Au bon souvenir de la Russie

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Au bon souvenir de la Russie
Que-ce qu'il faut chercher en Russie, et où, en plus de la matriochka et de la balalaïka
Mises à part de belles émotions footballistiques, les supporters de la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ voudront sans doute ramener du pays des souvenirs et des cadeaux qui leur rappelleront leur voyage. La Russie compte plus d'une centaine d'appellations de marques de souvenirs ayant vu le jour en tant qu'artisanats populaires, dont le tiers provient des régions accueillant la CdM. Cet article de Welcome2018.com vous apprendra ce qu'il faut chercher, et où, en plus de la matriochka et de la balalaïka.
 
Moscou
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Dans la capitale russe, on peut trouver n'importe quel souvenir, sans parler de ceux qui sont devenus des incontournables pour les touristes étrangers : bonnet ouchanka, figurines d'ours, matriochkas et balalaïkas.
La première matriochka – une poupée de bois peinte de couleurs vives – de Russie a été réalisée à Serguiev Possad, à cinquante kilomètres de la capitale. L'idée fut suggérée par Elizaveta Sapojnikova, épouse du mécène et industriel Savva Mamontov. Elle ramena d'un voyage au Japon un souvenir consistant en une figurine faite en bois représentant le sage local Fukurama. La figurine était creuse à l'intérieur et contenait plusieurs sages.

Débrouillards, les Russes maitrisèrent la technique très rapidement, dans la mesure où les artisans avaient déjà l'expérience de créer des œufs de Pâques que l'on pouvait ranger les uns dans les autres. C'est ainsi qu'apparut la figurine d'une paysanne russe nommée Matriona vêtue d'une sarafane (robe traditionnelle russe) et d'un foulard coloré.
La Matriochka russe a commencé à être fabriquée dans les années 1890. Le premier jouet a été créé par l'artiste Vassili Zviozdotchkine et le peintre Sergueï Malioutine
La première matriochka – une poupée de bois peinte de couleurs vives – de Russie a été réalisée à Serguiev Possad, à cinquante kilomètres de la capitale. L'idée fut suggérée par Elizaveta Sapojnikova, épouse du mécène et industriel Savva Mamontov. Elle ramena d'un voyage au Japon un souvenir consistant en une figurine faite en bois représentant le sage local Fukurama. La figurine était creuse à l'intérieur et contenait plusieurs sages. Débrouillards, les Russes maitrisèrent la technique très rapidement, dans la mesure où les artisans avaient déjà l'expérience de créer des œufs de Pâques que l'on pouvait ranger les uns dans les autres. C'est ainsi qu'apparut la figurine d'une paysanne russe nommée Matriona vêtue d'une sarafane (robe traditionnelle russe) et d'un foulard coloré.
L'histoire de la création et de l'essor de six artisanats populaires étant devenus des marques mondiales est liée à Moscou. En plus des Matriochkas, il faut citer la peinture artistique de Gjel et de Jostovo, les foulards de Pavlov Possad, les jouets de Bogorodskoïe et la céramique de Douliovo.

Trois centres de céramique uniques en leur genre se formèrent autour de Moscou. Gjel est une marque célèbre dans le monde entier et l'endroit où elle est produite en Russie. Depuis le milieu du XVIIe siècle, les artisans de Gjel travaillaient selon les standards de qualité les plus élevés. C'était exigé par leur statut de fournisseurs du palais du souverain russe. A Gjel, un style maison a été trouvé, en l'occurrence un dessin à base de peinture bleue sur fond blanc, et la marque s'est fait connaître pour ses carreaux de faïence et ses jouets.
Gjel possède le statut de fournisseur de la cour du souverain russe et 250 ans d'histoire
A Likino-Douliovo, on produit aussi de la porcelaine, mais la technique et la couleur du dessin sont différents : orange et rouge ou vert et bleu. Voilà déjà 200 ans que les artisans de l'école de Douliovo s'inspirent de motifs du folklore et de l'ornementation populaire russes.

