Ville-Mémorial

L’un des pires événements du XXe siècle, la Bataille de Stalingrad, déterminant l’issue de la Seconde Guerre mondiale, dura du 17 juillet 1942 au 2 février 1943. Suite à ces événements tragiques mais victorieux, Stalingrad était pratiquement détruite.  La ville fut reconstruite et, aujourd’hui, elle n’est pas seulement une ville conservant la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi un chef d’œuvre de l’architecture soviétique.

Nikolaï Galkine/TASS

La place des Combattants tombés est la principale de la ville. C’est l’un des rares endroits préservés de Volgograd dont l’histoire remonte avant la guerre. Au XIXe siècle, la place se trouvait sous les murs de la forteresse Tsaritsyne (premier nom de Volgograd) et s’appelait place d’Alexandre. Elle accueillait des galeries marchandes. Elle reçut le nom de Combattants tombés en 1920, après qu’y furent enterrés 55 soldats de l’armée rouge morts au combat contre les troupes du général de l’Armée blanche Piotr Wrangel. En 1942, pendant la bataille de Stalingrad, dans ce secteur relativement petit périrent plusieurs dizaines de milliers de soldats soviétiques de la 13e division de la garde de la 62e armée. 

La place des Combattants tombés est l’un des meilleurs endroits pour apprécier la monumentalité et l’ampleur de la construction d’après-guerre. Avant la guerre, la place avait une forme irrégulière. Maintenant, elle a une forme trapézoïdale symétrique, la partie large donnant du côté de la Volga et de l’Allée des Héros. Son aspect architectural est formé par le bâtiment de l’école régionale du parti - aujourd’hui bâtiment principal de l’Université médicale de Volgograd (architectes Vassili Simbirtsev et Efim Levitan) - et l’hôtel Volgograd (architecte Aleksandr Kourovski), l’hôtel Intourist (architecte Boris Goldman) et le bâtiment de Gidrostroï (architecte Efim Levitan) avec, entre ces derniers, le Magasin universel central reconstruit.

Ces bâtiments sont conçus en partant d’une démarche simple : au-dessus d’épais murs rustiques, à une hauteur de trois étages, installer une série rythmée de pilastres d’ordre corinthien qui donneront à l’ensemble de la place une expression grave et le caractère d’un mémorial. La place est conçue sous la forme d’un square qui semble encadrer les charniers des héros tombés de Tsaritsyne et de Stalingrad, situés toute la longueur de l’esplanade. Un puissant sarcophage de granit poli rouge habille les tombes. Il comporte une couronne de bronze et une étoile de bronze avec une Flamme éternelle allumée le 1er février 1963. La composition est couronnée d’un obélisque de granit d’une hauteur de 50 mètres. 

En 1965 fut ouvert le Poste n° 1 : près de la Flamme éternelle, des écoliers de Volgograd commencèrent à monter la Garde du souvenir. Chaque quart de cette garde d’honneur impliquait quatre écoliers. Des écoliers continuent aujourd’hui à monter la Garde du souvenir près de la Flamme éternelle.

Nikolaï Galkine/TASS

Deux autres bâtiments se trouvent sur la place des Combattants tombés.  Le premier bâtiment est occupé par le Nouveau théâtre expérimental, dirigé par l’artiste du peuple de Russie Otar Djanguicherachvili, célèbre pour son approche novatrice des classiques.

Le bâtiment du théâtre a été construit en 1915 en tant que Maison de la Science et de l’Art sur les fonds du marchand Aleksandr Repnikov. La reconstruction prit fin en 1952, transformant ce site en l’un des premiers « palais municipaux ». Derrière la colonnade et ses sculptures, on peut discerner la façade d’avant-guerre restaurée. Jusqu’en 1989, le théâtre dramatique Maxime Gorki de Volgograd se trouvait ici.

Nikolaï Galkine/TASS

Deuxième bâtiment à avoir été restauré après la guerre sur la place, le Magasin central universel, ouvert en 1938, était l’un des plus beaux de l’Union soviétique. Il n’est resté du magasin universel d’avant-guerre que des locaux du sous-sol et des murs des étages inférieurs. En 2003, le Musée du Souvenir a ouvert ses portes au sous-sol du magasin universel. Son exposition relate la vie des soldats et officiers de la 6e armée de campagne de Paulus, la captivité du feld-maréchal et la capitulation des troupes allemandes pendant la bataille de Stalingrad. 

