Matsesta

La célèbre station balnéaire de Matsesta et ses sources d’eau sulfurée ont apporté à Sotchi sa renommée de station curative toutes saisons. Matsesta attire encore des dizaines de milliers de touristes, pas seulement grâce à ses établissements thermaux, où l’on restaure sa santé, mais aussi pour ses beautés naturelles: cascades et plantations de thé.

Sergueï Bobylev/TASS

La renommée balnéaire de Sotchi a commencé grâce à son eau sulfurée dont les sources ouvertes se trouvent à Matsesta. Chaque année, cette eau blanchâtre à l’odeur piquante caractéristique aide à améliorer la santé de milliers de touristes et habitants de Sotchi. Les premiers complexes balnéaires en plein air ont été établis sur les bords du fleuve Matsesta dès le début du siècle dernier. Dans les années 1930, alors que la construction de sanatoriums et de maisons de convalescence battait son plein à Sotchi, un complexe d’établissements balnéaires apparu ici-même, puis, en 1940, le palais de l’hydrothérapie ouvrit ses portes. Aujourd’hui, les visiteurs viennent admirer deux bâtiments semi-circulaires avec des façades à colonnes, reliés par un bâtiment central, avec des halls spacieux, des salles de bain et de séjour, un parc et des parterres de fleurs tout autour. Il est possible de suivre une cure à « l’eau de feu » - c’est la traduction du mot adyguéen « matsesta » - dans le bâtiment central, mais aussi dans cinq établissements thermaux et près de 70 sanatoriums et pensionnats de Sotchi.

Ce petit coin naturel agréable avec de belles chutes d’eau, un petit lac, une gorge où coule une rivière de montagne et une forêt ombragée se nomme Chutes d’eau Zmeïkovskie et se situe sur le territoire de la commune d’Izmaïlovka. Les chutes d’eau elles-mêmes se trouvent sur la rivière Dikarka. Elles ont reçu leur nom inhabituel (chutes d’eau du Serpent en français) soit à cause de la sinuosité du lit de la rivière, soit du fait de la montagne éponyme que contourne la rivière avant de se jeter dans le fleuve Matsesta. Un large chemin partant de la route principale permet de monter à un grand lac situé sous la plus grande des chutes d’eau. Sur ses berges se trouve un café où l’on peut se détendre et déguster des plats de la cuisine locale. Un sentier étroit monte du lac vers le coteau de la montagne et mène à d’autres chutes d’eau et bassins pittoresques où l’on peut également se baigner.

Aleksandr Demiantchouk/TASS
Près de Matsesta, au début du XXe siècle, des plantations de thé ont été plantées. On peut s’y promener et s’inscrire à une dégustation.
Aleksandr Demiantchouk/TASS

A 20 km de Matsesta, sur la route qui va de la mer à la localité de Semionovka, se trouve le complexe ethnographique des Hommes libres, une attraction reconstituant la vie quotidienne des colons russes du XIXe siècle. Au Hameau des artisans, les volontaires apprendront l’art de la poterie, celui de la fonderie et à fabriquer des jouets en paille. Dans les cages et volières de la ferme zoologique vivent de la volaille et du bétail, mais aussi des buffles, des chamois, des sangliers, des loutres, des aigles et des faisans. Ici, on peut soi-même extraire du miel de châtaignier des ruches, monter à cheval ou dans une barque, ou bien encore louer une canne à pêche pour attraper dans l’étang des carpes et des truites. Il sera possible de les faire cuire au barbecue, comme un grand, ou de les confier aux cuisines, où le poisson sera soit fumé, soit grillé, soit préparé en soupe.

A partir du complexe des Hommes libres, il est aisé de se rendre à la cascade des 18 chutes d’eau. Il suffit pour cela d’emprunter un sentier pittoresque envahi par la végétation des buis et des lauriers-cerises. La population a donné à ces chutes d’eau des surnoms : Nains, Pyramides égyptiennes, Queue de cheval et Moustaches de tonton Stiopa.

Artur Lebedev/TASS

Les excursions aux chutes d’eau d’Agoura et aux Rocs de l’Aigle sont populaires dans la partie centrale de la station. Et ce toute l’année! Ce que favorise leur accès facile en transports. Le sentier aménagé dans les gorges mène à une cascade de trois chutes d’eau. La plus haute mesure 21 mètres, la moyenne 23 mètres et la plus basse 30 mètres. Il y a aussi un petit lac appelé Coupelle du diable avec une grotte. En atteignant la chute d’eau inférieure, on peut se baigner dans son grand lac et se relaxer au café sur la rive. Le chemin vers les deux autres chutes d’eau traverse des falaises abruptes, mais grâce aux marches qui y ont été aménagées même les enfants les surmonteront. Les gorges de l’Agoura sont non seulement le théâtre de randonnées, mais aussi d’aventures pour les plus intrépides, car on peut y faire du canyoning et descendre les chutes d’eau elles-mêmes. Au cours des semaines les plus chaudes de l’été, le fleuve s’assèche, mais ses gorges n’en sont pas moins belles et fascinantes.

Depuis le fleuve Agoura, il est possible de grimper le long d’un sentier vers un autre site d’intérêt, les Rocs de l’Aigle, surplombant la gorge. La vue qui s’ouvre alors sur les montagnes et la mer, la forêt dense et le fleuve, est à couper le souffle. La statue de Prométhée installée sur les rochers ajoute également une touche de romantisme. Selon la légende, c’est ici que se trouvait le rocher auquel les dieux de l’Olympe enchaînèrent Prométhée pour le punir d’avoir donné le feu aux hommes. 

Dans la vallée de Matsesta (arboretum sur la rive gauche de la Matsesta) se trouve la clairière des nains. Cet endroit est entouré de plantes rares listées au Livre rouge. Dans la clairière et le long des sentiers sont placés des figurines en bois représentant les héros du conte Blanche-Neige et les Sept Nains.

Le symbole de la ville est la sculpture Matsesta. Elle représente une jeune fille qui, selon la légende, se rendit dans une grotte pour récolter de «l’eau de feu» afin de soigner son père.

La sculpture se trouve à l’entrée de la ville. Elle est intégrée à la paroi rocheuse, voilà pourquoi on a l’impression que la jeune fille l’enlace.

La rotonde de Matsesta a été bâtie en 1938 et a servi de gare maritime jusqu’en 1980. Après les années 1980, elle a perdu sa fonction et ce n’est qu’en 2014 qu’elle a été reconstruite.

A présent, la rotonde a retrouvé son apparence antérieure : ses moulures ont été rénovées et son escalier reconstruit. Au deuxième étage est ouvert un café panoramique.