Sites historiques

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Le monument aux héros de la défense de Tsaritsyne rouge a été érigé en 1961 sur la place des Métallurgistes, place principale du quartier Krasnooktiabrski. Cette construction en bronze de quatre mètres de haut et placée sur un piédestal surmonté de dalles de granit a été conçue par Alexandre Kibalnikov, sculpteur, et Vassili Chalachov, architecte. Le monument est dédié aux participants de la Guerre civile, et notamment aux ouvriers des usines locales qui ont défendu Tsaritsyne contre les Armées blanches entre 1918 et 1919. Il se trouve près de l’ancien Palais de la culture de l’usine métallurgique Octobre Rouge. De nos jours, ce beau bâtiment héberge le théâtre dénommé Opéra de Tsaritsyne.

Ce monument sous forme d'ancre de quinze mètres et placé sur une plate-forme flottante se trouve dans la ligne navigable de la Volga en face du kourgane Mamaïev. Il y a une inscription qui dit : « aux marins de la Volga et aux navires qui ont trouvé la mort dans la bataille de Stalingrad en 1942 et 1943 ». Au cours de la bataille de Stalingrad, sous des bombardements et attaques incessants des avions nazis, les navires de la Flottille de la Volga ont transporté plus de 50 000 civils sur la rive droite de la Volga. Ils ont acheminé à la ligne de front 90 000 soldats et 13 000 tonnes de marchandises, y compris des armes et des munitions. L'artillerie navale de la Flottille de la Volga a éliminé plus de trois régiments de l'ennemi, environ 20 chars, 13 avions, plus d'une centaine de blockhaus de campagne et des abris de combat.

L'idée d’ériger ce monument appartient aux anciens combattants de la ville de Gorki, aujourd'hui Nijni Novgorod. Les usines Voljski et Akhtoubinski l’ont créée selon une maquette réalisée à Gorki. Après la cérémonie solennelle de son ouverture en juillet 1980, chaque printemps, à la veille de la Journée de la Victoire, cet ancre symbolique apparaît au lieu de l’ancien point de passage de la bataille de Stalingrad. Selon une tradition bien établie, les navires traversant la Volga à côté de ce monument ralentissent et font sonner la corne à la mémoire des marins de la Volga et des navires.

A l’intersection de l’avenue du maréchal Joukov et de la rue de Khorochev se trouve le monument au commandant, qui apporta une contribution très importante à la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie. Le monument en bronze a été créé par Victor Fetissov, sculpteur célèbre de Volgograd. On trouve trois ordres du héros sur le veston du commandant : Gueorgui Joukov, qui apparaît sur ce monument dans la période de la Grande Guerre patriotique, a reçu son troisième ordre de héros en 1945, et le quatrième en 1956. Le piédestal raconte les étapes principales de la vie professionnelle du commandant : « Bataille de Khalkhin Gol, 1939 ; Défense de Moscou, 1941 ; Bataille de Stalingrad, 1942-1943; Bataille de Koursk, 1943; Libération de l'Ukraine, de la Biélorussie. Prise de Berlin, 1945 ». Il y a aussi une plaque de granit portant l'image de quatre ordres du héros de l'Union soviétique et l'inscription suivante : « Au maréchal Gueorgui Joukov ».

Ce mémorial a été ouvert en 1996 pour commémorer le centenaire de la naissance du commandant. Cette même année on a placé, près du bâtiment du musée-panorama « Bataille de Stalingrad », un buste du maréchal crée par le même sculpteur, Victor Fetissov.