Un autre centre de production de vaisselle et de jouets uniques en leur genre se trouve dans la commune de Verbilki, où la première usine de fabrication de porcelaine de Russie fut inaugurée en 1766. L'entreprise fut fondée par le marchand écossais Francis Gardner. Il promit à l'impératrice Catherine la Grande, originaire de Prusse, que la porcelaine de Verbilki ne serait pas moins bonne que les productions de la ville de Meissen, dans la Saxe. Le Britannique tint sa promesse. Jusqu'en 2009, le blason de la ville représentait un cerf abritant dans ses bois une théière d'un blanc immaculé.
1. La fabrique de Likino-Douliovo, créant « l'état d'esprit orange » sur la porcelaine, a 185 ans
2. La première porcelaine de Russie a été créée en 1766 dans le village de Verbilki, au sein de la manufacture du marchand écossais Francis Gardner
Le village de Bogorodskoïe est devenu célèbre pour ses jouets qui consistent en des figurines mobiles en bois. Le sujet le plus connu s'appelle « les Forgerons » : un ours et un paysan assis tapent à tour de rôle sur une enclume avec un marteau.
Le Forgeron et l'Ours : sujet le plus célèbre du jouet de Bogorodskoïe ayant 350 ans d'histoire
Le Forgeron et l'Ours : sujet le plus célèbre du jouet de Bogorodskoïe ayant 350 ans d'histoire
Pavlov Possad est réputé pour ses foulards et ses châles au dessin imprimé. La devise de la manufacture de foulards de Pavlov Possad est « Les couleurs de la Russie sur vos épaules ». Chaque année, la fabrique produit près de mille types de châles, foulards, écharpes, cache-nez, palatines et nappes en fibres naturelles : coton, lin, laine et soie.

Une autre commune de la région de Moscou, Jostovo, est célèbre dans le monde entier pour sa production de plateaux peints de magnifiques fleurs. Cet artisanat est apparu dans la seconde moitié du XIXe siècle en tant qu'imitation du plateau de Taguil, dans l'Oural. Le motif canonique de la peinture de Jostovo est le bouquet de fleurs, alors que sur le plateau de Taguil sont représentés des oiseaux, des animaux ou des paysages.
1. L'histoire du foulard coloré de Pavlovski Possad remonte à l'année 1795, quand la première manufacture fut fondée en ville
2. Un bouquet de fleurs sur fond noir : c'est le style traditionnel de la peinture du plateau de Jostovo
Les artisans du village de Fedoskino, près de Moscou, ont eu une histoire semblable. La miniature vernie portant le nom de la commune est apparue en tant qu'imitation de celle de Palekh, mais avec une réalisation technique plus complexe. Le motif principal de la miniature de Fedoskino est la Troïka Russe. Il s'agit d'un attelage de chevaux particulier inventé en Russie et né à peu près à la même époque que l'artisanat artistique. La particularité de la miniature de Fedoskino réside dans le fait qu'elle scintille. Pour ce faire, les artistes utilisent une poudre métallique et de la feuille d'or, appliquant la technique du « skan' » : l'artiste place sur le vernis humide un ornement fait de bouts de feuille métallique.
Les artisans du village de Fedoskino, près de Moscou, ont eu une histoire semblable. La miniature vernie portant le nom de la commune est apparue en tant qu'imitation de celle de Palekh, mais avec une réalisation technique plus complexe. Le motif principal de la miniature de Fedoskino est la Troïka Russe. Il s'agit d'un attelage de chevaux particulier inventé en Russie et né à peu près à la même époque que l'artisanat artistique. La particularité de la miniature de Fedoskino réside dans le fait qu'elle scintille. Pour ce faire, les artistes utilisent une poudre métallique et de la feuille d'or, appliquant la technique du « skan' » : l'artiste place sur le vernis humide un ornement fait de bouts de feuille métallique.
Dans le village de Fedoskino, un Musée des artisanats populaires de Russie a été fondé et conserve la tradition bicentenaire de la miniature artistique sur coffrets
En revanche, nul ne sait où a été créée la première balalaïka. Reste qu'elles sont aujourd'hui produites dans deux fabriques de Moscou. L'instrument populaire russe en bois à trois cordes et en forme de triangle peut se trouver en taille réelle ou dans des dimensions réduites.
L'instrument populaire russe nommé balalaïka a hérité de sa forme triangulaire en 1888
Saint-Pétersbourg
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Dans cette ville, qui accueille 7,5 millions de touristes par an, il est également possible de trouver balalaïkas et matriochkas, foulards, jouets et ouchankas. Mais elle possède aussi une teinte locale : il convient de se pencher sur la porcelaine, les montres, les pièces de monnaie et les articles de joaillerie uniques en leur genre.