Nikolaï Galkine/TASS
Depuis la place des Combattants tombés, perpendiculaires l’une par rapport à l’autre, se trouvent la rue Mira et l’Allée des Héros, une promenade menant à la Volga, sur laquelle sont disposées des stèles avec 127 noms de Héros de l’Union soviétique ayant défendu Stalingrad.

L’architecture des façades des immeubles d’habitation de l’Allée des Héros prolonge la conception de la place des Combattants tombés : les immeubles à six étages sont visuellement divisés en trois parties à l’horizontale. La partie inférieure est un puissant mur rustique avec de grandes ouvertures. Plus haut, trois étages d’un mur lisse avec des fenêtres et des balcons disposés à équidistance, puis une troisième subdivision avec une série de pilastres. Cette conception ressemble à l’étendard de la Victoire sur les façades des bâtiments. Au sommet des édifices, il y a une puissance corniche à la même hauteur que les constructions de la place des Combattants tombés et de l’avenue Lénine.

Selon le dessein des architectes, l’Allée des Héros est une entrée d’apparat vers la ville depuis la Volga : beaucoup de touristes arrivent à Volgograd en navires de croisière.
Nikolaï Galkine/TASS

Depuis l’Allée des Héros, vous pouvez descendre vers le quai par un escalier de granit qui, sur la terrasse supérieure, est orné de propylées symétriques à huit colonnes dans le style antique. L’escalier est l’élément central du quai. Le quai moderne est un autre endroit permettant de mesurer la grandeur de l’architecture stalinienne et la beauté de la partie centrale de Volgograd. Lors de sa conception, les architectures faisaient face au défi de créer un panorama expressif de la ville du côté de la Volga. Le quai fut aménagé de 1952 à 1953 selon les plans de Vassili Simbirtsev. Dans la partie supérieure, on a une vue impressionnante sur le fleuve, les berges pittoresques et le port fluvial. 
 
Le quai se compose de deux terrasses, supérieure et inférieure. Des quartiers résidentiels, des bâtiments publics, des parcs et des squares jouxtent la terrasse supérieure. La terrasse inférieure s’étend de 15 à 20 mètres plus bas, pratiquement au niveau de la ligne d’eau. Les terrasses sont reliées entre elles à l’aide de divers escaliers, pentes douces et descentes. 

Au centre de la terrasse supérieure se dresse la fontaine des Arts, que les Volgogradois appellent fontaine de l’Amitié. Peut-être est-ce à cause du premier nom porté par la fontaine durant les travaux, mais plus vraisemblablement parce qu’il est classique de s’y donner rendez-vous avec ses vieux amis : camarades d’école, d’université ou de lycée. La fontaine a été créée en 1957 par le sculpteur Sergueï Alechine selon le projet de l’architecte Vassili Chalachov. En 2012, après sa reconstruction, la fontaine a été mise en lumière et en musique.

Le quai est l’endroit de promenade préféré des Volgogradois. Les jours de fêtes et de concerts, une scène est élevée sur la terrasse inférieure : se forme alors un espace en plein air pour quelques centaines de milliers de spectateurs.

Nikolaï Galkine/TASS

Le port fluvial a été construit bien avant l’ensemble principal du quai, en 1980. Aujourd’hui, cette grosse gare fluviale d’Europe (elle mesure 296 m de long, 36 m de largeur et 47 m de haut)  accueille des bateaux de croisière.

Nikolaï Galkin/TASS

Depuis son ouverture en 1936, la philharmonie a pris une part active à la vie de la ville. Elle a été créée sur la base de l'Orchestre symphonique du Comité de Radio de Stalingrad et a réalisé son premier spectacle au parc municipal de la culture et de loisirs.

En 2016, la Philharmonie régionale de Volgograd a commémoré son 80e anniversaire. Chaque année elle héberge plus de quatre cents concerts d'artistes russes et étrangers. La philharmonie se compose de l’Orchestre symphonique académique de Volgograd, Volzhsky Orchestre folklorique russe au nom de Nikolaï Kalinine, l’orphéon de Volgograd, l’ensemble de chants cosaques La fleur d’Azur, l’ensemble Tsarytsa, l’ensemble des chansons, des romances et de la musique instrumentale La Cerisaie, l’ensemble des chansons folks et populaires de Grigori Ponomarenko, ainsi que des instrumentistes et vocalistes. Les ensembles philharmoniques jouent tous types de la musique : musique symphonique, folk, d’orgue, de chambre, vocale, instrumentale, classique, contemporaine, nationale, étrangère, musique destinée aux enfants et aux adultes.