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À côté du monument aux agents de sécurité situé dans le quartier Vorochilovski sur la rive droite de la rivière Tsaritsa, qui coule depuis 1960 dans un collecteur, se trouve la statue d’un chien en bronze de deux mètres. Au cours de la bataille de Stalingrad des chiens dressés ont aidé les troupes soviétiques à défendre la ville contre l'ennemi. Des chiens ont rempli les fonctions de signaleurs, médecins, et sapeurs... Mais le sort le plus tragique est celui des chiens qui ont détruit les chars des nazis. À la fin de la bataille de Stalingrad, ils ont détruit environ 200 pièces du matériel lourd allemand. Malgré le fait que Nikolaï Karpov, le sculpteur, ait tenté de reproduire une image généralisée, ce monument ouvert en mai 2011 représente un chien qui ressemble beaucoup à un berger allemand. Les combattants à quatre pattes du 28e détachement séparé de chiens destructeurs de la 10e division du NKVD, dont la plupart sont morts dans l'exercice de leurs fonctions, n'ont jamais reçu de prix, mais ont beaucoup contribué à la victoire dans la bataille de Stalingrad.
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A l’époque, le célèbre élévateur de Stalingrad, mis en service en juin 1941, était l'un des plus hauts bâtiments de la ville. Cette particularité complétée par une haute résistance structurelle ont déterminé ses fonctions lors de la bataille de Stalingrad : l’élévateur est devenu une forteresse. En septembre 1942, le commandement soviétique a décidé de renforcer la défense de l'élévateur et y a renvoyé la 92e brigade d'infanterie séparée, composée des marins de la Flottille du Nord. Ces soldats ont écrit leurs noms dans l’histoire de la ville pour l’éternité. Malgré plusieurs captures de l'élévateur par les nazis, le 27 janvier 1943 les marins ont réussi à désarmer les envahisseurs. Après la guerre, ce bâtiment a été restauré et continue toujours à remplir ses fonctions pacifiques. En 1977, on a inauguré un monument aux marins de la Flottille du Nord près de l'élévateur.

La ligne de garde de Tsaritsyne est un monument unique de l'histoire de la région de la basse Volga. Construite dans les années 1718-1725, cette ligne fortifiée est devenue une véritable « muraille de Chine » qui s’est étendue sur des dizaines de kilomètres de la Volga jusqu’au Don et a bloqué le passage entre ces fleuves. Le Sud de la Russie, mal protégé à l’époque, souffrait d’attaques systématiques des nomades peuplant la steppe. Quand même, les obstacles naturels de la Volga et du Don ont toujours été la zone la plus difficile à surmonter et associée à divers risques. Les brigands ont dès lors cherché à passer au nord par la seule langue de terre entre la Volga et le Don. Pour bloquer le chemin, il a été construit la ligne de garde de Tsaritsyne, l'un des projets ambitieux de Pierre Ier dans la région de la basse Volga. La ligne représente une haute fosse de terre avec une escalade. Cette ligne, dont le mur du fond de la fosse jusqu’au sommet de l'escalade était de 10-12 mètres et avait une herse au-dessus de l'escalade, avait plusieurs fortifications militaires. À côté de Tsaritsyne, il y avait cinq fortifications militaires et 23 redents avec des postes de garde. Toute la ligne était contrôlée par les forces armées et l'artillerie.

20 ans après, la ligne a subi une reconstruction, a été considérablement renforcée et a reçu son deuxième nom « L’escalade d’Anna Ivanovna » du nom de l’impératrice sous la direction de laquelle furent conduits les travaux. Ayant fonctionné avec succès jusqu’à 1777, suite à une avancée importante des frontières de l’Etat vers le sud, la ligne a perdu sa valeur. De nombreuses parties de la ligne ont préservé le mur en terre qui s’est tassé au cours de ces 300 ans, mais reste toujours bien haut. 34 km de ce mur ancien sont conservés de nos jours. La partie la plus intéressante ayant des éléments de la vieille forteresse se trouve près du village Gratchi. Sur la route nationale de Kaspiï, près d’une partie bien conservée de la ligne qui se trouve à 6 km du village Katchalinskaïa, il a été construit un parking avec des panneaux d'information, un monument en béton représentant la ligne initiale et un vieux fusil.

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En direction nord-ouest, tout près de la ville, il y a un vaste champ où les ouvriers de Stalingrad ont construit une modeste zone défensive à l’été 1942. C’est le lieu de combat de la 1e armée de la garde sous le commandement du général Moskalenko, de la 66e armée sous le commandement du général Malinovski, de la 38e armée de la garde, les 84e, 315e, 116e et 49e divisions d'infanterie, le quatrième et septième corps blindés contre la sixième armée du général Paulus. Après la victoire dans la bataille de Stalingrad des unités de déminage ont commencé à déminer les terres arables, mais les terres de ce Champ des soldats (comme il a été dénommé par la population locale) ont longtemps conservé des armes meurtrières. Ceux-ci lui ont donné un autre nom, celui de « Champ mort ». Ce n’est qu’au printemps 1975, lors de la commémoration du 30e anniversaire de la Victoire, que les sapeurs ont procédé à son déminage. Ils ont débarrassé 400 hectares de terres arables de tous les objets explosifs, y ont désamorcé plus de 6500 bombes, obus et mines. Le 18 septembre 1975, les jeunes ouvriers, participants actifs du Komsomol, ont remué le Champ des soldats avec l’aide de 40 tracteurs. Maria Pronina, la meilleure tractoriste de la région de Volgograd, député du Soviet suprême de l'URSS, y a fait la première tranchée, suivie par des tractoristes de l'Ukraine, de l’Asie centrale, du Transcaucase, de la Bulgarie, de la Tchécoslovaquie, de l’Allemagne de l'Est, de la Pologne, la Hongrie, du Vietnam et Cuba.