La ville sur le delta de la Neva fut la capitale d'un énorme empire 205 années durant et attira le meilleur de ce qui se faisait alors, car le palais impérial avait besoin d'ornements, de vaisselle onéreuse et d'objets d'art.
La porcelaine de Lomonossov fait la fierté des artisans de Saint-Pétersbourg. L'entreprise conserve la marque depuis plus de 250 ans. Jadis, elle répondait aux besoins des empereurs russes et a récemment repris son nom historique de Manufacture impériale. Le style maison de la porcelaine de Lomonossov, facilement reconnaissable, est un motif « quadrillage de cobalt ». Il s'agit de lignes concises de couleur bleue rappelant l'hiver russe et le gel.

De la vaisselle luxueuse et des statuettes en porcelaine de la manufacture se trouvent dans les collections de l'Ermitage, du Musée d'Histoire de Moscou, du Metropolitan de New-York et du musée Victoria et Alberta à Londres.
La porcelaine de Lomonossov fait la fierté des artisans de Saint-Pétersbourg. L'entreprise conserve la marque depuis plus de 250 ans. Jadis, elle répondait aux besoins des empereurs russes et a récemment repris son nom historique de Manufacture impériale. Le style maison de la porcelaine de Lomonossov, facilement reconnaissable, est un motif « quadrillage de cobalt ». Il s'agit de lignes concises de couleur bleue rappelant l'hiver russe et le gel.

De la vaisselle luxueuse et des statuettes en porcelaine de la manufacture se trouvent dans les collections de l'Ermitage, du Musée d'Histoire de Moscou, du Metropolitan de New-York et du musée Victoria et Alberta à Londres.
La marque « porcelaine de Lomonossov » est entretenue depuis plus de 250 ans. Son histoire en tant que fournisseur de la cour impériale de Russie a commencé au XVIIIe siècle dans la sloboda de la Porcelaine, aujourd'hui Lomonossov, en banlieue de Saint-Pétersbourg
Au début du XXe siècle, sur demande de la maison impériale, la manufacture créa la série « Peuples de Russie ». C'est l'une des meilleures histoires « de poupées » jamais imaginée et réalisée dans le monde. Des figurines furent créées pendant 10 ans par les meilleurs artistes de la manufacture et par des ethnographes de l'époque. De nos jours, la Manufacture impériale de porcelaine perpétue le projet « Peuples de Russie ». Désormais, c'est une collection du XXIe siècle.

Les œufs de Pâques confectionnés par des artistes russes travaillant pour la famille Fabergé étaient et restent des symboles de luxe et de richesse. La production se faisait pièce par pièce et la Maison Fabergé utilisait la technique du « guilloché » : l'artiste commençait par créer un ornement géométrique en argent, puis recouvrait la « grille » qu'il avait créée d'émail de couleur vive. A Saint-Pétersbourg, il existe une place Karl Fabergé et une fabrique opérant selon les traditions du « guilloché ». Là, en conservant le style devenu légendaire, sont créés de la vaisselle et des décorations, des accessoires uniques et des horloges.
Dans la technique du guilloché, la Maison Fabergé a créé ses légendaires pièces d'orfèvrerie en forme d'œufs de Pâques
Une autre production est liée aux horloges et à la ville des tsars russes. Jadis, le premier empereur russe Pierre Ier fonda une manufacture de taille de pierre non loin de sa résidence d'été. Là, les minerais les plus divers furent travaillés pendant près de 200 ans. Par exemple, les étoiles en rubis pour les tours du Kremlin de Moscou y furent réalisées à l'époque soviétique. Entre autres, la fabrique livrait des pierres aux horlogers. Désormais, ce bâtiment est occupé par l'usine d'horlogerie de Petrodvoriets.

Ses artisans choisissent de travailler sur des sujets marquants parmi les avancées de l'époque soviétique : l'espace et le ballet, la conquête de l'Arctique, la découverte et l'extraction de pétrole en Sibérie. L'un des modèles de montre de l'usine a été créé par Emir Kusturica, réalisateur de films et lauréat de la Palme d'Or au festival de Cannes, et deux autres par Natalia Vodianova, super-modèle et mécène.

