

L’attraction principale du parc de la culture et des loisirs de la commune de Lazarevskoïe est la plus haute grande roue de Russie. D’une hauteur de 73 mètres, elle a été conçue par l’illustre constructeur Vladimir Gnezdilov pour les 850 ans de Moscou en 1995. Désormais à Sotchi, cette grande roue permet de s’élever à 80 mètres au-dessus du sol dans des cabines fermés ou des fauteuils ouverts. Cette hauteur offre une vue magnifique sur les montagnes du Caucase, toute la commune et l’immensité marine. Le mieux est d’y monter au coucher de soleil, lorsque le ciel rosit est illuminé des rayons de l’astre tombant dans la mer.

Le parc en lui-même fut fondé en 1975 et planté de toutes sortes de plantes exotiques fournissant de l’ombre dans la chaleur de l’été. Dans le parc, un village d’attractions fournit des divertissements. Il est situé près de la mer. Il y a aussi quelques cafés et des scènes de concert ouvertes où, l’été, se produisent des artistes de la scène russe et qui accueillent divers festivals.

Artur Lebedev/TASS

Ce coin du parc national de Sotchi se trouve dans la vallée du fleuve Kouapse, qui est littéralement encastrée entre deux crêtes, celles d’Acheï et de Bezymian, et est couverte de chênaies, châtaigneraies, charmaies et fougeraies.

Ces gorges tirent leur nom d’un héros d’une épopée locale, le vieux Mamed, qui, à l’image d’Ivan Soussanine, mena les ennemis dans une forêt infranchissable, sauvant ainsi les habitants du village. 

Un éboulis derrière lequel commence le sentier aménagé bloque l’accès à la gorge. En suivant ce dernier le long d’une petite grotte, on débouche dans un étroit corridor rocheux. Le fleuve, qui traverse les montagnes pour se jeter dans la mer, a presque créée une arche ici: à trois mètres de hauteur les parois de la gorge se resserrent. Après le tunnel, la gorge s’élargit considérablement et s’ouvre ce qu’on appelle la Salle blanche, lavée par les méandres du fleuve et qui tire son nom du calcaire. Sur l’une des parois de la «salle», à une hauteur de plus de dix mètres, jaillit une cascade populairement appelée Barbe de Mamed. Non loin d’elle, une autre cascade alimente la petite cuvette du Bain de Mamed. Plus profondément dans la gorge se trouve une cascade à trois bassins pour la baignade, que les locaux appellent bassins de la santé, de la beauté et de l’amour. A partir de ces derniers, un sentier monte et ramène les voyageurs à la clairière de noyers.