La Philharmonie est particulièrement fière de l’orgue situé dans la Salle de concerts centrale. Produit en 1982 par Rieger-Kloss en Tchécoslovaquie, cet orgue a été présenté à la ville-héros de Volgograd en gage d'amitié des peuples tchèque et russe. Conçu dans le style Art Nouveau, cet instrument a des capacités techniques exceptionnelles. Les premiers concerts d'orgue ont eu lieu en automne 1989. En 1996 et 2000, la Salle de concerts centrale a accueilli des festivals internationaux de musique d’orgue avec la participation des organistes renommés tels que Daniel Roth (France), Hans Van Newkop (Pays-Bas), Peter Planyavski (Autriche). Les saisons de la musique d'orgue s’ouvrent en septembre afin de se terminer en juin. Des concerts de soirée dénommés Le recueil des chefs-d’œuvres du baroque au moderne, Légendes musicales, et Organ Plus sont particulièrement populaires.

La Philharmonie régionale de Volgograd a plusieurs fois hébergé la fête des orchestres folkloriques professionnels Nikolaï Kalinine. Chaque année cette fête, qui s’est tenue la première fois au printemps 2005, attire de plus en plus de participants. La troisième fête tenue en 2009 a obtenu le statut international.

En hiver 2008, la Philharmonie régionale de Volgograd a organisé le premier Festival international de Noël des Arts CON BRIO avec la participation des organistes Yevguénia Lissitsyna (Lettonie), Anastassia Sidel'nikova (Moscou), chanteuse Tatiana Teslia (République tchèque), organiste Alekseï Parchine (Moscou) et bien d'autres. La Philharmonie régionale de Volgograd soutient le programme visant à promouvoir la créativité des enfants dénommé Les fleurs de la musique. Les lauréats du programme ont la chance de se produire sur scène accompagnés par l'Orchestre symphonique de Volgograd.

Nikolaï Galkine/TASS

Après être retourné au port, il est possible de passer sur la terrasse inférieure jusqu’au bâtiment du château de Tsaritsyne, construit à la fin du XIXe siècle selon un projet de l’ingénieur Nikolaï Zimine. C’est à cet endroit, à l’embouchure d’un ravin escarpé, que le coin oriental du rempart de Tsaritsyne se terminait. 

Le complexe du château d’eau est un modèle d’architecture industrielle de la fin du XIXe siècle - début du XXe.  L’architecture de la maçonnerie en briques présente des éléments de décor caractéristiques des villes de la Volga inférieure. Le château d’eau a été rénové après la guerre. Son bâtiment principal est inclus dans l’ensemble du quai Central et réalisé à l’aide d’apports néoclassiques des années 1950. La clôture et ses éléments intéressants, sous forme d’arcs avec des grilles en fonte, est réalisée dans la même veine. Aujourd’hui, ce petit palais et occupé par l’administration de la Compagnie des eaux et un musée où sont rassemblées des données sur l’histoire de la distribution d’eau.

En 1932, Concordia, le théâtre situé sur les rives de la rivière Tsaritsa, a tenu la première mise en scène du Théâtre musical de Stalingrad, Servante, l’opérette de Nikolaï Strelnikov. Dans la première année de son existence la comédie musicale a offert aux spectateurs 13 premières et a fait des tournées à Moscou, Kiev et Kharkov. Les saisons suivantes ont aussi eu un succès surprenant. Le théâtre a tourné des opérettes classiques de Carl Zeller, Robert Plunkett, Franz Lehár, Emmerich Kálmán, Johann Strauss, ainsi que des œuvres modernes : les opérettes La foire à Sorotchintsy (Alekseï Riabov), Mariage à Malinovka (Boris Aleksandrov) et La Vallée d’Or (Issaak Dounaïevskiï). La guerre a brisé ce travail fructueux. Le feu des batailles de Stalingrad a détruit les costumes, les décorations et le bâtiment du théâtre. Lors de son évacuation à Kazan et Omsk, le théâtre n’a pas arrêté son travail, et après la libération de Stalingrad la troupe y est retournée. L’usine de tracteurs lui a proposé un bâtiment rénové du club. Malgré les conditions très modestes et l’absence totale de chauffage, le théâtre a joué à guichet fermé. En 1952, la comédie musicale de Stalingrad a obtenu un excellent bâtiment historique situé sur le quai. Il a continué à élargir le répertoire, a mis en scène les opéras La Fiancée vendue (Bedřich Smetana) et La foire à Sorotchintsy (Modeste Moussorgski), les ballets Le Pavot Rouge (Reinhold Glière), Esmeralda (Cesare Pugni) et beaucoup d’autres. Dans les années 1960-1970 le personnel du théâtre a travaillé avec des compositeurs célèbres comme Vassili Soloviov-Sedoï, Vladimir Semionov, Nikolaï Minkh, et Konstantine Listov. En 1972 le théâtre a reçu le Prix d’Etat de l’URSS pour la mise en scène de l’opérette La mélodie des montagnes enneigées de Guéorguiï Tsabadze. Quelques années plus tard, il a aussi reçu le prix pour le spectacle Héroïne nécessaire de Véniamine Basner. À la base du collectif musical du théâtre l’on a créé le premier orchestre symphonique de la ville.