Enfin, dans la ville sur la Neva, pièces de monnaies, décoration et médailles en métaux précieux et colorés, ainsi que leurs alliages, sont battues depuis 300 ans. Tout numismate pourra acquérir des insignes, des jetons, des médailles commémoratives, des ensembles de collection, des copies de récompenses russes et des pièces de monnaie dans le magasin attenant au Palais de la Monnaie de Saint-Pétersbourg, et même commander un cadeau sur mesure.
1. Comme beaucoup d'autres initiatives, la tradition de l'horlogerie à Saint-Pétersbourg est liée au nom de Pierre Ier
2. La Russie moderne compte deux Palais de la monnaie. L'un d'entre eux se trouve depuis 1724 dans la forteresse Pierre-et-Paul à Saint-Pétersbourg
Kaliningrad
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La ville sur la Baltique a vu le jour en tant que château de l'Ordre des chevaliers teutoniques et a changé de statut tous les 200 ans. Sous le nom de Königsberg, elle constitua la capitale du duché de Prusse, fit partie des royaumes polonais et prussiens, puis des empires russes et allemands, mais fut aussi un centre régional sous l'Union soviétique. Son histoire inhabituelle ne pouvait que se refléter dans les traditions et la culture de la Kaliningrad moderne. Magnets, pièces de monnaie, jetons et statuettes souvenirs renvoient en partie les touristes à Königsberg. Entre autres, les cuisiniers russes ont ressuscité la recette de la pâte d'amande de Königsberg et il s'agit aujourd'hui d'une « spécialité » locale. Mais le met principal de l'enclave russe sur la Baltique est l'anguille fumée.
En 760 ans d'histoire, la capitale de région la plus occidentale de Russie a changé de nom à quatre reprises : Twangste, Królewiec, Königsberg, Kaliningrad
Le souvenir principal de la vile est lui aussi lié à la mer. D'innombrables petits magasins proposent aux touristes des articles en marbre de la Baltique. Il s'agit de résine fossilisée de forêts conifères ayant disparu de la surface de notre planète il y a 44 millions d'années. Pendant la période des tempêtes automnales, il est possible de récupérer l'ambre locale à l'épuisette dans la mer, tandis que son extraction industrielle est menée sur le littoral et dans les dunes de la Baltique. A Kaliningrad, on fait de la vaisselle, des jeux d'échecs, des ornements de tableaux et bien d'autres choses à partir de marbre de la Baltique.
A Kaliningrad, l'ambre de la Baltique ne sert pas seulement à faire des ornements, cette pierre se voit consacrer une exposition entière au musée
Nijni Novgorod
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Dans la région de Nijni Novgorod, plus d'une dizaine d'artisanats populaires sont devenus des marques nationales et mondiales. Ce n'est donc pas un hasard si la Foire, réunissant depuis le XVIIe siècle marchands et artisans sur la Volga près de Nijni Novgorod, continue à fonctionner de nos jours.