Plus tard, les coutres de ces tracteurs ont fait partie du monument aux soldats libérateurs érigé au début du Champ de soldats près de l'autoroute Volgograd-Moscou. Cette œuvre commémorative des sculpteurs Léonid Lévine et Alekseï Krivolapov a été inaugurée le 20 septembre 1975. Elle représente une fosse commune portant une urne funéraire avec les cendres des soldats morts dans ce champ. Au centre du monument il y a un énorme cratère sous la forme d’une étoile à cinq branches qui représente une « explosion » composée des douilles, fragments d’obus et des mines découverts dans ce champ, une infime partie des armements trouvés et désamorcés au Champ des soldats. A côté de l’Obélisque il y a un arbre mort carbonisé par la flamme de la guerre. L’élément le plus expressif du complexe est la sculpture dune jeune fille avec une fleur dans sa main qui incarne la génération protégée. À côté de cette fille, il a été érigé un triangle en pierre blanche portant le texte de la lettre du major Dmitri Petrakov : « Ma chère Mila aux yeux noirs ! Je t’envoie une centaurée... Est-ce que tu peux l’imaginer : dans le centre d’un combat, d’explosions successives d’obus, d’ennemis, autour de tous ces cratères il y a une fleur... Soudain, je vois une autre explosion... qui cueille cette centaurée. Je l'ai ramassée et mis dans la poche de ma vareuse. Cette fleur, qui a auparavant grandi pour atteindre le soleil, a été cueillie par le souffle d’une bombe. Si je ne l’avais pas ramassée, elle serait piétinée. Mila ! Ton père Dima se battra contre les nazis jusqu’à la dernière goutte de sang, jusqu’au dernier souffle, pour empêcher les fascistes de te faire tout ce qu’ils ont fait à cette fleur ... 18 septembre 1942 ».

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Les villages Bolchie Rossochki et Malie Rossochki ont été complètement détruits pendant la bataille de Stalingrad. C’est ici que le 23 août 1942 les colonnes blindées de la sixième armée sous le commandement du général Paulus ont franchi la défense de Stalingrad. Pour l’ennemi, cette terre steppique sans barrières naturelles est devenue le meilleur lieu de combat, mis à l'abri par l'aviation. La 87e division d’infanterie et la 35e division de la garde de la 62e armée se sont heurtées aux premières attaques de l’ennemi et y sont morts héroïquement, presque dans leur ensemble. Au cours de cinq mois des combats devant Stalingrad, la 260e division d’infanterie a perdu plus de 30 000 soldats.

En 1943, un cimetière pour soldats allemands est apparu dans le village de Rossochki. En 1995, suite à un décret du gouvernement allemand et à des accords intergouvernementaux bilatéraux, l’Association populaire allemande pour l'entretien des tombes de guerre a construit à Rossochki un cimetière des soldats allemands qui y sont morts pendant la Seconde Guerre mondiale. Le 23 août 1997, le jour du début de la bataille de Stalingrad, l’on a inauguré à Rossochki un cimetière commémoratif militaire pour les soldats de nationalités différentes. L’on a commencé à y enterrer des soldats soviétiques trouvé lors des recherches. En 1999, la construction du mémorial s’est terminée. À l’entrée de la partie russe du cimetière on peut voir deux murs portant les vers de Vladimir Vyssotski :

Dans cette terre brûlée par la guerre
On ne voit que des dalles en granit,
Ils ont fusionné leurs destins personnels
En un seul destin très tragique.

