Parcs

Sergueï Bobylev/TASS

Il y a près de cent ans, sur un versant boisé descendant vers la mer, les autorités locales décidèrent de créer un lieu pour les loisirs et la promenade. On y planta des palmiers, des lauriers, des magnolias et des parterres de fleurs. D’abord, le parc s’appela Verechtchagine, en l’honneur des anciens propriétaires de ces terres, puis Iermolov, nom de famille du ministre de l’Agriculture et des propriétés d’Etat, et en 1930 il reçut le nom de l’homme d’Etat soviétique Mikhaïl Frounze. Le théâtre d’Eté, construit au centre du parc en 1937, fut lui aussi nommé en l’honneur de Frounze.

Presque chaque square de Sotchi dipose d’une fontaine: celle-ci est entourée des bustes de compositeurs russes. A proximité se trouve un kiosque mauresque blanc comme neige d’une grande beauté. Dans le parc, on peut très bien écouter la mer en se relaxant sur l’un des confortables bancs. Malgré l’atmosphère de vacance, des sportifs locaux s’y réunissent aussi pour utiliser les appareils de musculation de plein air installés pour eux dans une allée.

Sergueï Bobylev/TASS

Petit square accueillant au centre d’Adler, aménagé à l’endroit présumé de la mort d’Alexandre Bestoujev-Marlinski. Pour sa participation à la conspiration du 14 décembre 1825, cet ami de Pouchkine et de Griboïedov, auteur de nouvelles romantiques populaires, fut exilé en Sibérie, à partir de laquelle il fut transféré dans le Caucase où une guerre avec montagnards faisait rage. Bestoujev fit ses preuves au combat, fut décoré de la Croix de Saint-Georges, avant de mourir en 1837 au cours d’une escarmouche au fort d’Adler. Le corps de l’écrivain, qui n’avait pas quarante ans, ne fut jamais retrouvé.

Le square est un monument au décabriste et a été fondé à l’initiative des habitants au début des années 1910. Au centre, un buste en bronze de Bestoujev se dresse, avec une plaque commémorative contenant ce vers de Pouchkine : «Sur les décombres de l’autocratie ils écriront nos noms».


Aleksandr Demiantchouk/TASS

Cette forêt ancienne unique se trouve dans le district de Khosta à Sotchi. Le bosquet Tisso-samchitov, préservé depuis la période préglaciaire, a survécu par miracle aux grands chantiers et aux catastrophes naturelles. Bien qu’il ait durement souffert ces deux dernières années d’une invasion de pyrales du buis, le bosquet reste d’une beauté fascinante.

Des sentiers spécialement signalés mènent les touristes à travers les fourrés denses, les roches escarpées et les labyrinthes de pierre, près des ruines d’une forteresse XI-XIIe siècle et des grottes d’une rivière de montagne agitée. La ramure des puissants ifs plonge la majeure partie du bosquet dans l’ombre et la fraîcheur, même au cours des plus chaudes journées d’été.

On peut se promener le long de deux itinéraires longs de deux et cinq kilomètres et se relaxer dans des kiosques et sur des bancs confortables. Des panneaux indicateurs renseignent sur la faune et la flore locales.

Sergueï Bobylev/TASS

Ce petit square agréable orne la rive gauche du fleuve Sotchi depuis 1970. Il a été créé par des jeunes de la ville sous la direction du jeune architecte Valentin Kiritchenko, d’où le nom Komsomol.

La fontaine a longtemps été son ornement principal, mais aujourd’hui le square du Komsomol contient d’autres monuments. Entre autres, la sculpture dédiée aux habitants de Sotchi ayant pris part à la Seconde Guerre mondiale ou les monuments aux combattants d’Afghanistan et aux liquidateurs de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

Pelouses vertes à l’ombre des arbres, arbustes en fleurs et bancs délicats font du square l’un des endroits de loisirs préférés des habitants et des touristes.

Sergueï Bobylev/TASS

De l’autre côté de la route, en face de la place des Arts, se trouve un petit jardin exotique dont l’entrée est gardée par un dragon de bronze.

Ce coin de verdure au cœur de la station a été fondé il y a trente ans par le célèbre architecte paysagiste Sergueï Ventchagov. Sur une petite surface entre l’avenue Kourortny et des habitations privées, il a aménagé un véritable jardin oriental avec des pelouses et d’étroits sentiers pavés. Ici poussent des conifères et des feuillus, traditionnels pour le Japon et la Russie. Un saule pleureur s’élève au-dessus de l’étang au centre du jardin. Il est entouré d’un sapin de Corée, d’un mélèze du Japon, d’un thuya et de différentes sortes de pins. Il n’y a pas de bancs dans le jardin, on se contente de se promener tranquillement sur les chemins en contemplant la beauté de la nature.

Sergueï Bobylev/TASS

Sur le quai de la Sotchi, qui s’étend le long des rues Tchaïkovski et de la Constitution, et qui est planté de platanes et de marronniers, la vie commence tôt le matin, quand les premiers pêcheurs et joggeurs y apparaissent. Plus tard, le long des berges de la Sotchi, les habitants se dépêchent d’aller travailler, puis apparaissent des mamans avec poussettes, et, en journée, des retraités viennent discuter et respirer l’air frais sur le quai.

En soirée, le quai devient l’un des endroits préférés des habitants pour la promenade. La marmaille batifole sur la grande aire de jeux, tandis que les sportifs et amateurs font de la musculation sur les appareils de rue installés ici. Le quai offre une magnifique vue sur les montagnes où la rivière Sotchi prend sa source. Pendant les chaudes journées d’été, elle est presque asséchée, mais lorsque la pluie tombe, elle rappelle que la Sotchi est un véritable fleuve de montagne.

Sergueï Bobylev/TASS

Comptant parmi les places les plus vivantes de la station, elle est située près des murs du Musée d’arts de Sotchi entre l’avenue Kourortny et la rue Ordjonikidze. Un monument à Lénine s’y dresse, près duquel sont organisés jusqu’à aujourd’hui des rencontres et des meetings de membres du parti communiste.  

Au centre de la place, sur un long parterre de fleurs sont installées des sculptures d’animaux, de danseurs et de musiciens magnifiquement éclairés la nuit. Des deux côtés de l’entrée principale, près de deux fontaines, sont installées des œuvres du peintre de Sotchi Akop Khalafian : «Toison d’or» (référence au mythe des Argonautes), des citrouilles de bronze et une famille de hiboux. Dans les petites allées, peintres et artisans locaux présentent leurs tableaux et leurs productions.

Artur Lebedev/TASS

Un des lieux de divertissement les plus populaires d’Adler. Comme dans n’importe quel parc, il y a un grand choix d’attractions, beaucoup d’aires de jeux pour enfants, une funhouse, un autodrome, un stand de tir, une scène ouverte pour les concerts et une piste de danse.