Il y a quatre centres de peinture sur bois unique dans la région. Les artisans créent toutes sortes d'objets en bois : allant des fiasques et verres aux coffrets et matriochkas. La peinture la plus célèbre de Russie est celle de Khokhloma. Cet artisanat a reçu son nom du village où les marchands achetaient en gros des articles finis aux artisans, mais des fabriques de « khokhloma » ont été fondées dans d'autres villages sur la rive gauche de la Volga. La peinture de Khokhloma se caractérise par une peinture « dorée » et rouge, des dessins de fruits des bois, de branches et de feuilles déformées de façon fantasque.
La peinture locale de Khokhloma est réalisée à l'aide d'une technologie inhabituelle. Les articles en bois sont séchés et on y applique une couche à l'aide d'argile liquide et d'huile de lin. Les préparations sèchent pendant au moins 7 heures. Ensuite, la surface de bois est enduite de vernis. Cette procédure doit être répétée au moins trois fois par jour. L'étape suivante est celle de l'étamage. Manuellement, à l'aide d'un tampon en cuir, le bois est frictionné de poudre d'aluminium. Ainsi, l'article devient brillant et est prêt à être peint avec des pinceaux fins de différents « calibres ». Une fois prêt, le dessin est laissé quelques temps à sécher, puis il est recouvert de vernis. L'étape finale est celle du durcissement au four à une température de 160 degrés où se forme une élégante pellicule « dorée ».
La peinture locale de Khokhloma est réalisée à l'aide d'une technologie inhabituelle. Les articles en bois sont séchés et on y applique une couche à l'aide d'argile liquide et d'huile de lin. Les préparations sèchent pendant au moins 7 heures. Ensuite, la surface de bois est enduite de vernis. Cette procédure doit être répétée au moins trois fois par jour. L'étape suivante est celle de l'étamage. Manuellement, à l'aide d'un tampon en cuir, le bois est frictionné de poudre d'aluminium. Ainsi, l'article devient brillant et est prêt à être peint avec des pinceaux fins de différents « calibres ». Une fois prêt, le dessin est laissé quelques temps à sécher, puis il est recouvert de vernis. L'étape finale est celle du durcissement au four à une température de 160 degrés où se forme une élégante pellicule « dorée ».
Khokhloma est la plus célèbre peinture artistique de Russie. Le blason du district Koverninski de la région de Nijni Novgorod est orné de l'inscription « Patrie de Khokhloma »
Trois autres peintures artistiques de la région, celles de Semionov, Gorodiets et Polkhov-Maïdan, sont, elles aussi, considérées comme appartenant au patrimoine national de la Russie. Ils se distinguent les uns des autres par leurs thèmes et leurs coloris. A Gorodiets, par exemple, des scènes de la vie urbaine sont choisies pour être dessinées et la couleur dorée de Khokhloma n'est jamais utilisée. Dans la commune de Voznessenski, le thème des sujets créés sur les objets est la vie paysanne. Il est intéressant de noter que Voznessenski produit ses propres matriochkas, mais elles sont baptisées tararouchkas, faites de manière allongée et coloriées dans le style appelé Polkhov Maïdan, du nom d'un village. La particularité du style propre à Polkhov est la création par l'artiste d'un contour net pour les futurs éléments du dessin coloré à l'aide d'une lampe à souder.
Des petites scènes de la vie urbaine représentent le sujet principal de la peinture de Gorodets
Dans la région, il y a encore plus d'artisanats qui produisent des jouets. Les traditions du jouet d'Ermilovo, de Jbannikovo, de Fedosseïevo et de Novino sont célèbres. Il y a également des matriochkas de styles divers à Semionovo et Voznessenski. Toutes les productions se distinguent les unes des autres en raison de leur dessin, de leur sculpture et de leur coloris. Les jouets de Jbannikovo, par exemple, doivent présenter trois pieds et être peints de couleur argentée. Dans le village de Bornoukovskoïe, les artisans n'utilisent pas du tout de peinture et travail avec de la pierre. Les motifs de base de ces jouets sont des oiseaux et des animaux.

La fabrique de la commune de Varnavino a sa propre tradition. Elle respecte le canon de la sculpture décorative sur os de Nijni Novgorod. A partir de cette dernière, des statuettes, des jeux d'échecs et des barrettes sont fabriquées à Varnavino. Ceci étant, il n'existe aucun patron. Cela signifie que chaque article est unique.
Le jouet d'Ermilovo est l'un des huit artisanats du jouet de la région de Nijni Novgorod
A ceux qui recherchent en Russie des articles de joaillerie sortant de l'ordinaire, la région de Nijni Novgorod propose le filigrane de Kazakov. Cette marque a reçu son nom en référence à une commune située sur la route entre Nijni Novgorod et Mourom, patrie du héros des épopées des bylines de la Russie ancienne Ilya Mouromiets.

Pour confectionner le filigrane, on choisit un mince fil d'or, de platine ou d'argent et de fines billes de métal. Le fil est tordu pour créer des motifs. Avec les billes, le fil est soudé à une base de métal ou de céramique. La base et les billes sont habituellement recouvertes d'une fine couche d'argent. L'un des principaux clients du filigrane de Kazakov est l'Eglise orthodoxe russe.
A ceux qui recherchent en Russie des articles de joaillerie sortant de l'ordinaire, la région de Nijni Novgorod propose le filigrane de Kazakov. Cette marque a reçu son nom en référence à une commune située sur la route entre Nijni Novgorod et Mourom, patrie du héros des épopées des bylines de la Russie ancienne Ilya Mouromiets.