Une sculpture de Sergueï Chtcherbakov, la Mère pleurant, occupe la place centrale. La figure d’une femme plongée dans le chagrin et ses mains tenant une cloche sans battant symbolise la douleur silencieuse. Ce cimetière comporte des centaines de charniers russes contenant plus de 17 000 soldats, y compris ceux dont les noms n’ont pas été établis. Chaque année, ce nombre augmente grâce au travail constant des groupes de recherche.

Le cimetière allemand se situe à droite du cimetière russe. On y trouve de nombreux charniers où reposent plus de 58 000 soldats et de grands cubes en granit portant plus de 120 000 noms de soldats allemands disparus. Les restes des soldats roumains ayant défendu le Reich et découverts dans la ville de Serafimovitch sont aussi enterrés à Rossochki.

Dans la partie russe du cimetière, il y a un musée avec des lettres, des fragments du matériel, des munitions et d'autres objets trouvés par les groupes de recherche. À 500 mètres du mémorial, au cimetière du village Rossochki, il a été érigé un signe commémoratif placé sur le site d'un camp de concentration pour les prisonniers de guerre soviétiques. Une pyramide couverte par le fil de fer barbelé porte un casque de soldat et l'inscription suivante : « Ils sont morts sans trahir le serment ».

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La dixième division d’infanterie du Commissariat du Peuple des Affaires intérieures sous le commandement d’Aleksandre Saraïev a été formée le 1 février 1942 et se composait des gardes-frontières de Stalingrad, Sverdlovsk, Novossibirsk et Irkoutsk. En août 1942, après la percée des envahisseurs allemands sur la Volga au nord de Stalingrad, les miliciens et la garnison de Stalingrad, composée essentiellement de soldats de la dixième division du NKVD, ont pris en charge la défense de la ville. Elle a fait front le long de 50 km de la frontière ouest de la ville. Les soldats de la division ont également pris part dans les batailles au jardin Komsomolski, sur le kourgane Mamaïev, près de l'usine de tracteurs et à la station expérimentale près de l'Escalade historique. La dixième division des troupes du NKVD a accompli ses tâches au prix d'énormes efforts et, en reconnaissance de l’héroïsme et de la bravoure, elle a reçu l'Ordre de Lénine accordé par le décret du Présidium du Soviet suprême de l'URSS du 2 décembre 1942. 20 soldats de la Division ont reçu le titre de Héros de l'Union soviétique, cinq d'entre eux sont devenus chevaliers des trois classes de l'Ordre de la Gloire, des centaines ont obtenu des médailles militaires. Après la victoire dans la bataille de Stalingrad, les soldats de la dixième division des troupes du NKVD ont pris part aux batailles de Koursk et de Breslau, puis ont traversé la Vistule.

Pour commémorer cet acte de courage Grigori Kossov et Vassili Stamov, sculpteurs de Leningrad, et Mikhaïl Anikouchine, artiste du peuple de l'URSS, ont réalisé un monument d'après le projet de Feofilakt Koïmchidi, artiste et architecte de Stalingrad. La sculpture du soldat dans une capote avec une épée levée se trouve sur un pylône élevé. Ce monument en bronze de 5,8 mètres de haut a été moulé à l’usine Monumentskoulptoura située à Leningrad. La hauteur totale de la composition est de plus de 22 mètres. À côté du pylône on trouve la médaille « Pour la défense de Stalingrad », les signes du Ministère de la Sécurité d'État de l’URSS et du Ministère des Affaires Intérieures de l'URSS, ainsi qu’une dalle en marbre rouge portant l'inscription suivante : « Aux agents de sécurité, aux officiers de contre-espionnage du Front de Stalingrad, aux soldats et officiers de la 10e division du NKVD, aux agents de la milice morts en défendant la ville des envahisseurs nazis en août 1942 – février 1943 ». Entouré d’un parc, ce monument se trouve sur la place des Tchékistes. Des abris de combat de la dixième division du NKVD se trouvaient à l'époque à côté de cette place, sur les rives de la rivière Tsaritsa. Pendant de nombreuses années, ce monument, inauguré le 28 décembre 1947, était le seul monument aux officiers de sécurité en URSS. Il y a aussi la rue de la 10e Division du NKVD à Volgograd.