Au début des années 1990, le bâtiment du théâtre a fermé pour des réparations pour une durée de cinq ans. Le collectif, qui s’est vu contraint à travailler sur des scènes tierces, n’a pas arrêté le processus créatif, a réalisé de nouvelles mises en scène et des programmes de concert. En 1995, le théâtre a obtenu le statut de théâtre musical. En 2003, il a reçu le prix de la ville de Volgograd pour son spectacle musical dénommé Le grand dévouement de Stalingrad dédié au 60e anniversaire de la Victoire dans la bataille de Stalingrad.

Depuis le début des années 2000 le Théâtre musical organise un festival interrégional des jeunes musiciens. En 2001, a eu lieu le premier festival d’opéra Volga en automne, qui a rassemblé des solistes des théâtres d'opéra russes et des pays voisins. En 2004, s’est déroulé, le premier festival de l'opérette au nom de Tamara Papina, Artiste du peuple de la Fédération de Russie, citoyen d'honneur de la ville-héros de Volgograd. Au cours de son histoire, le théâtre a réalisé plus de quatre cents de mises en scène, a fait naître plusieurs générations d'acteurs et de musiciens talentueux. Aleksandr Koutiavine, son directeur en chef, et Vadim Venediktov, chef d'orchestre, tous les deux artistes émérites de la Fédération de Russie, continuent les belles traditions du Théâtre musical.

Nikolaï Galkine/TASS

En marchant une demi-heure sur le quai, il est possible d’atteindre un énième monument consacré aux événements de la Seconde Guerre mondiale, le Musée-panorama de la Bataille de Stalingrad. Cet édifice à nul autre pareil a été conçu par l’architecte en chef de Volgograd, Vadim Masliaïev, à la fin des années 1970. 

Le complexe se compose du Musée-panorama, des ruines du moulin, de la vedette blindée 13 et du complexe historique et commémoratif des Héros de la bataille de Stalingrad sur le kourgane Mamaïev. La zone adjacente contient des sites supplémentaires : un étendard autour d’une baïonnette avec un bas-relief, l’étoile de la ville-héros, un pavillon d’entrée du côté de la rue du Soviet et une stèle au sud où sont inscrits les ordres du commandement en chef des armées soviétiques.

Le complexe s’est construit en deux étapes. En juillet 1982, le panorama « La Défaite des troupes allemandes fascistes à Stalingrad » a été inauguré. Une toile de projection de 16 m x 120 m a été créée à la fin des années 1940 par le studio d’artistes militaires Mitrophane Grekov et était d’abord gardée au kourgane Mamaïev.

En mai 1985, au rez-de-chaussée du panorama a ouvert un musée, soit huit salles où sont conservés des photographies, des documents, les effets personnels de soldats et d’officiers, des armes, notamment le fusil du célèbre tireur d’élite Vassili Zaïtsev et des cadeaux d’États étrangers à Volgograd, parmi lesquels l’épée d’honneur du roi George VI du Royaume-Uni.

Le complexe du Musée-panorama inclut les ruines d’un moulin à vapeur construit par l’industriel Gerhardt en 1908 et ayant fonctionné jusqu’au début de la guerre. 