Pour confectionner le filigrane, on choisit un mince fil d'or, de platine ou d'argent et de fines billes de métal. Le fil est tordu pour créer des motifs. Avec les billes, le fil est soudé à une base de métal ou de céramique. La base et les billes sont habituellement recouvertes d'une fine couche d'argent. L'un des principaux clients du filigrane de Kazakov est l'Eglise orthodoxe russe.
Le filigrane de Kazakov – un travail du métal selon une technique unique – tire son nom d'un petit village
Par ailleurs, vous trouverez à Nijni Novgorod des textiles uniques en leur genre. Demandez la dentelle de Balakhnino, la broderie dorée de Gorodiets et les articles en tissu de Chakhounia.

Le prianik (un pain d'épices) de Gorodiets, se conservant très bien lors des longs trajets, fait la fierté culinaire de la région. D'apparence, il ressemble à celui mondialement connu de Toula, mais il est recouvert de glaçage des deux côtés.
Saransk
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Le cadeau le plus original que l'on puisse ramener d'un voyage dans la capitale de Mordovie sont les valenkis. Il s'agit de bottes en feutre faites pour le rude hiver russe. Elles ont plus de mille ans. En Mordovie, elles sont confectionnées à la main par des artisans du village d'Ouroussovo, qui conservent les secrets de leur production. A Ouroussovo, un musée est dédié à ces chaussures russes populaires.
Les artisans du village d'Ouroussovo confectionnent des valenkis à la main
Les artisans du village d'Ouroussovo confectionnent des valenkis à la main
La collection de souvenirs de Saransk peut être complétée par des jouets en bois locaux. Ils sont fabriqués dans un autre village de Mordovie, à Podlessnaïa Tavla. Le héros principal des jouets du cru est un petit cheval. Ses particularités sont une sculpture incisée triangulaire complexe et les motifs nationaux.

Enfin, dans cette région russe, on fait des poupées de Mordves habillées en costume régional et des habits facilement reconnaissables. Les Ezrya et les Mokcha, populations indigènes de la Mordovie, appartiennent au groupe de langue finno-ougrien. Ils ont conservé non seulement leur langue rare, mais aussi leur tradition de broderie nationale. Sa particularité est l'ajout de petites figurines dans la broderie formant au final une sorte de tapis sur le tissu. Les artisans locaux fabriquent des foulards, tabliers, chemises et serviettes selon cette tradition.
La base des motifs et des fleurs de la broderie sur tissu de Mordovie est une sorte de tapis de couleurs rouge et bleue
Kazan
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La capitale du Tatarstan est un lieu où l'Est rencontre l'Ouest. En souvenir de cette ville à l'histoire millénaire, mieux vaut ramener des objets rappelant sa spécificité culturelle. Des couvre-chefs par exemple (tioubeteïka pour les hommes, kalfak pour les dames) ou des chaussons moelleux sortant de l'ordinaire et dits « du khan » à Kazan.

Si vous choisissez d'acheter des décorations, cherchez la « bougortchataïa skan' ». C'est ainsi que se nomme une technique de joaillerie ayant 650 ans d'histoire derrière elle. La « bougortchataïa skan' » est née dans la Horde d'Or, fondée par les héritiers de Gengis Khan. Du fait de son importance, Kazan possédait le statut de deuxième ville de cet Etat.

Les douceurs et produits à base de viande de la cuisine tatare feront un cadeau intéressant. Ils se nomment tchak-tchak, talkych kaleve, koch tele ou kazylyk. Tous ces mets de la cuisine locale supporteront les longs trajets.
1. Les Tatares sont la deuxième ethnie de la Fédération de Russie en quantité. Le tioubeteïka est le couvre-chef masculin national de ce peuple de 5 millions de personnes
2. Parmi les mets de la cuisine tatare : les douceurs tchak-tchak et koch tele, la copieuse elech à la viande
Ekaterinbourg
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La plus grande ville de l'Oural est la capitale d'une région d'artisans dont les mains ont créé de nombreuses choses rares et uniques en leur genre. Le style local et la fierté de la région est la taille de pierre de l'Oural. Les montagnes locales sont riches en pierres précieuses et décoratives. Dans l'Oural, elles sont appelées « pierres de couleur ». La principale pierre locale est la malachite, à laquelle sont liés de nombreux sujets de contes.
L'Oural possède des gisements de minerais que les joailliers utilisent dans leur travail : émeraudes, diamants, saphirs, rubis, topazes, améthystes, cristal de montagne et encore une quinzaine de diverses pierres de couleur. Dans la plus grande ville de l'Oural, on peut trouver à peu près tout et n'importe quoi fait en pierre : des stylos et bagues jusqu'aux bureaux de cadeaux.