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Suite à sa demande, Mikhaïl Panikakha, marin de la Flotte du Pacifique, a été admis à la 193e Division d'infanterie à Stalingrad. Il n’a malgré tout jamais enlevé l’uniforme de marin, même après être devenu antitankiste du 883e régiment d'infanterie. Le 2 octobre 1942, lors de la bataille près de l’usine Octobre Rouge il a commis un véritable acte de courage. Après avoir vu les chars ennemis s'approcher de sa tranchée, portant deux bouteilles de mélange incendiaire, Mikhaïl Panikakha s’est dirigé vers le char de tête de l’ennemi. Soudain l’une des bouteilles s’est brisée au contact d’une balle qui a instantanément mis le combustible à feu. Tout en feu, le soldat a couru vers la grille du moteur, a brisé sa deuxième bouteille du combustible et a arrêté le char d’ennemi. Mikhaïl Panikakha a été décoré, à titre posthume, de l'Ordre de la Guerre patriotique du premier degré. Lors de la commémoration du 45e anniversaire de la Victoire, il a reçu le titre de Héros de l'Union soviétique. Pendant longtemps il y avait un signe commémoratif érigé sur les lieux de cet acte de courage de Mikhaïl Panikakha. Le 8 mai 1975, on y a inauguré un monument créé par Robert Kharitonov, sculpteur, et Iouri Belooussov, architecte. La sculpture d’un soldat portant un maillot qui s’est lancé vers le char d’ennemi dans sa dernière impulsion héroïque a été placée sur un socle en béton armé. C’est une sculpture en cuivre forgé de 6,3 mètres de haut. Le texte commémoratif raconte brièvement l'histoire de son acte de courage. Le nom du héros apparaît également sur l'une des dalles à la fosse commune au kourgane Mamaïev. L'une des rues de la ville porte le nom de Mikhaïl Panikakha.

En centre-ville, à l'intersection de la rue 7e Gvardeïskaïa et la rue de Tchouïkov, se trouve le monument au maréchal Constantin Rokossovski, deux fois Héros de l'Union soviétique. Commandant du Front du Don, Rokossovski a porté un coup final à la sixième armée allemande du maréchal Paulus. À l’époque, à cet endroit passait la première ligne de défense de Stalingrad et la traversée sur la surface glacée qui a fait face au commandant et à ses troupes.

La statue équestre en bronze du commandant (de quatre mètres de haut) se trouve sur un piédestal de granit qui porte l’image des décorations militaires du Maréchal et raconte les principales étapes de sa vie militaire. Le monument représente Constantin Rokossovski au moment où il a pris le commandement de la Parade de la victoire en 1945. À côté de la bataille de Stalingrad, il a pris part à des batailles à Pskov et Koursk, à l’opération Bagration et à d’autres événements importants. Le monument créé par Vladimir Sourovtsev et Daniel Sourovtsev a été inauguré le 2 mai 2015 pour commémorer le 70e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique en présence de membres de la famille de Constantin Rokossovski.

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Le bâtiment du Magasin Central Universel de Volgograd constitue l’un des symboles de la ville et celui de la victoire dans la bataille de Stalingrad. C’est un monument historique d'importance fédérale et un monument classé d'importance régionale. Le Magasin Central Universel a été construit en 1938 d'après le projet de Maria Tsoubikova. Avec son grand coin arrondi, il a été construit dans le style populaire à Stalingrad à l'époque. Comme à cette période les grands magasins de ce genre étaient assez rares, le Magasin Central Universel de Volgograd est vite devenu très renommé. Pendant plusieurs années d’avant-guerre, il a réussi à plusieurs concours nationaux et était considéré comme un véritable étalon.

Le bâtiment a joué son rôle principal à la fin de la bataille de Stalingrad, où son sous-sol a hébergé, pendant cinq jours le maréchal Paulus, le commandant de la 6e armée allemande. Après la capture de Paulus, le 31 janvier 1943, les opérations militaires dans la partie centrale de Stalingrad se sont terminées. Après la guerre, le bâtiment s’est vu restaurer selon le projet d’Ivan Beldovski. Dans les années 1960, il a subi une reconstruction ayant remis l’entrée principale du magasin sur l'avenue des Héros. À l’heure actuelle, le sous-sol du magasin héberge un musée dénommé Mémoire avec des intérieurs de l’état-major du feld-maréchal Paulus. Les locaux principaux de ce bâtiment ont été mis à la disposition du Musée ethnographique régional de Volgograd.