Nikolaï Galkine/TASS

De l’autre côté de la rue, c’est la Maison Pavlov, dans laquelle un groupe de soldats soviétiques était retranché pendant la bataille de Stalingrad. D’après la version des historiens, le sergent Yakov Pavlov dirigeait la défense. Cette maison est un symbole de la bravoure et du courage d’une unité multinationale pendant la guerre. Un mur commémoratif sur le flanc du bâtiment honore la mémoire des 23 soldats de 11 nationalités ayant tenu la position pendant 58 jours. De l’autre côté de la maison se trouve un ouvrage de maçonnerie en briques en l’honneur des bâtisseurs du Stalingrad d’après-guerre, apparu bien après. 

Depuis la maison Pavlov, on peut remonter vers la place Lénine et s’engouffrer dans la station souterraine Plochtchad’ Lenina. Le voyage en métro léger est une attraction urbaine incontournable pour les touristes.

Nikolaï Galkine/TASS

Le métro léger permet de se rendre jusqu’à la station Mamaeïv kourgane et de se retrouver au pied du plus grand monument construit en mémoire des soldats de la Seconde guerre mondiale. De là, 200 marches conduisent au sommet, soit le nombre de jours que dura la bataille de Stalingrad. 

La hauteur 102, ou kourgane Mamaïev, était d’une importance cruciale pendant la bataille de Stalingrad : celui qui contrôlait cette colline contrôlait de facto la ville. Sur les 200 jours de la bataille de Stalingrad, les combats pour le kourgane durèrent 135 jours. Finalement, les troupes soviétiques se fixèrent sur le kourgane le 25 janvier 1943.

La construction du mémorial dura de 1958 à 1967, sous la direction du sculpteur Evgueni Voutchetich. La route vers le sommet passe par l’Allée des peupliers, la place « Debout jusqu’à la mort ! », des murs en ruines, des tableaux reconstituant les combats et la place des Héros, que parachève un mur de soutènement : en 1970, une capsule renfermant un message aux générations futures y a été emmuré. On ne pourra l’ouvrir que le 9 mai 2045.

Nikolaï Galkine/TASS
L’étape suivante de l’itinéraire est la Salle de la gloire militaire et la Flamme éternelle, panthéon de deuil pour les victimes de la bataille de Stalingrad. Sur les parois, il y a 43 étendards en mosaïque sur lesquels sont gravés les 7200 noms de défenseurs de la ville sur la Volga.
Nikolaï Galkine/TASS

Plus loin sur l’itinéraire, on trouve la place du Deuil et le monument de « La Mère endeuillée ». Le chemin vers le sommet passe devant 37 pierres tombales en granit de défenseurs de Stalingrad.

Nikolaï Galkine/TASS

Au sommet s’élève une sculpture de 85 mètres, « La Mère-Patrie appelle ! ». L’épée partage sa silhouette avec deux autres monuments : « A l’arrière du front » (Magnitogorsk), où un travailleur remet une épée à un guerrier et « Le guerrier libérateur » dans le parc Treptower à Berlin, où l’épée du guerrier est baissée.

La statue creuse de la Mère-patrie avec ses parois de béton armé pèse environ 8000 tonnes et repose sur un piédestal enfoncé à 16 mètres de profondeur. L’armature de béton armé, se composant à l’intérieur de cellules et de chambres individuelles, est retenu par des câbles tendus d’un poids de 60 tonnes chacun installés à l’intérieur de la sculpture. L’épée est percée de trous spéciaux pour réduire la pression du vent. La statue est entretenue par des alpinistes industriels, tandis que le point le plus haut que puisse atteindre quelqu’un ne faisant pas partie du personnel (un photographe par exemple) se trouve du côté de la main de la Mère-patrie.

Après être redescendu du kourgane Mamaïev, on peut revenir sur ses pas en métro léger. Il faut sortir à la station Komsomolskaïa, au centre de la ville, pour voire un autre « palais urbain », le monumental bâtiment de la banque d’État (aujourd’hui Banque centrale), construit sous la forme d’une arcade massive à quatre niveaux.

Nikolaï Galkine/TASS

Après un pâté de maisons en remontant la rue du Komsomol, on peut tomber dans la rue de la Paix (Mira). Elle s’achève par le bâtiment du Planétarium. L’aspect architectural particulier du planétarium est facilement visible depuis plusieurs rues : c’est un autre « palais municipal », dont la forme rappelle une église, surmonté d’un dôme avec la sculpture Mir (« Paix »), œuvre de Vera Moukhina.