Les artisans réalisent les produits dans le style local et reconnaissable de la peinture Ouralo-Sibérienne : les tailleurs de pierre ont fondé des principes selon lesquels ils travaillent en conservant l'authenticité de la tradition artistique née dans la région.
L'Oural possède des gisements de minerais que les joailliers utilisent dans leur travail : émeraudes, diamants, saphirs, rubis, topazes, améthystes, cristal de montagne et encore une quinzaine de diverses pierres de couleur. Dans la plus grande ville de l'Oural, on peut trouver à peu près tout et n'importe quoi fait en pierre : des stylos et bagues jusqu'aux bureaux de cadeaux.

Les artisans réalisent les produits dans le style local et reconnaissable de la peinture Ouralo-Sibérienne : les tailleurs de pierre ont fondé des principes selon lesquels ils travaillent en conservant l'authenticité de la tradition artistique née dans la région.
Les artisans de l'Oural ont recours à l'émeraude, au diamant, au saphir, au rubis, au topaze, à l'améthyste, au cristal de montagne, à la malachite, et à encore une quinzaine de diverses pierres de couleur
L'un des objets les plus emblématiques de la région est le plateau de Taguil, déjà cité. C'est une marque artistique mondiale possédant 250 ans d'histoire et son propre musée.

Autre « marque » de premier de plan de l'Oural, le moulage artistique en fonte, existant depuis le milieu du XIXe siècle et réalisé par les artisans des villes de Kasli et Koussa. Son motif principal est fait d'animaux et de chevaux. On trouve des sculptures en fonte de l'Oural dans de nombreux musées de Russie. Les usines faisant des moulages sont situées dans la région de Tcheliabinsk, voisine de celle d'Ekaterinbourg, mais la salle de collection et d'exposition de cet artisanat se trouve dans le musée des Beaux-Arts d'Ekaterinbourg.
Le moulage artistique en fonte des artisans des villes de Kasli et Koussa, existant depuis le milieu du XIXe siècle, fait la fierté de l'Oural
D'Ekaterinbourg, outre des produits en métal ou en pierre, il est possible de ramener à la maison de la céramique de Tavologui et de la porcelaine de Syssert.

Enfin, dans l'Oural, il est possible de goûter à de délicieux produits gastronomiques originaux : des figurines de seigle comestibles. Elles sont appelées « kozouli » et produites uniquement dans le nord de la Russie et l'Oural. La pâte de la version ouralienne est plus sucrée.
1. La porcelaine de Syssert a un peu moins d'un siècle. Sa peinture est dominée par de légères fleurs beiges et bleues. Les paysages de l'Oural font souvent office de thème pour les ornements
2. Il n'y a qu'en Oural qu'on peut goûter aux figurines de seigle comestibles appelées « kozouli »
Samara
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Samara est la ville de l'espace. C'est à Kouïbychev (nom de la ville à l'ère soviétique) qu'a été construite Vostok 1, le premier vaisseau à avoir mis un homme en orbite autour de la terre. La ville abrite le musée Samara Spatiale. Un grand nombre de souvenirs locaux sont liés à la thématique spatiale : maquettes de vaisseaux spatiaux, jouets, statuettes, nourriture pour cosmonautes, porte-clefs et ainsi de suite.
Samara est la cité de l'espace. Le monument de la Fusée Soyouz est installé sur l'une des routes principales du centre régional. La production de souvenirs est elle aussi liée à la thématique spatiale : modèles de vaisseaux spatiaux, jouets, statuettes, nourriture pour cosmonautes et ainsi de suite
De plus, Samara possède une riche histoire de brasserie et la ville est célèbre pour sa variété locale de cette boisson, la Jigouli. Ce nom lui vient des beautés de la Boucle de Samara, le parc national des monts Jigouli. L'usine de bière locale s'étend sur la rive de la Volga en face de ces monts et fonctionne depuis 1881. Des visites guidées payantes sont organisées à travers ce qui constitue l'une des plus vieilles usines de bière de Russie. En souvenir, on peut acheter des verres, des décapsuleurs, des porte-clefs et, bien entendu, la boisson elle-même.
L'usine de bière de Samara est l'une des plus anciennes de Russie. Elle a été fondée sur les rives de la Volga en 1881 par l'Autrichien Alfred von Vacano et fonctionne toujours dans le bâtiment historique
Volgograd
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Les articles faits à partir de produits caractéristiques de la région sur la Volga constitueront un excellent cadeau à ramener de Russie. Il s'agit du miel à la pastèque, aussi appelé « nardek », du thé aux herbes des steppes et des prianiks de Sarepta au nardek. Le prianik de Sarepta est connu pour ne pas rassir pendant six mois grâce à la recette particulière de préparation de sa pâte. La tradition a été établie par des colons allemands ayant déménagé sur les rives de la Volga dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle sous l'impératrice Catherine la Grande, originaire de Prusse. De plus, à Volgograd, il est possible d'acheter des œufs de différentes variétés d'esturgeons ou de brochet. Mais le souvenir comestible le plus inhabituel de Volgograd reste l'huile locale. La région de Volgograd est l'un des centres mondiaux de production de moutarde. L'huile de moutarde se vend dans n'importe quel supermarché de la ville.

Autre souvenir inhabituel de la région sur la Volga : les articles en duvet de chèvre. A Ourpinsk, chef-lieu de canton de la région de Volgograd, il existe un monument à la chèvre et des entreprises réalisant divers produits à partir du duvet de cet animal.
1. La pastèque est à la base de la préparation du nardek. Il s'agit d'un miel fabriqué dans la région de Volgograd
2. Les œufs de poisson de diverses variétés d'esturgeons sont l'un des mets principaux en Russie. Dans la Volga, on pêche l'esturgeon, le bélouga, le sterlet et le sevruga
Rostov-sur-le-Don
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Cette ville méridionale sur le fleuve Don est la région des cosaques. En souvenir du mode de vie et des traditions de ce groupe social et ethnique vivant aux marges de l'empire russe selon ses propres lois et principes particuliers, il est possible de ramener chez soi une cravache ou un bonnet en peau de mouton cosaques.
La Cosaquerie du Don est un ordre ayant 550 ans d'histoire et possédant ses propres signes distinctifs, notamment les bonnets en peau de mouton cosaques
La Cosaquerie du Don est un ordre ayant 550 ans d'histoire et possédant ses propres signes distinctifs, notamment les bonnets en peau de mouton cosaques
La céramique de Semikarakorsk constitue elle aussi un souvenir intéressant de cette région. Dans cette stanitsa cosaque fonctionne une fabrique ayant reçu le droit de produire des marchandises possédant le statut de produits certifiés de la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™.
Le motif principal de la céramique de Semikarakorsk sont la spécificité et les traditions de la région du Don
Sotchi
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C'est dans la plus méridionale des villes de la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ que se trouvaient jusqu'en 2012 les plantations de thé les plus septentrionales du monde. Il y a six ans, en Angleterre, on est parvenu à obtenir une première récolte industrielle de thé, mais, dans le Grand Sotchi, l'histoire de la culture du thé a plus de 100 ans. Des fabriques et des plantations de thé se trouvent à Adler, Khosta, Matsesta et Dagomys.
L'histoire de la création de la plus grande plantation industrielle de thé nordique au monde remonte à 140 ans. Le grand Sotchi est la patrie d'une variété de thé dite « de Krasnodar »
Sotchi est l'étape russe du plus célèbre championnat de course automobile, celui de Formule 1, et a accueilli les Jeux Olympiques d'Hiver de 2014. Le circuit sur lequel s'affrontent les bolides passe près du Stade Ficht et à travers le parc Olympique. Il sera facile de trouver des souvenirs liés au grand prix et autres produits dérivés des Jeux d'Hiver 2014 dans les magasins locaux.

Enfin, au cours d'un voyage dans la ville sur la Mer Noire, on peut ramener des douceurs. Par exemple, du miel de montagne ou un produit appelé tchourtchkhela. Il s'agit de noix sur un fil dans du jus de raisin épaissi par l'ajout de farine.
1. Sotchi accueille l'une des étapes du grand prix de Formule 1, auquel est liée la thématique des souvenirs locaux
2. La délicieuse gourmandise du sud, le tchourkhtchela, est faite à partir de jus de raisin, de farine, de noix et de baies
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